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vallée vá <®n 8c vd^cç , parce qu’elle est humide; 8cce mot vcnoit de l’Hebreu fpí, nuph , qui lignifie dé-goûter ,siillare. Ainsi, il corrige le texte de Servius ,sur le IV. des Géorg. v. J s 5 - lieu delire Napsa,y cl Naïdes fontium Nympha , comme lì les Naïadescroient les mêmes, il lit : Napea vallium , Naide s fon-tium Nympha. Les Napc'es font les Nymphes desvallées, 8c les Naïades des fontaines. Foye\ de Ido-lol. L. 2. c. 7S.
Ce mot vient de vàma , ou tufamt , qui veulent direbois , forêt j pente de montagne. Il y en a qui le de-rivent de «ì, particule épitatique, on intensive , 8c demu j je bois ; d’autres le forment de «q particule pri-vative, & de <p£, je luis , je brille , parce qu’il y a desombre dans les vallées ; enfin quelques-uns pourtrouver l’origine de ce mot, remontent jufqu’à 1 Hé-breu îp, comme on l'a dit. Cette étymologie n’estpoint différente de la première, elle remonte seule-ment plus haut, pour trouver l’origine du mot denapée, qui nous vient immédiatement du mot de
NAPELLUS, ou NAPEL. s. m. Plante qui pouffe plu-sieurs tiges à la hauteur de trois pieds, garnies depuisle bas jusqu’en haut de feuilles amples , presque ron-des , découpées profondément, ou divisées 8c sub-divisées en beaucoup de parties étroites, d un vertobscur-luisant. Ses Heurs font disposées en manièred’épis aux sommités des tiges, ayant la figure d’unetête couverte d’un heaume, de couleur bleu-rayée,8c garnie en dedans de quelques poils. Quand cetteHeur est passée, il lui succède un fruit à plusieursgraines membraneuses, disposées en manière de tête,qui renferment des semences menues, chagrinées,noires. Sa racine a la figure d’un petit navet ; noirâ-tre en dehors, blanche en dedans, jetant des fila-mens qui s’embraífent si bien , qu’il semble quece íoit un rets. En Latin aconitum caruleum , feu na-pellus. i. C. Bauh. Pin. iSj. Le napel est un puis-sant poison; mais particulièrement fa racine. Les re-mèdes propres font la thériaque, le mithridate, les vo-mitifs. Les Barbares empoisonnent leurs flèches aveccette plante. On dit qu’on envoya à Alexandre-ie-Grand , une fille qui avoit été nourrie de napellus ,dont l’haleine étoit un poison aux hommes.
Napellus, est aulïï un nom qu’on donne à une fortede souris qui vit de racine de napellus.
NAPHE. Terme de Pharmacie , qui fc dit de l’eau deHeur d’orange , qu’on appelle eau de naphe, ou eaunaphe. Foye\ Naffe.
NAPHIA. Foyer Naffia.
NAPHIS. Nom de lieu. Naphis. Il étoit dans I Arabie,à l'orient du Jourdain, près des tribus de Ruben & deGad. Il tiroir son nom de Nephis , fils d’Iímaël, 8 cfes habitans s’appeloient Napkife'ens. Foye^ les Sep-tante, au premier Livre des Paralipomèncs.
|CT N APHTE. f. m. C’est le nom que les Naturalistesdonnent à une espèce de bitume trcs-infiammable.
Le naphte , qui est un bitume ou liquide, ou dumoins fort mou, est la même chose que le pétrole.Acad. des Sc. i j t y. p. //. Espèce de bitume mou,de différentes couleurs , fort inflammable , qu’on ti-roir du lieu ou etoit l ancienne Babylone , des envi-rons de Raguse, & de divers autres pays. On en trou-ve présentement en Italie & en plusieurs provinces deFrance, entr’autres en Auvergne. Le naphte de Franceest mou comme de la poix, liquide , noir, de mauvaiseodeur. Celui d’Italie est une espece d,e pétrole, ou unehuile claire, tantôt blanche, tantôt rouge , tantôtjaune, tantôt verte , tantôt noire. II découle d uneroche située sur une montagne dans le Duché de Mo-dêne. Le naphte est presque tout fourre ; il est pene-trant , vulnéraire, résolutif. Eu Eatin naptha , oupiffaphaltum naturale. Bitumen Judaicum. Foye ç ladissertation d’Isaac Vossius fur le naphte ancien 8cfur le moderne. Ce mot nous vient des Arabes, quiappellent naft, ce que nous nommons naphtes. C estune espèce de bitume ou terre graííè, qui s’allumeaisément. L’on en rire une grande quantité de cer-taines sources, qui font près de la ville de Hit en
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Chaldée, selon Edrifli. On en trouve austi beaucoupdans les montagnes de Farganah, dans la Provincede Transoxane, selon Ebu Hancal. D’Herbelot. Ily a à Hit, ville de l’Iraque Arabique, ou Chaldée june fontaine ou source de naphte que les Persans ap-pellent Tchechmenhkic, fontaine de poix. Les Turcspour distinguer le naphte de la poix, l’appellent ca-ra h faki\ , du mastic noir. D’Herb. Bib. p. 432. a.Vossius de Idolol. L. FI. c. 4. dit que naphte est unmot Babylonien, c’est- à-dire, Chaldéen ; que le naph-te est une Heur de bitume, qui a plus de force quequelque bitume que ce soit, qu’il y a une espèce denaphte , qu’il appelle pierreuse , naphta pensa, parcequ’elle coule des rochers. Tout cela montre que lenaphte n’est autre chose que le pétrole. F ayqr ce mot.Naphtha , vdç>ôa ., en Chaldéen 1333 8 V 23 , de fp,Stillare , dégoutter. Car le naphte, dit Pline, dégoutte,découle comme une espèce de bitume. S. Ambroise ,dans son livre de Noë 8c de f arche, c. 6. le tire deZwdndiw , attacher, lier, joindre , parce que le naphtecolle, joint, unit ; mais la première étymologie est lavéritable. Vossius.
ífT NAPIFORME. adj. de t. g. Napiformìs. Terme deBotanique, se dit des racines en forme de navet.
NAPLES. Ville d’Italie, capitale d’ùn Royaume quiporte son nom. Neapolis. Elle est dans la terre de La-bour, au fond d’un petit golfe, où elle a un port fortbeau & fort sur. Cette ville a deux lieues de circuit,en y comprenant les fauxbourgs. Elle est fort belle,fes rues étant droites, larges, longues, 8c ornées deplusieurs magnifiques bâtimens, tant saints que pro-phane?. Elle est bien peuplée, riche, marchande, bienfortifiée à la moderne , & défendue par cinq citadel-les ; le château Normand, appelé aussi le château dcl’íEuf, parce qu’il est bâti en ovale, fur un rocher en-vironné des eaux de la mer; le château Neuf ; le châ-teau Saint-Elme, nommé la bride de Naples ■ la ToutSaint-Vincent, 8c le Torrion, ou Donjon des Carmes.Il y a dans Naples une Université, deux Académies,gli Ardenti , & gli Otiosi , 8c un Archevêché. Tousces avantages, avec la bonté de Pair, 8c la beauté duterroir, attirent à Naples une grande quantité de No-blesse , ce qui lui a Elit donner le nom de Naples laNoble. Cependant elle est sujette à dc terribles acci-dens. L’qn 1631, le Mont Vésuve l’auroit engloutiefous un torrent de soufre, de rochers & de cendres,file ventne l’eût détourné; 8c Pan 1687, un trem-blement de terrk y renversa plusieurs maisons, en en-dommagea un très-grand nombre d’autres , 8c écrasaplusieurs personnes. Il y a entre cette ville & celle dePouzzol, la Grotte de Naples , qui peut passer pourune merveille. C’est un chemin taillé dans le roc, quitraverse le mont Paulìlippus ; il a un mille de longueur,douze ou treize pieds de hauteur, ou selon la relationde M. Miílon , demi-mille feulement de longueur ,8c trente ou quarante pieds de hauteur , 8c assezde largeur pour le palîagc de deux carroílès de front ;il ne prend le jour que de deux fenêtres qu’on a faitesau-dessus du rocher ; cependant on ne s’y embarrassejamais, parce que ceux qui y entrent du côté de Na-ples, tiennent toujours la droite, & les autres la gau-che. On dit que Lucullus creusa cette grotte en quinzejours , & qu’il y employa cent mille hommes ; maison devroit nous dire aussi comment on put employercent mille hommes à Un tel ouvrage. D’autres attri-buent cet ouvrage à un certain Cocceïus, dont on neconnoit que le nom. Maty. Naples , selon Messieursde P Académie des Sciences, est à 41 d. y m. de lati-tude, & à 33 d. 3 m. de longitude; 8c selon M. Har-ris, a 3 3 d. 3 z m. de longitude. L’Université de Na-ples y fut établie en izzy par Frédéric II Roi de Sicile& Empereur, dans le dessein de ruiner celle de Bo-logne. Mais en 1117, par un Édit du premier Février,il rendit à 1 École de Bologne le droit qu’il lui avoitote , 8c à fes sujets la permission d’y aller étudier.
Ce mot vient de Neapolis , qui est formé de deuxmots Grecs, via. 8c móxn , qui veulent dire nouvelleVille.
Lc Royaume de Naples 3 ou de la Sicile deçà de h
Fars.