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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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2.60 N u M

gner qu’un certain nombre de paxties de celles en quoil’unité a été partagée.

fJCFNUMÉRA TION. t. f. En Arithmétique, c’est l’art deprononcer ou d’estimer un nombre quelconque, ouune fuite de nombres. Apprendre les principes de lanumération. En termes de Pratique Sc de Commerce,c’est le compte, le payement actuel fait en denierscomptans. Numeratio , solutio. L’Ordonnance enjointaux Notaires de faire mention dans les obligations Stconstitutions, de la numération aétuelle des deniers,Sc de leurs espèces. Ce mariage a été distéré , parcequ il n’y a point eu de numération de deniers.

|ÍCT On le dit de toute supputation. Les peuples du nordplacent le premier Méridien dans file de Tènérifeaux Canaries. Les François dans Pile de Fer la plusoccidentale des Canaries. Mais à présent on comptecommunément les longitudes par la célèbre meridienne de Paris ; parce qu ayant été prise avec desprécautions infinies, elle est le terme ou le point leplus connu pour commencer la numération. Pluche._

NUMÉR 1 E. 1 . f. Nom d une fuisse Divinité. Déessedes nombres. Numeria. On croyoit dans l’Antiquitéque Numérie apprenoit Part de compter , & quelle yprésidoit. S. Aug. De la Cité de Dieu, L. IF. c. 11.Tristan , T. III.p. 308.

NUMÉRIQUE, adj. C’est la même chose que numéral.Les noms de nombre font ceux qui expriment les rap-ports numériques que 1 on conçoit dans les choses. M.RestAut , Grammaire Françoise, p. 3p. de lasecondeédition. Bien que le mot un dans fa première signifi-cation , Sc dans son usage le plus marqué, soit poursignifier l’unité numérique dans un objet déterminé ,dont il exclut la pluralité ; cependant quand il est em-ployé en manière d’article j il ne signifie souvent qu’uneunité indéterminée Sc vague , qui n'exclut pas la plu-ralité , mais plutôt qui la suppose quelquefois, enmarquant ce qui convient à chaque unité de la mêmeespèce: comme quand on dit, un livre ennuyeux estbon pour endormir ; cette expression , un livre en-nuyeux , ne marque pas un seul livre en particulier,mais plutôt suppose ou marque chacun des livres en-nuyeux , Sc ce qui leur convient. D’autrefois un insi-nue l’unité numérique dans un objet particulier, maisd’une manière indéterminée Sc vague , fans marquerquel est cet objet particulier : comme, j’ai rencontréun homme ce matin. Un s’emploie donc alors en Fran-çois à la place de l’article defini , pour marquer unhomme particulier , mais fans montrer déterminé-ment quel est l’homme fur qui tombe cette distinc-tion. Le P. Buffier , n. 34s & 34^ j de fa Gramm.Fr.in-t 2. 1714.

On appelle différence numérique celle qui distingueun individu d’avec un autre.

AIT Numérique , en matière de calcul. Qui concerneles nombres. L’Arithmétiquese distribue en Arithmé-tique numérique, ou par chiffres, Sc en Arithmétiquelittéraire,qu’on nomme Algèbre. Calcul numérique,quiíè fiit avec des nombres , Sc non pas avec des lettres.

NUMÉRIQUEMENT, adv. Numericé. En nombreexact. Plusieurs témoins qui se répètent, n’en font sou-vent qu’un numériquement.

0 CF On dit qu une chose est la même qu’une autre numé-riquement , pour dire quelle est exactement la mêmequ’une autre.

gO* NUMÉRO, f M. Ce terme se dit du nombre duchiffre. Dites-moi le numero de votre billet. Quel est lenuméro de la page ? quelques-uns disent numéros aupluriel. Donnez-moi les numeros de vos billets. Ilvaut mieux dire numéro au singulier Sc au pluriel.

x ifT Ce terme est fort usité parmi les Marchands, Ban-quiers, &c. où il a différentes lignifications. On entendquelquefois par numero 1 article du ìegiure d un Ban-q nier, ou d’un Marchand, cotte d un certain nom-bre , faisant mention d’une certaine affaire, reícri-ption, ou marchandise. Numéro, il est enjoint auxBanquiers-Expéditionnaires en Cour de Rome , demettre fur toutes leurs expéditions le chiffre ou le nu-méro répondant à l’article de leurs registres qui en con-tient l’envoi. Les Marchands ont de certaines marques

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qu’ils mettent fur leurs marchandises , qui les fontsouvenir duprix marqué dans les articles du numérode leurs registres qui y répondent. Ces marques se-crettes fervent pour se souvenir du prix qu elles coû-tent Sc qu’ils les doivent vendre. On le dit aussides marques que les Notaires mettent fur leurs titresSc papiers qu’ils inventorient, répondant aux articlesde leurs inventaires. Ce contrat est inventorié fous lenumero 6. On le dit aussi du chiffre que l’on met audos d’un livre dans les grandes Bibliothèques, pourmarquer le rang & la place de ce livre. La Sommede Saint 1 homas est au numéro tant. Foye-q au numérotant, & m’apportez la Bible que vous y trouverez.

O11 dit proverbialement, qu’un homme entend lenumero > quand il lait découvrir le prix secret d’unMarchand , Sc figurément, quand il pénètre dans le se-cret , Sc de toute autre affaire où il s’agit de compte,ou de profit ; qu’il a de l’adrelse, de l’intelligence. Paí-quier dit, que ce proverbe vient premièrement desJoueurs de blanque, qui ont des registres où font con-tenus les bénéfices de leur blanque , Sc des billets noirsqui y répondent > & qui de plus distribuent les billetsde leur blanque à ceux qui les achetent, marqués decertaine devise , ou signés d’un numéro ; de forte qu’ona dit qu’un homme entendoit le numéro , quand íl fesouvenoit bien du nombre sous lequel fa devise étoicenregistrée.

|CP On fe sert encore de ce terme dans plusieurs autresoccasions , pour faire entendre, par exemple, la qua-lité de certaines marchandises, la grosseur, la largeur,la longueur. Ainsi Fondit des épingles, des aiguilles ,&c. d un tel numero , du numéro 4,3,6, &c. Ce filest trop fin : donnez m’en du numéro au dessous. C’estla même chose des rubans, galons, padoues, ése.LesLunetiers ont des lunettes à différons numéro , pourles differens âges.

NUMÉROTER, v. a. Terme de Pratique Sc de Com-merce. Marquer le numéro fur quelque chose. Nu-meris signare , notare. Toutes ces pièces , ces mar-chandises font cottées Sc numérotées.

# 3 * NUMÉROTÉ, ÉE. part.

NUMIDES. Nom de peuple , selon l’ancienne Géogra-phie. Numida , Nomas. Les Numides croient des peu-ples d’Afrique qui habitoient ce qu’on appelle au-jourd’hui le Biledulgérid. Les Numides appellés au-trement Numades, d’où s’étoit fait par corruptionle mot de Numide , les Numides, dis-je, étoient origi-nairement Perses , fi l’on en croit Salluste dans laGuerre de Jugurtha. Les Numides , à ce que dit Ter-tullien, De Pallio , c. 4. portoient des perruques dccrin de cheval.

Ce mot de Numide vient du Latin Numida , qui estformé de Nomas, Nomadis: ce dernier est Grec»No/adí vient de mpu>, paître , faire paître. Les anciensNumides s’occupoient, comme aujourd’hui les Ara-bes du Désert, à nourrir des troupeaux qu’ils condui-soient dans les endroits où il y avoit des pâturages ;ainsi n’ayant point de demeures fixes, ils passoientleur vie à la campagne sous des tentes. Foyc-q No-mades.

NUMIDIE. Nom de pays, Sc terme de l’ancienne Géo-graphie. Numidia. La Numidie étoit une ancienne Scgrande région de l’Afrique , qui prenoit son nom deses peuples appellés Numades , ou Nomades. Sa situa-tion étoit au midi du Mont-Atlas, qui la separoit del’Afrique propre, Sc de la Mauritanie ; la Libye inté-rieure la bornoit du côté du sud. Elle eut pendant

long-tems ses Rois particuliers, dont les plus célèbresfurent Malinilla, Jugurtha, Hiempsal, & les troisJuba, dont le dernier qui tenoit le parti de Pompée ,fut vaincu par César, & la Numidie fut réduite en pro-vince de 1 Empire Romain. Cette région étoit celsequ on appelle maintenant la Biledulgérid, ou du moinsla plus grande 8c la plus occidentale partie de ce pays»ou 1 on trouve le Biledulgérid propre , le Zeb, le Te-gorarin, le Segeliucflè, leTafilet, le Darha & Tefset.Maty.

Numidie Nouvelle. C étoit anciennement une grandecontrée de l’Afriquè. Numidia nova. Elle avoit au se'