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nécessité. Ils nécessitaient les plus zélés d’acquiescer à lapaix. La Rochef. Il m’a nécejjité à faire ce que jen’aurois jamais fait. Ce mot n'est guère du langage or-dinaire, & il faut s’cn lervir rarement horsdel’E-cole , où il est fort en usage, à cause des diíputes furla Grâce. Vove\ les disterentes lignifications de né-ceílaire Sc nécejjité.
fCFNÉCESSITEUX, EUSE. adj. Qui est dans une situa-tion dans laquelle on manque des choies nécellaires àla vie , dont on ne peut se palier. Un incendie a renduce Gentilhomme si nécejjïteux , qu il fait pitié. Il estinouï que les Favoris des Rois soient pauvres &né c es t eux. Patru. Reine nécessiteuse. Arn. Il estexpédient de ne point donner les charges à gens né-celjiteux ; la pauvreté tente trop la vertu. Loyseau.On a traduit le Risognoso d'honore des Italiens, par unnécessiteux de gloire. Cette multitude toute indigente■Sc toute nécefíiteuse , ne cherche qu’à soutenir simple-ment sa vie. Pelisson.
On y joint quelque sois le mot pauvre. Ayez pitiéd’un pauvre nécessiteux. Donnez saumoné à ce pauvrenécessiteux. N oubliez pas les pauvres nécessiteux. Celase dit pour exciter davantage la compassion.
NECHEM. f. m. Terme de Calendrier. Nom du hui-tième des dix mois de trente-lìx jours chacun, quicomposent l’année des peuples de Ille Formose.
NECHUSTAN. Voye^ Nohesta*.
NECKARS-ULM. Ville d’Allemagne, dans la Franco-nìe, aux frontières de cette Province, furie Nekar.
NÉCKERS-GEMÛD. Ville d’Allemagne, dans le Pala-tinat du Rhin, fur le Nekcr.
NÉCOUIA, ouNÉCUIA. Ville de l’Umbrie.
NÉCRE,ou NÉKRE. Nom dune rivière d’Allemagne.Neccarus , Nicer. Elle a fi source dans la Forêt-Noi-re , traverse le Duché de Wurtemberg, & le Palati-nat du Rhin, se décharge dans le Rhin à Manheim ,après avoir baigné Rottveill, Tubinge , Estinge ,Hailbron , Heidelbcrg , Sc quelques autres villesmoins considérables. Maty. On dit en AllemandNécker ou Neckar.
fCP NÉCROLOGE. f. m. Du grec vwpòí , mort, Sc hoycç,discours. Livre, régistre mortuaire , dans lequel onécrit les noms des morts. Necrologium. Les premiersChrétiens avoient dans chaque Église leur nécrologedans lequel étoit le nom des Bienfaiteurs, le tempsde leur mort, Sc le jour de leur commémoration. Ony marquoit aussi à mesure, la mort des Abbés, desPrieurs & des Religieux, Sc dans les Séculiers, celledes Chanoines Sc des Dignitaires. Le Necrologes’appeloit aussi Calendrier, Calendarium Sc Obito-rium , ou Obituarìum , comme qui diroit , le livredes Obits.
NÉCROMANCE. Quelques-uns disent Negromancìe 3ou Nécromancie, s. f. Prétendu art par lequel on com-munique avec des Démons, on évoque les motjíts, Scon fait plusieurs choses merveilleuses par la puillàncediabolique. En Grec Sc en Latin Necromantia , ouNecyomantia , mais Necyomance n’est pas de notreuíàge. La Pythonisse fit paroître lame de Samuelà Saiil par fart de Nécromance. Il sc prend aussi pourtoute sorte de magie en général.
£7 NÉCROMANCIEN, ENNE. L’Acad. suit cette or-toeraphe. Voye\ Nécromantien.
NÉCROMANT, ou NÉGROMANT. s. m. Ce motne se peut dire qu’en riant ; il n’est point assez usitépour semployer autrement. Il signifie , Sorcier , Ma-gicien. Magus 3 evocator d&monum 3 incantator _, ne-
cromantes. v ,
Ce mot ne se trouve guere que dans Voiture ; il si-gnifie Sorcier 3 Magicien. C est le diable qui vous em-porte , Sc vous fait faire in ce il animent notre metierde Négromant. Voit.
NÉCROMANTIEN , ENNE, s. Magicien qui commu-nique avec le diable, Sc qui l’invoque pour faire deschoses extraordinaires,& íur-toutpour l’apparition desmorts. Magus 3 ne cy ornantes , ou necromantes. Il y abien plus de Charlatans qui abusent le peuple 3 que devrais Nécromantiens.
Ces mots viennent du Grec, nxpit, mortuus 3 mort ,
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Sc /J-ivrit , vates , devin. Horvius, Hijlor. Philos. L. I.c. IX. croit que ceux que Moyse , Gcn. VI. 4. appelle0 ’ViS 3 , Nephilim , Sc qu’on prend communémentpour des Géans épouventables, étoient des Nécroman-tiens 3 parce que , signifie un cadavre, un hommemort, dont les Nécromantiens se servent pour leursmaléfices.
NÉCROSE, f. f. Terme de Médecine. Necrojìs. Mortifi-cation entière de k chair de quelque partie. On l’ap-pelle aussi fidération Sc sphacèle.
Ce mot est Grec , vinpccnç , signifie aussi la mêmechose que nécrose.
NECTAR, s. m. Terme de Mythologie. On donnoiteenom au breuvage des Dieux. Nectar. Ganymède fut en-levé pour verser le nectar à Jupiter. Hébé en servoitaux autres Divinités. Quand on avoir fait l’apothéosede quelqu’un , on disoit qu’il buvoit alors le nectardans la coupe des Dieux.
Ce breuvage vanté parle peuple rimeur 3Ce nectar que Ion sert au Maître du tonnerre yEt dont nous enivrons tous les Dieux de la terre ,C’es la louange. La Font.
Nectar, se prenoit autrefois pour un vin de liqueur,’une espèce de liqueur très-délicate. Vinum pigmenta-tum. Les Statuts de l’Ordre des Chartreux faits l’an1368. P. II. c. V-§. jo. défendent de servir jamaisde nectar , ou de quelqu’autre forte de liqueur au Ré-fectoire.
Nectar , signifie encore du. vin excellent. Les Poètesmodernes ont mis nos bons vins au-dessiis du nectardes Dieux. La troupe fut abreuvée du nectar. Bon..
Nectar , se prend encore figurément Sc poétiquementen diverses occasions. Par exemple, leurs faveurs ontadouci mon fort, Sc payé le nectar que je leur ai faitboire. Mai. Elle étoit ivre du nectar qui clvarmoit maraison. Voit. Lucien dit en parlant de la Philosophie,je m’enivrai de ce divin nectar , Sc cette ivrelle valoirmieux que la sobriété.
^CFNectar, s. m. Neclarium. Terme de Botanique. O11donne ce nom à quelques parties surnuméraires qui íetrouvent dans 1 intérieur de quelques plantes. Qn trou-ve au fond de quelques sieurs une liqueur sucrée queles abeilles ramassent avec foin. Comme on a jugéque certains corps qui paroissent glanduleux , pou-voientservir à la séparation de ce íuc mielleux, quequelques Botanistes appellent nectar3 on les a nommésneclarium. Dans les sieurs de laurier, par exemple,on decouvre trois tubercules colorées , près de l’em-bryon, & deux petits corps arrondis, qui font atta-ches à la baie des étamines.
ífT Ces observations, dit M. Duhamel, ont engagé lesBotanistes à donner aussi le nom de Neclarium à tou-tes les parties des sieurs qui ne font ni le pistil, ni lesetamines,ni les pétales, à celles mêmes quine con-tiennent aucun íuc particulier. C’est quelquefois desfilets, quelquefois des écailles, ou des cornets, ou desmammelons glanduleux, ou des cavités.
isT Ces parties ne íonr point essentielles à la fructifica-tion , puisqu’elles ne se trouvent pas dans beaucoupde sieur^qui néanmoins donnent de bonnes semences.
I sf" Quelques Botanistes ont soupçonné que cette liqueurmielleuse pouvoir servir à enduire les graines duneespèce de vernis, capable de les maintenir en état degermer, tant qu’il sc conservoit íans altération. Cequ’il y a de plus certain c est que les plantes ne parois-sent pas soustrir du larcin que leur font tant d’insectes»Il se peut meme que ce miel ou nectar ne íoit qu’un ex-crément des végétaux.
IsT NECYOMANTIE. Voye £ Nécromance. C’est kmême chose.
NECUNE, s. f. Monnoie ayant cours íur les côtes desIndes Orientales, entre file à Vache Sc celle du Tigre»Trente necunes font 420 piastres d’Eípagne. Routier descôtes des Indes Orientales.
NECYS, ou NETOS, si m. Nom d’une fausse Divinitédes anciens Espagnols. Necys , Netos. Macrobe, Sa-turnal 3 L. L c. 1 p. dit que les anciens peuples d’EÍ-;