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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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merveilles , pour dire , éblouir à force de bellespromeíîes. Térence a dit, Tardum non. montes auripollicens. On dit aulsi , c’est une des sept merveillesdu monde , pour dire, c'est quelque chose de rare,d’excellent. Pour rabailïer une choie, une actionque quelqu’un veut faire palier pour merveilleuse ,on dit que ce n’est pas gtznd’ merveille. Voilà unebelle merveille. On dit proverbialement & par exa-gération d’un íuperbe édifice , ou de quelque autrechose íemblable & excellente dans son genre, quec’est la huitième merveille du monde. Ac. Fr.Merveille , se dit encore d’une plante qu’on appelleautrement pomme dc merveille , en Latin momordica.Voye\ Pomme de Mervelle.

Merveille d’Amsterdam. Terme de Fleuriste. Tu-lipe gris - de - lin , couleur forte ôc vive , blanc.Morïn.

Merveille de Bretagne. Terme de Fleuriste. Ané-mone moitié blanche , & moitié cramoihe. Morin.Merveille de Camp. Autre tulipe printannière ,qui est colombin , couleur d’agriote &c blanc.Morin.

Merveille de Harlem. Autre tulipe colombin obs-cur & colombin clair temps. Morin.

La Merveille d’Hiver. Nom d’une espèce de poire.C’est une poire de Novembre. Elle esta peu près de lagrosseur ôc de la figure des Ambrettes, ou des Lefchaf-íeries. Son coloris est d’un vert clair, qui est un peutiqueté.

Merveille du Pérou. La fleur de cette plante estadmirable, en ce qu’en cinq petites clochettes qu’elleporte, vous n’en trouverez pas deux semblables ; lesvariées de colombin & de blanc font les plus rares. Lafleur ne sert que pour l’ornemenr du parterre, danslequel il luífit d’en mettre trois ou quatre, une enchaque carreau. La graine est noire, & pour la re-cueillir il la faut amasser fous la plante où elle tombe,ou la prendre dans son fourreau,

MERVEILLES., vieux v. a. Etonner , éblouir. Poëf. duRoi de Navarre. .

MERVEILLEUSEMENT, adv. Extrêmement , d’unemanière merveilleuse, surprenante. Mirabiliter , mi-rifice , mirum in modum. Euripide ùâtmerveilleusementexciter les pallions.'R ac. Cette femme est merveilleu-sement belle. Cet homme est merveilleusement avare.On ne s’cn sert guère dans les choses fâcheuses. Au-trefois il étoit plus en usage. On trouve dans Phi-lippe de Commines , le Roi se courrouça merveilleu-sement.

ïsf MERVEILLEUX , EUSE. adj. Mirabilis , Mirus ,mirificus , mirandus. Ce terme s’applique aux cboscsrares, extraordinaires , & qui étant, ou parodianterre íupericures aux forces de l’homme , étonnentl’eíprit , ôc causent de l’admiration. La providencede Dieu est merveilleuse. Le Louvre est un édificemerveilleux. Ou vpit quelquefois paroitre des hom-mes merveilleux. Invention merveilleuse.

A? On le dit quelquefois des choses qui íont excellentesdans leur genre. Ce vin est merveilleux. Les draps detelle manufacture font merveilleux.

jsT U se prend quelquefois comme subfianrir ,& c’est

un terme consacré à la Poëfle épique pour delignerces fictions hardies , mais vrai-semblables, qui frap-pent , qui étonnent ôc qui plaisent. Le Pocte doitprudemment ménager le merveilleux , afin que laconcurrence du dieu n’affoibliíîe point la gloire duhéros. Le P. le B. Le merveilleux naît plus d’une fic-tion ingénieuse que de la vérité. Dac. Il devient ri-dicule dès qu’il n’est pas vrai-íembiable.

'îsF S. Evremont dit que le merveilleux des anciens estfort peu du goût de notre siècle. Il pouvoit ajouterque leurs fictions ne ferment pas tolérables aujour-d’hui. Le merveilleux varie selon les temps, selon lesmœurs, selon les principes dans lesquels on est élevé.Un Poëte pouroit il employer chez nous l’interven-tion de Jupiter , de Junon , de Mars, de Bcllone ,

& des autres dieux de la Mythologie , qui jouent

un L grand rôle dans les poésies d’Homère ôc deVirgile ;

MES

fé? On se sert encore de ce terme , pour désigner cequ’ii y a de vif, de noble & d’éievé dans les expres-sions & dans le style.

Ai? On dit ironiquement, vous êtes un merveilleuxhomme ; pour dire , extraordinaire en vos manières :expression familière.

§ 3 ° Merveilleux , pour étonnant, surprenant, est dustyle de la comédie. Quand Corneille a dit dans Pom-pée , Seigneur, cette surprise est pour moi merveil-leuse ., il n’a pas fait.attention à la force du terme.Ce n’est pas la surprise qui est merveilleuse , c’est lachose qui surprend. Volt.

MER VILLE , en Flamand Merghem. Nom d’un bonbourg , mais tout ouvert. Minariacum , Menariacum ;Minor villa , Mauronti villa. Il est dans la Flan-dre , aux confins de l’Artois, fur la Lis au deflusde S. Venant. Maty. Cluvier, Valois , N ot. GalLp. 33S. Mírœus.

Merville. Autre lieu situé dans le Luxembourg , fusla petite rivière du Vezin. Marci villa. Marvilla.Valois, No t. Gall. p. 33 p.

MERWE. Voye-^ Meuse.

MERXHAUSEN. Petite ville d’Allemagne, dansla balle Nesse.

MÉRY-SUR-SElNE. Ville de France, dans la Cham-pagne, Élection de Troyes , à cinq lieues au- defluusde cette ville. long. 21 d. 40’. lat. 48 d. if.

MES.

MES. C’est le pluriel du pronom possessif, mon , ma.

Mei. Mes biens, mes enfans , mes a flaires.

Mes , est une particule indéclinable , qui entre en la com-position de plusieurs noms & verbes, qui change leurlignification en pis, ôc fait le même ester , que si on yavoir mis mal. Les principaux exemples s’cn verrontdans la fuite en pluheurs mots.

Mes. í. m. Vieux mot, au lieu duquel on écrit aujour-d’hui mets , c’est-à dire, ce que l’on sert à table. Fer-culum.

Mes de Mariage. Droits que quelques Seigneurs ont encertains endroits, de le faire donner un plat de chaquemets qu’on sert aux festins de noces.

Mes , s’est dit autrefois pour MejJ’ager ^ celui qui est en-voyé. Miff'us.

MES A DE ASTA. Ajla , Ajla Régla. C’étoit ancienne-ment une grande ville d’Espagne. Ce n’est maintenantqu’un grand amas de ruines. Elles íont dans l’Anda-lousie , fur la Guadaiète , entre Arcol & Xérès de laFrontera , qui a profité de ses pertes.

MESAGNA. Ancien bourg du Royaume dc Naples..Messapia , Messana Apulia. Il est dans la terre d’O-trante, entre Oria & Brindes, environ à trois lieues de .Fune & de l’autre. Maty.

MÉSAIR. f. m. Terme de Manège , qui se dit d’un cer-tain air qu’on donne au cheval en le maniant entré leterre à terre , ôc les courbettes. De l’Italien Meyyo ,milieu. Air qui rient le milieu entre deux.

MESAISE. í. m. Synonyme de malaise ; mais moinsusité. Voye^ ce mot.

Mésaise. Peine , travaux. Poèfies du Roi de Navarre.

M. de Fénelon se sert de ce mot pour désigner unétat incommode. L’estomac a un dissolvant qui causela faim, ôc qui avertit l’homme du besoin de manger.Ce dissolvant qui picotte l’estomac , lui prépare par cemésaise un plaisir très-vif lorsqu’il est appaisé par lesalimens. Fénel.

MESALLIANCE, f. f. Alliance, mariage fait avec unepersonne de condition fort inférieure. Inaqua lis co-gnatio , conjunctio , affinitas , consanguinitas. Les mé-salliances font rares en Allemagne. Il y a des gens dequalité quine peuvent faite leurs enfans Chevaliers deMalte , à cause des mésalliances.

MÉSALLIER, y. act. fV? Marier à une personne d’unrang, d’une naissance inférieure. Ce Tuteur n’a pointvoulu mésallier fa pupille. On le dit plus ordinai-rement avec le pronom personnel. Inaquali cogna-tione se devincire , Cum minus honeftâ fami.liâ. cognatione conjunsiALcs Allemands observent sur-tom c -