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lus 3 cïnisusj tìnniculus. Le P. Kircher enseigne lemoyen de produire des mouches , des vers de terre,Sc autres infectes. A Pise on trouve de certaines mou-
■ ches qui rendent une odeur très-agréable. Elles senourrissent de Heurs d’orangers Sc de citronniers, Scelles ressemblent aux abeilles, excepté quelles ontquatre ailes.
Dans l’histoire des Antilles on voit la descriptiondes mouches luisantes , qu’on prendroit pendant lejour pour des mouches communes ; mais la nuit ellesjettent tant de lumière, qu’il semble que ce soientde petites étoiles. Les habitans s’en servent dans leursmaisons, Sc à leur lueur on peut dire son bréviaire ,comme avec une chandelle.
Le P. Plumier a examine avec soin ces insectes, Sc
il prétend que ce ne font pas proprement des mou-ches , mais plutôt des escarbors , puisqú’ils cachentleurs aises fous deux écailles, lorsqu’ils ne volentpas Sc que les mouches les ont toujours découver-tes. On voit deux espèces de ces escarbots ou mou-ches luisantes , dans les iles de l’Amérique ; celles dela première espèce ont un peu plus d'un pouce delong ; elles ressemblent à nos cantharides , exceptequ’elles font de couleur minime. Quand elles vo-lent , elles donnent une clarté tres-vive Sc tres-brillante , parce qu alors , elles jettent leur lumièrepar le dos & par le ventre. Elles ont lur le dosdeux taches rondes, ou plutôt deux foliés rempliesdune humeur friable , & fort transparente, Sc c'elicette matière qui fournit la lumière. Il y a de cettemême humeur dans 1 endroit où le ventre est jointavec la poitrine en délions, mais elles ne jettent pointde lumière de cet endroit, que quand elles volent.Quand on les tient à la main, cet endroit ne liaitpoint du tout. Il n y a que les deux foliés du dos.La seconde espèce a prelque la même figure, maiselle n’a pas la sixième partie de la grandeur de la pre-mière , elle produit fa lumière du côté du ventre,rout proche de la poitrine. Celle-ci est fort com-mune à la Martinique; Sc la première, dans 111edeSaint-Domingue. C'est particulièrement fur Feutréede la nuit qu on voit voler par troupes celles de laMartinique à l’entour des haies, fur-tout lorsque lejour a été pluvieux. Celles de Saint-Domingue nefont pas fréquentes , & ne volent jamais par troupes.Le P. Plumier , Minime.
Moùche, se fit figurément d’un Espion, de celui quiobserve Sc suit la marche de quelqu'un. Explorator.Entre les Sergens il y en a un qui fait la mouche , quifuit tous les pas de celui qu’ils veulent prendre, & quimarque fa piste au coin de toutes les rues où ií pallé :c’est dc-là qu’on a dit, une fine mouche , pour dire,un homme qui a de la finesse, de l’habíleté pour attra-per les autres. Il y avoir à Athènes une courtisane quis’appcloit Mouche ; & en se jouant fur son nom, onlui reprochoit quelle piquoit & qu’elle suçoir sesAmans jusqu’au sang. On dit aussi, c’est un maîtreMouche • ce qui vient de ce qu’un nommé Moucheetoit autrefois un excellent Joueur de gobelets.
Mouche est aussi un jeu d’Écoliers, où l’un d’eux,choiíiau fort, fait la mouche , fur qui tous ses autres frap-pent, comme s’ils la vouloient chailer. Rabelais ditde quelques Officiers, qu’ils jouoient à la mouche avecleurs bourrelets, Sc que c est un exercice salubre , àMosco inventore. Ce jeu vient originairement desGrecs , qui avoient entre leurs jeux ceux qu’ils appe-loient pviuç», fXvtvSa ., &c.
Mouche. C’est encore un jeu de cartes qu! a quelquerapport à la Bête. Il se j° ue à plusieurs personnes, de-puis trois jusqu’à six. On jôue avec tout se grand jeude cinquante-deux cartes ; mais lorsqu’on est moinsque íix, on en ôte des basses cartes, à proportion dunombre des Joueurs. On donne à chacun cinq cartes ,puis l’on en tourne une, qui est la triomphe. Ceux quipallent jettent leurs cartes au milieu de la table, Scne jouent pas avec ses autres. On écarte à ce jeu,comme à l’Hombre, autant que l’on veut de ses car-tes , 8 c celui qui fait vous en rend d’autres du talon ;mais il n’y a que ceux qui ont dit, je joue, qui aient
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droit decarter, Sc non ceux qui ont palle. Ceux quijouent & ne font point de main , font la mouche ; Scceux qui font des mains partagent ce qui est au jeu àraison de leurs levées. Chaque levée vaut un jetton ,deux quand la mouche est double, trois quand elle esttriple, ainsi du reste.
§CT On appelle aussi mouche à ce jeu cinq cartes d’uncmême couleur, cinq trèfles, cinq piques, &c. qui setrouvent dans une même main. Un Joueur qui a lamouche , fans aller au talon , leve tout se jeu , Sc em-porte même toutes ses mouches , c’est-à-dire , toutesles bêtes qui font dues. S’il y a plusieurs mouches dans1e même coup , la mouche de la triomphe l’emportefur ses autres 3 Sc à son défaut la plus haute en point.
IP* On appelle encore mouche, ce que doit payer celuiqui joue Sc n’a fait aucune levée. Lorsqu il y a plu-sieurs mouches faites dans 1e même coup, ce qui arrivesouvent, quand on est cinq ou six, elles vont tout à lafois, à moins qu’on ne soit convenu du contraire.
Mouche , est aussi un petit morceau de taffetas noir queles Dames mettent fur leur visage pour cacher quelquedéfaut, ou pour faire paraître leur teint plus blanc.Muscarius Jucus. Cette femme est toujours munie defa boite à mouches. On regarde ses mouches commeune marque de coquetterie. L’antiquité n’a jamaisconnu l’usage de mettre des mouches lur 1e visage desbelles. Mile Scud. Les mouches taillées en long s ap-pellent des ajjajstns. La Fontaine a fait dire à lamouche :
Je rehausse d’un teint la blancheur naturelle ;
Et la derniere main que met à fa beautéUne femme allant en conquête ,
C’eft un ajustement des mouches emprunté.
Dans cette acception S. Evremont a dit en condam-nant les ornemens affectés ; la sage , la chaste élo-quence , ne met ni mouches ni fard sur son visage ,pour paraître agréable ; c’est par les traits de fa beauténaturelle quelle charme Sc qu’elle persuade. S. Evr.
Mouche , sc dit proverbialement en ces phrases, faired’une mouche un éléphant, c’est-à-dire, user d’hyper-bolcs » aggrandir beaucoup une chose, faire passerquelque chose de néant pour quelque chose de corisi-dérable. Faire querelle sur un pied de mouche pourdire, faire une querelle,un procès fur une chose denéant. On dit qu’un homme gobe des mouches , Iors-qu’il perd son temsà attendre quelqu’un, ou qu’il n’arien à faire. On dit qu’il est bien tendre aux mouches ;pour dire qu’il est sensible aux moindres incommo-dités , & qu’il s offense de peu de chose. On dit aussi,a chevaux maigres vont ses mouches , pour dire,qu’on s’attache plutôt à persécuter un misérable qu’unpuissent qui fait le défendre. On dit encore, dru commemouches , pour dire, en abondance. Les mousque-tades plcuvoient en cet endroit dru comme mouches .Le peuple appelle de la neige qui tombe, des mouchesd’hiver. Il appelle aussi mouches , des éclabousserezde crotte fur se linge ou fur ses habits, ou quelquestaches d’encre ou de noir fur le visage. On dit encored’un valet paresseux & muserd, qu’il ne fautqu’unemouche pour l’amuscr. On dit aussi, prendre la mou-che ; pour dire, se piquer, sc fâcher fans sujet & mal-à-propos. Et lorsque quelqu’un s’emporte, sc met encolère, fans qu’on sache pourquoi, sans qu’il paroisseen avoir cu le moindre sujet, on demande quelle mou-che l’a piqué :
Carde\-vous , dira-t-on, de cet esprit critique ;
On ne sait bien souvent quelle mouche le pique. Boit.
On dit proverbialement : mange bien des mouchesqui n’y voit pas ; pour dire, que si l’on n’examine seschoses de près, on fait bien des bévues. On a plus demouches avec le miel qu’avec 1e vinaigre ; pour dire,qu’on réussit mieux par la douceur que par la rigueur.La plupart de ces expressions proverbiales font figu-rées.
Mòuche Indienne. C’est se nom d’unc constellation très-