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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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manque de: bienséance. Voye^ ce mot. Ratio inde'iora, indecorum , turpe. L’artectation de marchertoujours le premier avec ses égaux j de prendre lehaut bout, est une incivilité & une messéance. II y ade la meséance aux vieillards de faire les- jeufltS.L’Acad. Il y auroir quelque mesièdnee à un Magis-trat de dire ou de faire telle ou telle chose. Id.MESSÉANT, ANTE. adj. ^ MALSÉANT , ANTE,qui est contraire à la bicnfésLnçç. Indecorus. ■ Les Sia-mois croient qu'il est mesiéant à Un homme a avoirles dents blanches, & dans cette pensée, ils les noir-cissent avec du vernis fait exprès. Tachard. Voye\Mal-séant.

Ce mot vient de malè sedens. " \

MESSEL. f, m. 11 y en a qui appellent ainsi le livre

degliíe qu’on appelle communément Missel. (Test

une mauvaise prononciation qui vient de ce que lajj-

livre dont est question, contient les messes de toute

Tannée, ce qui a donné occasion à quelques gens'de

lappeler Mejsel , du nom de Messe.-.-Mìsialéi 'tjé-

MESSENE. Ville du Péloponnèse, capitale dessá. MeT-r> - r

renie.

MESSÉNIE. Contrée du Péloponnèse, au midi del’Elide & de TArcadie, & au couchant de la Laco-nie , dont anciennement elle faisoit partie.

MESSENT- Voye\ Maixent.

MESSEOIR. v. n, ct irrégulier, qui se conjugue commeion simple seoir. N'être pas convenable à la personne, au tems, à Tâge, &c. Il ne s’emploic qu’eucertains tems & toujours à la troisième personne dusingulier ou du pluriel. Cette couleur messed à ionâge. Cela ne vous mesiléroit pas. Ces ajustemens luiMéfieront. Ac. Fr. 1740. aux additions.

MESSER. Mot Italien qui signifie Mejsre. C m. Le: Mefflrcj, que les gens de qualimAjoutent à leurs titres.,est composé de Mon & de faut observer que

si le Messire , mis devant un nom de baptême, n’estpas suivi du nom propre, il désigne presque toujoursun roturier. Les personnes de qualité se sont imagi-nées que le Monsieur , suivi du nom de famille, pro-duisoit à,peu près le même effet, & quand ils parlent■ à un bourgeois titré ( comme ils Tappellcnt très im-proprement), ils ne manquent pas de lui dire : Bon

jour , Monsieur un tel. Le Mesilre est devenu sicommun, que des gens dont les pères ont passé lestrois quarts de leur vie, & quelquefois leur vie entière dans la roture , croiroienc informes les actesqu’il s passent, si Mesilre ne précédoit pas d’autres ti-tres aufli chimériques que leurs Marquisats , leursComtés. Supplém. au Glosi. du Roman de la Rosau mot Sire.

On se sert quelquefois avec grâce du mot Mesier.

A la voir d'un certain côté , [la Royauté]

Mesier Gasier en cfl l image. La Fontaine.

pour

Si jurerai par Mesier Apollon. La Visclede.

jERE. f. m. pour Messee. Livre d’usageice de Téglìse. Glosf. fur Marot..

TRIE. s. f. Vieux mot. La mesierie d’un lieu,|hâteau, d’une terre, est i’étendue de pays, deT qui en dépendent. Tracius , ct dans la bassemeffana, mefieria.

c a la même origine que celui de Mesiler.d. Vieux mot. On dit aujourd’hui desièrvirde mauvais offices.

^E, ou MESSETÉNE. f. f. Droit d’entrée quimstantinople pour les marchandises quir ticulièrement pour les pelleteries & lefut établi pour Tentrecien de la Sul-ía Reine mère.

’rme de Coutumes. Salaire qu’onendroits à ceux qui moistonnentr e. Mefsomm merces. C’est ordi -Ipe gerbe.

, signifie oint & sacré. Mesilas.dateurs & aux Rois; mais.il set, du Sauveur qui a été prq-

MES

mis par tous les Prophètes de Tancienne Loi. LesChrétiens ont reconnu J. C. pour le vrai Messie. LesJuifs attendent encore inutilement leur Messie. Ilsfont infatués d’un Messie temporel ; ils se figurent unconquérant qui subjuguera le monde par la force desarmes. Cluvier. Il y a eu plusieurs impoíleurs quiont voulu passer pour le Messie. Joannes Lent, Hol-landois, a fait un Traité de THistoire des faux Mes-sies , de pseudo mesiús. La dernière édition est unpetit in-quarto. Le premier dont il parle, parut fousTempire d’Adrien, & a été nommé Barcochab. Ledernier est le Rabbin Mardochdi, qui fit parler de luien 1682, & un peu auparavant, il y avoir eu Sabbe-thaï Sebi, qui fut célèbre Tan 1666, qui fut pris desTurcs & íe fit Mahométan.

On dit figurément à quelqu’un qu’on attend de-puis longtemps , ct avec: grande impatience ,qu’il a été attendu comme le Mesile.

Ronsard étant à la chaire avcc pTuiîeurs Seigneurs,ct se préparant à se déchautler pour palier un ruis-seau , un des Seigneurs lui dit en raillant, qu’ilTalloit palier fur ses épaules, il lui répondit fur lechamp par ces quatre vers :

Monseigneur ,• je vous remercie ;

Je n’ai de vous tant mérité ,

Car si frétois de vous porté,

On me prendroit pour le Messie.

C’est une allusion à Tctmée de Notre Seigneur àJérusalem, monté sur un-ane.

Ce mot est formé dé THébreu Maschuach , unc-tus , oint , du verbe Maschack , ungerb , Oindre , parceque Jésus Christ le Sauveur du mondct 'q, été ‘feintcomme le R or ties Rois, de tous le temptzM^e t dusles siècles. Secondement, comme le ChcsdesMro-- phètes. Troisièmement, comme le Souverain Poráifede la Loi de grâce, & le Prêtre éternel, selon Tordrede Melchisédech. André trouva son frère Simon, Sclui dit, Nous avons .trouvé le Messie- ( ce qui est 'interprété le Christ ) ct il Tamena à Jésus. En S.Jean, ch. /. v. 41. La Samaritaine dit à Jés%-Christ , Je fais que le Messie vient ( qui s’appefiele Christ’)> ôr quand celui-là .fera venu , il nous

. déclareraJgute choses. Jésus lui dit, Je lésois, moiqui vous'pdrlj, En S. Jean, ch. 4. v. 2 /, & 2 6.Le Fils dé-Hjeu a divers noms suivant ses différentesqualitésí^foro'priétés. Il s’appelle Verbe, parce qu’ilest Fils consubstantiel du Pere Eternel, engendré defa substance de toute éternité. Il s’appelle Christ ,de k ftrif, qui est un mot Grec, qui signifie Oint , ctqui répond au mot Hébreu Messie ; & il s’appelleJésus , c’est-à-dire. Sauveur. Ce mot est tiré deTHébreu , Jehosua , Jésus ; c’est-à-dire , Sauveur ,parce qu’il fauve son peuple de leurs péchés. Matth.1. 21. Il s’appelle Verbe, entant qu’il est fils deDieu, & vrai Dieu Éternel - , Jésus, entant qu’il esthomme ; Christ, c’est-à-dire , Oint & Messie 3 ouSauveur , entant qu’il est vrai Dieu, & vrai hommetout ensemble.

MESSIE , ou MESSIA, s. f. Terme de Mythologie.Nom d’une déellè des anciens Romains. Messia. C’é-toit la déellè Messia qui présidoir à la Moillon. Ter-tullien en parle dans son Livre des Spectacles, ch. 8.Pamélius dans fa Note sor cet endroit,croit que la Mes-sia de Tertullien est la même que la Ségeste dontPline parle, L. XVIII c. 2. & la Ségétie de Ma-crobe, Saturn. L. I. c. 16. ct de S. Augustin, DeCivit. Dei . Liv. IV. c. 8. Voyez encore Turnèbe,Adversi. L. XX. c. 36. Petrus Critinus , De honefi.Discipl. L. XXV. c. ii. Sc Saumaise fur Solin , p.pi2. Les Anciens faisoient autant de déesies Messiesqu’ils connoissoient de différentes moissons en diffé-rons climats du monde. Et ce-s Messies avoient àRome des statues dans le Cirque, posées sor descolonnes, comme ilparoît par Tendroir de Tertullienque j’ai indiqué, où il appelle ces colonnes Messiescolumnas.

VlESSIEN. f. m. Nom d’homme. Maxianus, S. Msisi en

fut