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des plantes du Jardin de certe Université. On lui adonné le nom de mélianthe , à cause que le calicede fa fleur contient dans son fond une liqueur miel-leuse rouge j ôc parmi la douceur d’un goût vi-neux & sort agréable. Cette liqueur est íi abon-dante , qu’elle découle pendant quelque temps goutteà goutte fur la feuille qui est sous la fleur. Ellen’estpas seulement agréable, elle est encore utile , carelle est cordiale, stomacale & nourrissante , prin-cipalement celle qui distille d’elle-même. La plantequi donne cette liqueur est de la hauteur d’un hom-me , toujours verte, ôc dont les feuilles font sem-blables à celles de la pimprenelle , mais cinq ou sixfois plus grandes. Le haut en est couvert de fleursrangées l une fur l’autre , comme les grains d’unépi , d’un noir rougeâtre. Chacune des fleurs estcomposée de quatre feuilles disposées en main ou-verte. Sous cette fleur est une cinquième feuillegrande comme l’ongle, de couleur purpurine, quelquefois mêlée de verdâtre. C’est fur cette cinquièmefeuille que tombe la liqueur emmiellée. La feuillede cette plante est froideau toucher, de couleur de vertde mer, d une odeur puante , forte ôc narcotique,& d’un goût un peu astringent. Dès que la fleur est <paflee , il ne distille plus de miel, mais son pistil de-vient un fruit en veille , gros comme celui du Nigel- ..la, membraneux relevé de quatre coins, & divisé jen quatre loges qui renferment des semences oblon-gues , noires, luisantes comme celles de la sivoine.Son nom vient de , miel , ôc , fleur, com-me qui diroit fleur de miel. |
MELIAPOR , ou MELIAPOUR autrement S. Thomé. IMaliapora , Melìapora, Fanum S. Thoms. Villede la presqu’île de l’Indedeça le Gange. Elle est furla côte de Coromandel au Royaume de Carnate ,au midi de la ville de Paliacate.
MÉLIBÉE. s. f. Une des filles de Niobé. On changeason nom de Mélibée en celui de Chloris , à causede fa pâleur. signifie pâle.
MÉLICA. f. m. Plante qu’on appelle autrement Blébarbu C’est une eipèce de millet qui poulie plusieurstiges à la hauteur de huit ou dix pieds, & quelque-fois de treize , semblables à celles des roseaux, grossescomme le doigt, noueuses, remplies dune moelleblanche. De chaque nœud il sort des feuilles longuesde plus d’une coudée, large de trois ou quatre doigts,semblables auffi à celles des roseaux. Ses fleurs (ontpetites j de couleur jaune, oblongues , pendantes :elles naiflenr par bottes , ou bouquets, longuespresque d’un pied, larges de quatre ou cinq pouces.Lorsqu’elles sont paísées, il leur succède des semen-ces presque rondes , plus grosses du double quecelle du millet ordinaire , de couleur tantôt jaune ,ou roussâtre , tantôt noire. Ses racines sont fortesâc fibreuses. Cette plante aime les terres grasses &humides ; on la cultive en Espagne , en Italie , &cn d’autres pays chauds. Les Paysans nettoient legrain, ôc Payant fait moudre, ils en font d u pain ,qui est friable, peu nourristant, ôc fort rude. EnToscane , on s’en sert plus pour engraisser les pou-les Sc les pigeons, que pour la nourriture des hom-mes. On fait un remède de la moelle des tuyaux , <qui est excellent contre les écrouelles. C. Bauhinl’appelle Milium arundinaceum, subrotundosemine ,
Sorgo nominatum. _ . r K
MÉL1CÉRIS. f. m. Terme de Chirurgie. Espece de ■tumeur formée par une matière semblable a du miel jôc renfermée dans une membrane propre. La cause !du mélicéris est l’aliment de quelque tendon , ou de jquelque partie nerveuse, ou membraneuse , qui yest retenue en trop grande quantité , & qui le c langeen un autre substance qu’en celle qui doit nourrirces parties. Ce qui fait que cet aliment s’amalie ôcs’altère, c’est que les membranes & les parties mem-braneuses font distendues Sc déchirées, ou par quel-que cause interne qui les ronge , ce qui est rare, oupar quelque cause externe violente : d’où vient queles Religieuses & les Moines sont sujets à ces sortesde rumeurs aux genoux, par les fréquentes génu-Tome V.
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flexions qui dilatent les membranes de cette partie.Ce mot vientdu Grec ,« m , qui signifie miel.
MÉLICTUAGIAAR. f. m. Terme de Relation. Prévôtdes Marchands chez les Perses, Juge des Marchands,Mercatorum Judex apud Persas.
MêLIDOR. f. m. Terme de Fleuriste. Nom dunetulipe panachée d incarnar fur du blanc. Morin.
MÉlIDORE. f. f. Terme de Fleuriste. Anémone detoute couleur de feu, brune à fond blanc. Morin.
MÉLIE , ©u MÉLIS. Nom qu’on donne à une sortede toile. La toile de Mélie luit en qualité la toilede Noiale ; elle sort à faire les menues voiles.
MÉLIENNE. f. f. Eipèce de terre dont parle Diosoo-ride, qui est rude au toucher , & qui a une cou-leur à-peu-près comme celle de l’érétrienne cendrée.Etant froiílée entre les doigts , elle pétillé commela pierre-ponce raclée. Elle a la propriété de l’ahm,quoiqu’elle ne soit pas si efficace. Elle sert aux Pein-tres pour maintenir long temps leurs couleurs. Certeterre étoit autrefois fort en usage dans la Médecine,mais à présent on ne s’en sert plus.
MÉLIGNANO. Voye% Marignan.
MÉLILLA , ou MÉRILLI. Nom d’un bourg de la 81-cile^ MeUUis. Il est près de la côte orientale de lavallée de Noto, entre Syracuse & Léontini.
MÉLILLE. Nom d’une petite ville du Royaume deFez, en Barbarie. Melilla , anciennement Ryjsadi-rum. Elle est sur la côte de la province de Garera ,où elle a un bon port, à huit lieues de l’embouchurede la Mulvia , vers le couchant.
Melille. Nom d’une petite ville de l’Amérique, situéefur la côte méridionale de la Jamaïque. Melilla.Mat y.
MÉLILOT, ou MIRLIROT. f. m. plante qui pousseplusieurs tiges à la hauteur de deux ou trois pieds,rondes , folioles , rameuses. Ses feuilles u aillent troisfur une queue , comme celles du trèfle, créneléesen leurs bords , oblongues, listes, d’un vert obscur.Ses fleurs sont petites, légumineuses, jaunes , ra-mallées en épi. Lorsqu’clles sont passées , il leur suc-cède des caplules qui deviennent noires en mûrissons,& qui renferment de petites semences jaunâtres. Saracine est blanche, menue , pliante , garnie defibres. Toute cette plante est de fort bonne odeurquand elle est sèche. On en frit une tisonne qui estexcellente dans la colique, dans la rétention d’u-rine , dans le rhumatisme. On s’en sert aulîì dansles lavemens carminatifs , ôc dans les cataplasmesadoucissons & résolutifs. Çssf Les Rôtisseurs en sontusage pour donner une espèce de fumet aux lapins ôcaux perdrix. En Latin melilotus officinarum Germa-nis,. C. Bauh. Pin. }}i. Il y a plusieurs autres es-pèces de mélilot.
Ce mot vient de ftíM , miel , & x-iso, lotus , con>-me qui diroit melle lotus , qui sent le miel, ou qui estdoux comme le miel. Le peuple l’emploie en ceproverbe : J’en dis du mélilot , ou du mirlirot , pourdire, je ne m’en soucie guère.
Meulot. Nom d’un bourg de la Floride. Meliloùum.Il est vers les montagnes S. Palaches, ôc chef duRoyaume qui porte son nom. Maty.
MÉLINDE. Nom d’une ville de TEthiopie. Melinda.Elle est située fur la côte du Zanguébar , à l’embou-chure de la rivière de Quilimango, environ à vingt-cinq lieues de la Montbaze , du côté du nord.
MÉLINDE. f. f. Terme de Fleuriste. Tulipe qui apour couleur un beau pourpre rouge très-vif, ôc unbeau blanc de soit. Morin.
MÉLINET. f. m. Plante qui poulie de so racine qua-tre ou cinq tiges à 1a hauteur d’un pied oupied & demi , rondes , remplies de soc , revê-tues d’un grand nombîe de feuilles oblongues, pluslarges vers la queue qu’à faune bout, un peu ve-lues , vertes , bleuâtres, marquetées de taches flan-ches. II naît de leurs aisselles plusieurs petits ra-meaux contournés comme ceux du grand héliotro-pe , garnis tout du long de fleurs longuettes creu-ses , & représentant en quelque maniéré un petitgobelet, variées de plusieurs couleurs. Les abeilles
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