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\é oblique descendant, obliquus descendens ou decli-vis , est un des larges muícles épigastriqucs, ou deTabdomen. Outre son usage reconnu de tous les Ana-tomistes , qui est de comprimer les intestins & la ves-sie , Sc d aider à pouffer hors le fœtus , M. Covr-per Sc M. Glilfon , Anglais, lui en attribuent un autrequ’on n’avoit pas remarqué, qui est de tourner le troncdu corps fans remuer les pieds. A son commencementil est partie charnu, partie tendineux; & par plusieursproductions minces, il part du bord inférieur de la 6,7, Sc 8' côtes , où il commence entre les extrémitésdentelées du muscle, qu’on appelle le grand antérieur.Après quoi il continue & tire un plus grand nombrede têtes de la 9, 10 6c 11 e côtes, & quelquefois àl’extrémité de la fau Ile côte inférieure , où il est en-denté avec le muscle appellé ferratus inferior pojlicus.De-là sa partie charnue descendant obliquement, s’é-tend en un tendon membraneux Sc large, avant quedaller pardessus le reclus s’iníérer dans la linea alba Scà Y os pubis. Il est à fa fin en partie tendineux Sc en par-tie charnu, Sc plus charnu que tendineux. Sa partietendineuse aboutit au ligamentum pubis , Sc la partiecharnue à la partie supérieure & antérieure du bordcirculaire de Vos ilium. Harris.
Voblique de l’oreille, obliquus auris , qui s’appelleauih demi-circulaire , femi-circularis , à raison de sasituation , est placé à la partie extérieure du canal de1 aqueduc, d où s’avançant un peu par en haut Sc parderrière, il entre dans le tympan par une linuolìtéoblique , qui s ouvre tout près de l’os où le tympan estenchâssé , Sc est inséré au processus délié du marteau.La sinuosité par laquelle ce muscle passe, est celle quel’on peut remarquer dans la partie supérieure du cer-cle osseux du fœtus. Ce font les découvertes de M.du Verney qui ne se trouvoient nulle part avant lui.Harr.
Oblique, s. f. En terme de Musique, lorsqu’il est jointavec Note, signifie deux brèves liées ensemble, maisqui ne font qu’un seul corps, d’où on la nomme aussiNote d.’un seul corps. Quelquefois elle a une queue, ouà la droite , ou à la gauche, ou montante , ou descen-dante ; mais il n’y a que les deux extrémités qui mar-quent le son, le milieu netant que pour faire la liaison.Brossard.
OBLIQUEMENT, adv. D’une manière oblique , quin’est point droite. Oblique. Une ligne qui tombe furune autre obliquement. Il est parvenu à tes fins, maisobliquement , par des voies indirectes Sc frauduleuses.
U ne lui a pas reproché ton vice en face, mais il le luia fait connoître obliquement , indirectement.
On dit aussi que des astres se regardent obliquement ,quand ils sont en tout autre aspect , qu’en opposition;comme quand ils font en sextil, en trigone , en qua-drat , &c.
ífS' OBLIQUITÉ, s. f. Disposition d’une chose poséeobliquement ; inclinaison d’une ligne ou d une surfacesur une autre. Obliquitas. L ’obliquité de la sphère causel’inégalité des saisons, des jours & des nuits. Vobliquitédu zodiaque à 1 égard de l’équateur te mesure par unangle de 23 degres & demi. Les Astronomes, à caute/ du balancement de la sphère céleste qui se meut de côtéSc d’autre, observent un epetite obliquité du zodiaque,qui est de 2 3 d. 3 o m. une moyenne obliquité 3 qui estde 2 3 d. 41 m- & la grande obliquité 3 qui est de 2 3 d.53 m. ,
AT L’ObliquitÉ de l’Échptique occupe depuis long temsles Observateurs. En 17 1 9 M- * c Chevalier de Louvillcprétendit que l’écliptique se rapproene peu à-peu del’équateur: il détermina meme ce rapprochement à rai-son d’une minute en cent ans. Mais les observations nese trouvent pas conformes à cette hypothèse : les As-tronomes n’ont point apperçu ce rapprochement, &Yohliquité de 1 écliptique est toujours à peu-pres lamême. Voye y les Inflit. Vflron. de M. le Monier.
Obliquité , se dit aulsi en Morale, pour, manière d agirdétournée , injuste, Sc frauduleuse. Via fraudulenta.
L obliquité de son procédé est étrange. Vous ne pouvezdigeret que l’on arrache le voile de dessus le fond d 0-bliquite j que vous affectez de couvrir du prétexte de
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zélé. S. Évr. sfN Les Encyclopédistes adoptent aussice mot pris au figuré. Je relpectc beaucoup leur déci-sion ; mais je ne crois pas le tens moral aílcz autorisépar l’uíage, au moins parmi ceux qui écrivent bien ,pour m’y soumettre.
fs? OBLONG, UE. adj. Terme de Géométrie, qui se ditd’une figure qui est plus longue que large. Oblongus.U11 cattc-oblong. Un rectangle oblong. Quand Saturneest joint à ses Satellites, il est de figure oblongue. L’é-lipíe, le barlong, ou carré-long, font des figures oblon-gues , sphéroïde oblong. On dit mieux sphéroïde alon-gé. Ce terme est employé en Botanique pour désignerla forme des feuilles, des sieurs & des fruits qui fontalongés.
íf? OBNONCIATION. f. f. Tenne d’Histoire an-cienne. Les Romains appeloient Obnunciatio , l’op-position à une loi, une protestation contre une ré-solution d’asiemblée publique, Sc factiond’annoncerune mauvaise nouvelle. Quand les Augures remar-quoient au ciel quelque signe sinistre, ils faisoientdire à celui qui tenoit les comices, alio die 3 à un au-tre jour. Obnunciabant. Dans ces cas 011 peut se servirdu mot obnonciation 3 pour éviter la périphrase. L 'ob-nonciation fut abolie par la loi Clodia, parce que lesAugures abusoient de la liberté qu’elle leur donnoit,de remettre les comices comme ils le jugeoient àpropos.
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OBODAS,OBODES, ou OBODE. f. m. Nomd’un Dieudes anciens Arabes. Obodare 3 Obodere. Voye p Étien-ne au mot OBOA a , Sc Selden , De Diis Syr.Jym. II.c. 4.p.2 SS. C’étoit un Roi des Nabathéens, dont cespeuples firent un Dieu.
OBOLE. f. f. Monnoie ancienne d’Athònes. Obolus. C’é-toit la sixième partie d’une dragme. Vobole , chez lesAthéniens, étoit une petite pièce de monnoie qui va-loit 1 j de nos deniers, ou y liards, selon l'évaluationde notre monnoie en Tannée 1693, & six de ces obolesfaisoient une dragme Attique , qui valoir sept sous sixdeniers de notre monnoie. Ce que j’ai dit au motDragme , susiìt pour faire connoître ce que c’étoit rSc ce que valoit l 'obole Attique. La dragme Attiquepesoit 67 de nos grains : la sixième partie de 67 est11 -(- 7. Vobole peloit donc 11 de nos grains plus ~de grain ; Sc en effet, j’en ai pesé une du Cabinet dcM. Baudclot, qui est d’environ 12 grains. Ce qu’ilestailé d’évaluer au prix courant de l’argent, Sc en le pre-nant , comme nous avons fait au mot Dragme , à32 1 . le marc, c’est un fou 8 d. ~ pour Y obole Attique ;c’est-à-dire, près d’un fou 9 den.
Ce mot obole vient du Grec éAx°;,qui s’éroir fait deo’CihQç , aiguille ; Sc cette monnoie avoir pris ce nom ,parce qu’elle étoit marquée d’une espèce d’aiguille; oubien, si l’on en croit Eustathius fur le T Livre de l’I-liade, parce qu’elle en avoir la figure. Mais je ne faisfur quoi il sc fonde pour donner cette figure à XoboleAttique. Celles qui nous restent, Sc que j’ai vu dansles Cabinets de nos Antiquaires, font rondes commeles dragmes Sc les didragmes , &c.
Obole. f. f. Monnoie de cuivre valant une maille , oudeux pires; la moitié d’un denier. Obolus. Quelques-uns veulent que ce soit seulement le quart d’un denier,la moitié d’une maille. Nicod Sc Borel disent que Xo-bole commune valoit sept deniers tournois. Maille Scobole ne font qu’une même chose , selon M. le Blanc,Prés. p. 20 3 Sc ne valent que la moitié du denier, c’estpourquoi il y avoir des mailles parisis, & des maillestournois. On trouve plusieurs monnoies d’argentde laseconde race, qui pèsent justement la moitié du de-nier de ce tems-la, Sc qui par conséquent ne peuventerre que Xobole. Sous Louis VIII, & fous les règnes suì-vans, on fabriqua des oboles. Le Blanc , Prés.p. 20.Du Cange dit qu il y a eu en France des oboles d’or, desoboles d argent; que Xobole blanche , valoit quatre tour-nois , qu on appeloit obole tierce , parce que c’étoit letiers du fou. Il y avoit aulsi des oboles d’argem, dupoids d un denier iy grains. Les oboles d’or eurentcours pendant le règne de Philippe Auguste, comme ii