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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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M U C

MUE

se k icptéscíiter ses Missels, les Ritoels. & fte» | P? B» Càtch »?!-. « »que ces vieux manuscrits périraient à la fin , il les htimprimer. Il y a encore dans Tolède sept Eglises prin-cipales où ce Rit est observé.

MOZETTE, ou MOSETTE. s. f. Terme de Cordelier8c de Récolet. Cest un morceau d étoffé qui est demême forte que l’habit de ces Religieux , & qui étanttaillé en rond , leur couvre toutes les épaules, 8c toutle devant de l’cstomac. Lunula . Les Cordeliers don-nent aussi à la mofette le nom de chaperon. On donneaussi le nom de mofette au camail des Evêques.

Ce terme nous est venu d’Italie, la mo^etta.

M S C.

MSCISLAW , MCISLAW, MSEILAW. Nom duneVille de la Lithuanie en Pologne. Msciflavía , Mcifla-via. Elle est fortifiée, capitale du Palatinat qui porteson nom , 8c située sur la rivière de Sosz , à douzelieues de Smolensko , vers le midi.

MUA.

MUABLE. adj. m. & f. Sujet au changement. Mutabilis.

Il n y a rien de fi muablc que la fortune ; il n'y a queDieu qui ne soit point muablc : il est moins usité que. son opposé immuable.

MUABLETÉ. s. f. Vieux mot. Inconstance.

MUAGE. s. m. Terme <fe Coutume. Changements mu-tation. Mutatio , & dans la balle Latinité mutaticum.

MU AN. f. m. Terme de Salines. Voyc ^ MÉAN.

MUANCE. f. m. Terme de Musique. C’est un certainpassage d’un demi-ton à un ton. Mutatio toni. L’an-cienne gamme étoit obligée à faire des muanccs de Bmol en nature , & de nature en B quarte , dont elledonnoit la figure en trois colonnes de notes.

fCF C’est proprement le changement d une note en uneautre, pour aller au-delà des six anciennes notes deMusique, soit en montant, soit en descendant : ce quise pratiquoit dans l’ancienne gamme, lorsqu on se ser-voit de la main harmonique . Voye^ ce mot. Commel’Áretin n’avoir inventé que les íix syllabes ,ut 3 re 3mi j fa ,fol j la 3 8c qu’il y a sept notes à nommer dans

9S

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partie épailìè & gluante de l’intérieur d’un coquillage.

MUCILAGINEUX, EUSE, adj. m. & f. qui contientdu mucilage, ou qui est de la nature du mucilage. Mu-cilaglnofts , viscosus. Racine, plante mucilagineuse.

|CF II y a des glandes qui se trouvent en grand nombreaux articulations,auxquelles on adonné le nom de mu-cilagineufès, parce qu’elles font destinées à séparerune liqueur mucilagineuse 3 laquelle se mêlant avecl’huile médullaire, sert à lubrifier les articulations, &à empêcher les extrémités des os articulés de íe frotterrudement. Il y a aussi de ces sortes de glandes entreles muscles & les tendons.

MUCOSITÉ. _í. f Terme de Médecine. Mucus. Excré-ment qui tort par le nez, morve. Le cerveau se dé-charge par le nez de ses mucofités. Il y a aussi une mu-cosité des intestins qui n’est autre choie que la partie laplus épaisse du chyle , qui restant lorsque les partiesles plus subtiles Ion t entrées dans les veines lactées,s’attache aux intestins pour les défendre contre l’acri-monie des sucs, & pour les lubrifier.

MUCRE. adj. Vieux terme qui signifies t autrefois le re-lent, ou la corruption de quelque corps, pour avoirété en lieu humide & fermé. Marcidus , mucidus.

Mucre , se dit en Normandie du linge mal séché, & en-core moite. On en a sitit le mot Ramucrir , pour direrendre moite. Mucre vient de mucidus. M. Huet. Il estdans le Dictionnaire de Furetière , 8c dans l’Etymo-logique de Ménage. En Champagne on dit Mâche ; cequi quadre encore mieux avec l'étymologie de M.Huet.

MUCUNA GUACU. f. m. C'est la plus grande & la plusbelle espèce de faséole qui croît au Brésil sur un arbrede même nom. Voyc [ le Dicr. de James , Fève »

Haricot, Faséole.

MU D.

MUDDE. s. f. Nom dune mesure de Hollande. Le letierde Paris contient presque une mudde Sc demie. Mo-diusguidam Batavicus 3 Sextarius Batavicus.

, Rìot auísi'bien que celui de muid rient de modius.

âf î°' ^ ^ "* orte d’étofte faite d’écorce d’arbres, qui íe

^oàve,st falloir nécessairement répéter le nom de ! MUDEJARE.V. imée f. Nom que l’on a donné autre-

■ -- > T--j)EÉ___ : c c T • n' , ^

quelque note,

§CF Depuis que nous avons ajouté la note f f la gammede l’Aretin , on ne íe sert plus de muance , au moinsen France j car dans les autres pays elles font encoreen usage.

MUARDIE. f. f. Vieux mot. Paresse.

M U C.

MUCAMUDINS. f. m. Peuples d’Afrique, l’une descinq Colonies ou Tribus des Sabéens, qui vinrents’établir en Afrique avec Mclec Ifiriqui, Roi de l’Ara-bie heureuse.

MUCHELN. Petite Ville d’Allemagne dans la Thu-ringe , entre Hal & Naumbourg.

MUCHETANPOT. A la muchetanpot. Phrase adverbiale8c populaire,qui signifie,en cachette. Clàm 3 clanculùm.V ajtqr MUSSER.

|CF MUCIDAN. Mulcedinum. Ville de France > dans lePérigord , à cinq lieues de Périgueux.

Mucilage, f. m. Terme de Médecine. C’est une ma-tière muqueuse, tenace ôc visqueuse qui fe tire dequelques plantes. Il fe fait avec des racines & semen-ces pilées au mortier, infusées en eau chaude , cuitesSc coulées à travers une forte toile. Les racines donton se sert font celles d’althaia, de mauve, de symphy-tum. Les semences font celles de píylhum, de lin, d’ al-thaea , de coins, de mauve. Les mucilages entrent en« composition de plusieurs emplâtres. On fait aussides mucilages avec des gommes 8c des fruits, commecoins, figu es , gomme arabique, colle de poisson, <S ’c.

Mucilage , l e dit aussi d’une matière crasse & pituiteusequi tort avec les urines dans la gravelle 8c dans la dy-furie. u íe fait aussi un mucilage blanchâtre dans ladysenterie , que les malades rendent quelquefois enfort grande quantité.

fois aux Maures d’Espagne qui íe faiíbient vassaux desChrétiens. Maurus Hispanus , Chriflianorum cliens.f!CF MUDERIS. f. m. C’est ainsi que les Turcs appellentles Docteurs chargés d’enseigner à la jeunesse les dog-mes de l’Alcoran ôc les loix du pays dans leurs Acadé-

mies.

MUE.

MUE. s. f. Changement de poil, de plumes, de peau, decornes, ou d’autres dispositions du corps, qui arriventaux animaux, ou tous les ans, ou en certains âges deleur vie. Defluvium 3 exuvia , vernatio , spolium. Laplupart des betes font en mue au printems. Le tems dela mue est un tems critique pour les oiseaux, & quileur est souvent mortel.

Mue se dit aussi des dépouilles d’un animal qui amué. Exuvia 3 spolium. La mue d’un cheval est la chutede son poil qui fe fait au printems, 8c quelquefois enautomne. La mue de cerf, c’est un coté de la tête d’uncerf, d’un daim & d’un chevreuil, qu’il met bas lors-qu’il mue en Février 8c en Mars ; ce qu’ils font tousles ans, mais le chevreuil ne mue pas régulièrementdans cette saison. La mue du sorpent, c’est la peau dontil fe dépouille. La mue d’un oiseau, d un faucon , ccsont les plumes qu’ils quittent. Les vers a soie ontquatre mues l’année, avant que de fe mettre en coque.

Du Cange dérive cc mot de muta , qu’on a dit dansla balle Latinité, à mutatione pennarum 3 selon Vossius,il vient de l’Allcmand muyte , 8c non pas du verbe

mutare. v

Mue , est aussi une eípece de grande cage où l’on met

un oiíeau, quand il mue. Tenir le faucon en mue. Pen-dant la mue , on le met dans une cage appelée mue.

On le dit de meme du lieu obscur 8c serré où l’ontienr la volaille pour l'engraisser. Cavea viminea 0 sa-

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