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est prêt. Nage à faire abattre , se dit aux gens d unechaloupe qui touent un vaiíleau, pour les faire nagerdu côté où l’on veut que le vaiíseau s’abatte. Nash au.vent s c’est un commandement fait à la chaloupe pourla faire nager , ensorte que le vaiíseau aille du côtédu vent.
Nager , se dit aussi en signification active en termes deMarine. Nager la chaloupe à bord, c’est la faire avan-cer ; la conduire à bord. Nager fe dit encore des per-sonnes qui font conduites dans des bâtimens qui na-gent. Se faire nager de bord en bord pour donner desordres.
fCT On dit en termes de Manège , faire nager un chevalà sec ; c’est attacher par le moyen d’une longe qui passefur le garot, une des jambes du devant du cheval, dçmanière qu il ne puiste la poser à terre : & le faire che-miner 8c troter ainsi fur trois jambes, dans l’eípérancede guérir un essors d’épaule , asin que l’épaule s échauf-fant , & les pores devenant plus ouverts, les remèdespénètrent plus avant. D’habiles écuyers regardent cetexpédient comme plus propre à estropier le cheval qu’àle guérir j parce qu’on ne fait par ce procédé qu’irriterla partie.
Nager , fe dit figurément en choses morales. DifflueresC'est un homme qui nage dans la joie ; être rempli,comblé de joie. Nager dans les biens. Boit. Nager dansl’abondance. La Bruy. fp* Être dans une extrêmeabondance. Nager dans les plaisirs, vivre au milieudes plaisirs.
fCF O 11 dit qu’un homme nage dans son sang, pour dire,qu’il en est tout couvert.
fCP On dit dans le même sens que le poisson qu on fritnage dans la friture ; que les concombres confits na-gent dans le vinaigre. Liquore innatare.
On dit encore que le pied nage dans un soulier,quand,st est trop large. Expression familière.
On dit proverbialement, qu’un homme nage engrande eau, quand il est dans l’opulence , ou dans desemplois propres pour s’enrichir. On le dit encore engénéral de toutes les situations où l’on fe trouve à l’aife,ou l’on n’est point gêné ni empêché. On dit aussi qu’unhomme nage comme une meule de moulin, ou commeune baie de plomb, ou comme une pierre ; pour dire,qu’il ne fait point du tout nager. On dit aussi d’unhomme qui fe ménage entre deux partis, Sc qui ne
-q , , r - jt - r - s’attache à aucun, qu’il nage entre deux eaux.
e evee au- cllus de 1 eau, si bien que la bouche 8c les fssT Cicéron fut long-tems contraint de nager, pour ainsi, nv i et n nt 1 res ? on rctphe aisément: car quant dire, entre deux eaux, pour éviter le naufrage dont il
t-- P Ass & auxm ? lnS> ■•**»* les remuer, & de ítoit menacé. L’Ab. Pxìvost.
NAGER, ou N AGIR. f. m. Terme de Calendrier. Nomdu second mois des anciens Arabes : il répond à peu-près au mois d’Avril. Dans quelques Calendriers lemois nager est le quatrième de Tannée , 8c répond à
r. 1 ' ^ tenanr la rere hors de 1 ean, Sc en produi- NAGERA, NAJA RA, NAJARE. Nom d’une ancienne- P uíieurs mouvemens contraires à celui de la pe- petite ville de la contrée de Rioxa, dans la Castille
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dans l’eau, de telle manière qu’on n’aille point à fond.
N are , natare. L’homme seul apprend à nager j tousles autres animaux «agent naturellement. Les vessies,les calebasses aident ceux qui apprennent à nager , carelles les soutiennent, & de plus elles leur otent lapeur. Les Indiens nagent comme des poissons. C’étoitune chose si commune d’apprendre à nager chez lesanciens Grecs , que pour marquer un homme qui nefçavoit rien, ils disoient proverbialement, un hommequi ne fait lire, ni nager. C’est qu’autrcfois en Gréce,
& fur-tout à Lacédémone , & même à Rome, on ap-prenoit en même tems aux enfans à lire 8c à nager.
Ce mot vient du Latin navigare y ou nagare. Ménage.
M. Thévcnot a publié un livre curieux , intituléY Art de nager , démontré par figures. Avant cet Au-teur Evérard Digbi , Anglois , & Nicolas WinmailHollandois, ont donné les préceptes de cet art.Théve-not n’a fait que les copier. Mais s’il avoir lu ce qu’Al-phonse Botelli en a dit dans son livre de motu anima-lium , il n’auroit pas avancé , comme il a fait, queles hommes nageroient naturellement comme tous lesanimaux, s’ils n’en étoient empêchés par la crainte quileur grossit le péril. Inexpérience y est contraire ; qu’onjette à la rivière quelque bête que ce soit, quand ellevient de naître , elle nage ; cela est fans contredit :mais qu’on y jette un enfant qui n’est point encorecapable de crainte, il ne nage point, 8c fe noie. Laraison de cela est que la machine de Thomme diffèrebeaucoup de celle des bêtes dans fa structure & fa con-figuration; & aussi ce qui est très-remarquable dans la si-tuation de son centre de gravité. Les hommes ont la têtetrès-pefante,eu égard à la pesanteur du teste du corps,parce que leur tête est remplie de beaucoup de cervelle,<5c quelle a beaucoup d’os 8c de chair, 8c nulles cavi-tés qui puissent être remplies d’aic feulement ; de forteque la tête fe plongeant dans l’eau par son propre poids,le nez 8c les oreilles fe remplissent, 8c lc fort empor-tant le foible , Thomme se noie 8c périt en peu derems. Mais les bêtes au contraire , ayant la tête beau-coup plus légère à proportion du reste du corps, parcequ’elles n’ontguères de cervelle, 8c qu’il fe trouve dessinuosités dans leur tête, elles tiennent aisément lc nezen Tait, & respirant fans difficulté, elles ne fe noientpas comme Thomme, par des raisons de statique qu onne sautoir nier. En effet, fart de nager , qui /acquiertpar Texercice, consiste principalement à tenir la tête
_ r - --, ». iuuu. u.c xcs remuer, oc ae
/eu servir comme de rames pour conduire le vaisseau.De Vign. Marv.
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|CT Les nageurs naturellement plus pefans qu’un égal , ^lume d’eau, ont foin de diminuer leur gravité fpécisique en fe dilatant la poitrine,en étendant les pieds 8c
-.a pe-santeur. Ceux qui apprennent à nager fe garnissent lecorps de calebasses remplies d’air, & forment par-liun tout plus léger qu’un égal volume d’eau.
Nager, fe dit aussi des choies inanimées, qui par leurlégéreté fe tiennent au-dessus de Teau fans enfoncer.Innatare. L’huíle nage fur Teau & fur les autres li-queurs. Le liège , le sapin nagent aisément sur Teau,le buis & le gaïac n’y nagent pas.
petite - ... .
vieille. Nagra , anciennement Nagaxarasa 3 Garusca,Anagarum. Elle est fur la petite rivière de Nagérilla ,entre S. Domingo de la Calcada 8c Logrono. Nagera a.titre de Duché, & elle a eu autrefois un Evêque, dontle Siège a été transféré à S. Domingo. Maty. M. deLille dit Nagera dans fa carte d’Efpagne. Le P. Bou-hours dit le Duc de Najere , dans la vie de S. Ignace ,L. I. C’est le mieux.
-.. ... i» ; /mçi./.» i. 1. eu ìe nurux. T
g er , terme de Marine, lignifie , voguer, ramer, agi- NAGEUR, EUSE. f. Qui nage ou qui fait nager. Natator
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ter les rames pour faire avancer le bateau. Remigare ,navem remis impellere. Il faut nager de toutes les ramespour mener la chaloupe à bord. Ceux qui mènent lesgondoles, nagent de bout. Nager à sept à neuf avironspar bande, c est nager avec ce nombre d’avirons. Na-ger a sec , c’est lorsque la palle de Taviron porte furla terre en passant par un lieu étroit. Nage sec , est uncommandement qu’on donne à Téquipage de manier1 aviron d’une manière que Ton nc toit point mouille.Nager en arrière, c’est arrêter ou faite reculer un pe-tit bateau avec un des avirons. Nager fur le fer parmiles Levantins , signifie mettre à la mer ou au large,avec de petites ancres, un vaisseau que la tempête ajeté fur la côte. Nage qui est paré, c’est-à-dire, qui
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urinator. On a vu des Nageurs qui traverfoient degrandes rivières entre deux eaux. Les Nègres à qui onfait pêcher des perles, font d’excellens nageurs. Au siègede la forteresse del’ile de Ré par les Anglois en 1626 ,Thoiras Gouverneur de la place, envoya trois Nageurspour avertir le Duc d’Angouleme de Textrémité où ilétoit. Il y avoir un trajet de plus de deux lieues de mer.Un des Nageurs fut pris par les Anglois ; un autre fenoya en retournant ; le troisième exécuta heureusementía commission, 8c rapporta a Thoiras la réponse du Duc.Certe invention des Nageurs n’est pas nouvelle. Lu-culle en envoya un à ceux de Cyzique, dont Mithri-date ranoit le siégé, 8c qui eut lc même courage 8c lememe bonheur que François de l’îlc de Ré.