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OÉS. Vieux si m. Grec. Volonté. Le livre de la manièred’aorer dit, je ne vocl rien faire qu’à ton oés ne soit.Borel.
OÉS. s. m. Nom d’un Dieu des Anciens Chaldéens ouBabyloniens. (Es. Helladius rapporte qu 1 il étoit moitié' homme Sc moitié poisson ; qu’il avoit la tête, les mainsSc les pieds d’homme, le reste de poisson ; qu’il sortitde la mer, & qu il enseigna aux hommes les Lettres &l’Astronomie. Comme Bérole cité par Apollodore ditles mêmes classes d’Oannès, Selden ne croit pas qu’ilfaille les distinguer. Voye ^ DeD'ds Syris jJynt.II ,c.I,p. 2tssjSc Voihus , De Idolol. L. II, c.jó.(ESEL. Nom d’une île de la mer Baltique. Osdia 3 ancien-nement 'Ofericta Sc Latris. Elle est à l’entrée du golfede Riga, à une lieue de l’île de Dagho, vers le midi.Elle a environ quinze lieues de long, Sc sept ou huitde large, renferme neuf ou dix pareilles & est défen-due par les íòrterellcs d’Arensbourg Sc de Sonne-bourg. Cette île, avec celle de Doho, font des dépen-dances de la Livonie. Elles étoient tombées entre lesmains des Danois, qui les ont cédées aux Suédois parle traité de Bonsbroe, lan 1645. Maty.
ŒSFELDE. Nom d’une petite ville de la Basse-Saxe. Œs-feldia. Elle est dans le Duché de Magdebourg, auxconfins de celui de Brunswick, sur l’Aller, à sept lieuesau-dessus de Gyforn. Maty.fíCT ŒSOPHAGE, f. m. Canal en partie musculeux, Scen partie membraneux, qui s’étend depuis le fond dela bouche jusqu’à l’orifice supérieur de sestomac danslequel il conduit les alimens. Œfophagus , du Grecci<rc<pu-) 6 f. Il descend droit en bas derrière la trachéeartère. Sa figure est ronde, un peu longue, en formed un petit boyau. Il est composé de trois membranes.La première est Xextérieure qui est semblable au péri-toine. La seconde, ou celle du milieu, est la muscu-leuse , composée de deux ordres de fibres charnues : lessupérieures font droites Sc longitudinales : celles dedestous font circulaires ; les premières accourcistenr &dilatent l ’œsophage , les autres le restèrent. Cette mem-brane est un véritable muícle par lequel Xœsophage faitses mouvemens. Dans le bœuf Sc dans plusieurs autresanimaux, ces fibres font spirales, & se coupent obli-quement les unes les autres. La troisième membraneest la nerveuse , compoícc de fort petites fibres dispo-sées diversement : elle sert au sentiment. Entre la mem-brane charnue ou musculeuse, Sc la nerveuse, quel-ques Anatomistes en mettent deux autres, une vascu-leuse qui est faite d’une infinité de vaisseaux,& xmeglan-duleuse parlemée d’un grand nombre de petites glandes.L ’œsophage a des artères qui viennent du tronc del’aorte , Sc de la coronaire stomachique. Ses veines seterminent à l’azigos, Sc à la coronaire stomachique.Ses nerfs font des rameaux de la huitième paire.
Ce mot est Grec, Sc signifie porte- manger. Les La-tins l’appellent Cula , & quelques-uns , entr’autresCicéron, Stomachus.
OESOPHAGIEN, ENNE. adj. ferme d'Anatomie. Œso-phagianusj, a , um. Qui a rapport à l’œsophage. Les ar-tères œsophagiennes ordinairement font au nombre dedeux ou trois, & quelquefois on n’en trouve qu’une.Elles viennent antérieurement de l’aorte descendante ;Sc se distribuent sur í’œsophage, Sc. Quelquefois lasupérieure de ces artères produit une des artères bron-chiales. Winsl.
Œsophagien, si m. C’est un des muscles du pharynx ,lequel il environne comme un anneau. Il est seul. Sc illert à pouller les alimens en bas, en ressrrant le pha-rinx, de même qu’un sphincter. Quelques-uns 1 appel-lent le Déglutiteur.
<ESYPE. si m. Eípèce de mucilage graissux Sc en consi-stance d’onguent, de couleur grise-brune, d une odeurfade & désagréable. En Grec oItcttov , en Françoisfuint.Œ-sypum. On le tire de la laine grasse qui naît à lagorge &c entre les cuistes des brebis Sc des moutons;on lave cette laine, & on la fait bouillir dans l’eaupour la dégraisser ; on laillè reposer les lotions, ou la
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décoction , Sc l’on trouve desius une eípèce d’écumegrasse qui surnage ; on la ramail e , & Payant passepar un linge , on la met refroidir dans un baril, oudans un pot pour la garder, c’est Xœjype. On s’en sertextérieurement pour résoudre, pour n mollir, pourappaiser les douleurs.
Ce mot est Grec ; il vient de o’á,brebis 3 Sc de oflWáa/,être pourri , parce que Xœjype est une matière sale, Sccomme corrompue, qui íe tire des brebis.
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OET. Vieux adverbe , Huit. Oclo. ,
OETA. Nom d’une montagne célèbre dans l’Antiquité.Oeta. Elle produisoit beaucoup d’ellebore. Elle étoitsituée sur les confins de la Thelîalie, du côté de la Do-ride. Elle est célèbre par le détroit des Thermopiles,Sc par la mort d’Hercule qui s’y brûla. On l’appelleaujourd’hui Bunina.
OETING, ou (Etingen. Nom d’une petite ville, oubourg du Duché de Bavière. Oetinga. Ce lieu, àdemi-lieue duquel on trouve le bourg nommé Alt-Oeting >c’est-à-dire, le vieux Oeting , est situé fur l’Inn, envi-ron à trois lieues de Burcîcauíen, vers le couchant.Maty.
Oeting. Autre petite ville de la Souabe. Ottìnga. Elle estcapitale du Comté qui porte son nom, Sc située sur larivière de Wernitz , à cinq lieues au-destus de Dona-wert. Maty.
Le Comté d’OETiNC. Oflingenfis Comitatus. C’estun des Etats du Cercle de Souabe. Il est borné au nordSc au levant par la Franconie ; au midi par le Duchéde Newbourg; Sc au levant par celui de Wurtemberg.Ce pays peut avoir seize lieues du couchant au levant.Sc huit du nord au íud. On y voir la Prévôté d’Elwan-gen, Sc les villes Impériales de Norlingue, de Bobsin-gue, d’Ahlen, de Dinkelspiehl Sc de Halle en Souabe.Le reste appartient aux Comtes à’Oeting , divisés endeux branches principales ; celle qui porte le nomd 'Oeting 3 est Protestante; elle obtint titre de Prince,de l’Empereur Léopold, l an 1674. Celle deWaller-stein est Catholique. La ville d ’Oeting , Capitale duComté, leur appartient en commun. Maty.
OETMARSEN. Voye^ Ootmars um.
OETOSCYROS. si m. C’étoit l’Apollon des Scythes, oule nom qu’ils donnoient à Apollon. Oetoscyros.
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ŒUF. si m. C’est cette partie qui sc trouve dans les fe-melles des animaux, Sc qui renferme un petit animalde même eípèce, dont les parties se développent Sc segonflent par le iuc nourricier , lorsque Xœuf a été fé-condé par le mâle. Ovum. On avoit toujours cru qu’iln’y avoit que les oiseaux, les poissons, Sc quelquesautres animaux qui fussent produits d’un œuf. Mais laplupart des Modernes croient que l’homme, & géné-ralement tous les animaux en viennent. Harvey, GraasiKercklingius, Sc plusieurs autres célèbres Anatomi-stes , ont íì bien prouvé ce sentiment, qu’il est aujour-d’hui presqu’universellement reçu. On trouve dansles testicules des femmes des vesties grosses commedes poids verts, qu’on prend pour leurs œufs ■ pourcette raison on appelle leurs testicules , des ovaires•Ces œfs íont rendus seconds par les parties les plusvolatiles de la semence de l’homme, Sc ils descendentensiiite par la trompe de Fallope, dans la matrice, oUils se nourrissent Sc croissent. M. de Saint Maurice »Médecin, trouva dans le testicule d’une femme qu’j*ouvrit à Paris en 1682, un fœtus entièrement forme*M. Olivier,Médecin de Brest, atteste qu’en 1684 unefemme grosse de sept mois accoucha d’un grand pl aCd œufs j attachés en forme de grappe , de disterentesgroíleurs, depiiis celle d’une lentille , jusqu’à celled un œuf de pigeon. Wormius allure qu’il 3 vu unefemme qui étoit accouchée d’un œuj. Bartholin leconfirme. Cent. I. Hìjl. Anatom. IV.p. 1 /.Le niêm tfAuteur dit qu’il avoit connu à Coppenhague un cfemme, qui au bout de douze semaines de grossesse