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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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CE U F

les Communautés coopéreroient avcc la même ardeurà ce saint œuvre. Pa.

On appelle œuvres de miséricorde certaines actionsde charité, comme de soulager les malheureux, con-soler les affligés, &c.

On compte sept œuvres de miséricorde spirituelles,&autant de corporelles, par lesquelles on secourt sonprochain dans les besoins de seíprit ou du corps. Lescorporelles font : visiter les prisonniers, donner à boi-re a ceux qui ont soif, donner à mangera ceux quiont faim, racheter les prisonniers, vêtir les nus , logerles pauvres, ensevelir les morts. Les spirituelles font :donner bon conseil à ceux qui en ont besoin, corrigerceux qui manquent, instruire les ignorans, consolerles affligés, pardonner les injures, remettre les offen-ses , supporter les peines, prier pour les vivans& pourles morts, & pour ceux qui nous persécutent.

££? On appelle œuvre pie , une œuvre de charité faitedans la vue de Dieu. On fait des legs pour être em-ployés en œuvres pies.

Et œuvres de surérogation ce qu’on fait de bien au-delà de ce qu on est obligé de faire. On le dit propre-ment de ce qui est au-delà des obligations du Chris-tianisme, ou de la profession Monastique. Les fauxdévots aiment mieux faire des œuvres de surérogationque de satisfaire à celles d obligation ; 8c dans la mê-me acception de tout ce qu’on fait au-delà du devoir,au-delà de ce qu’on avoir promis, ou de ce qui est né-cessaire pour l’assaire dont il s’agit. Ce font-là des œu-vres de surérogation dont je me palferois bien.

Œuvre , se dit encore des productions de l’esprit,des pièces, des ouvrages en prose ou en vers. Opera.Œuvres mêlées. Œuvres posthumes. Les œuvres Poéti-ques de Ronsard , de Corneille. Les œuvres de SaintThomas, d’Aristote &c. Si les œuvres sérieuses de Voi-ture font médiocres, c’est cette médiocrité qui plaît.Costar.

AT Dans ce sens œuvre est ord inairement féminin, quel-quefois masculin au singulier.

Quand le bon Patelin met une œuvre en lumière ,Chaque Lecteur d’accord lui devient un Linière. Boil.

La Pucelle efi encore une œuvre bien galante. Id.

... II eft indubitable

Que pour former œuvre parfait

Ilfaudroitfe donner au Diable ,

Et c est ce que je n ai passait. Volt.

A l’égard des Graveurs , on appelle Y œuvre d’un Maî-tre , le recueil de toutes les estampes gravées qu’oncn trouve. Dans ce cas il est toujours masculin. On atout Y œuvre de Calot, tout Y œuvre de Marc-Antoine,de Lucas. L ’œuvre de Sadelers est compris en trois vo-lumes.

On le dit de même des ouvrages des Musiciens_ Œuvre premier. Œuvre second.

Œuvp.e, ouvrage, synonymes. Œuvre dit précisé-ment une chose faite ; mais ouvrage dit une chose tra-chée 8c faite avec art. Les bons Chrétiens font debonnes œuvres ; les bons ouvriers font de bons ouvra-ges. Syn-Fr.

Le mot d ’ œuvre, ajoute M. l’Abbé Girard, convientmieux à l’égard de ce que le cœur & les pallions enga-gent à faire. Le mot d 'ouvrage est plus propre à l’égardde ce qui dépend de l’elpnt ou de la science. Ainsi

on dit une œuvre de miséricorde, & une œuvre d’ini-quite , un ouvrage de bon goût, & un ouvrage de cri-

oavr RES > aU k dh pour le recueil de tous les

parti^T d un Auteur ; mais lorfqu’onles indique en

íe leuduma^’ 11011 ^ j? int «? ucl( ï ue c P irhc f ’ ond ouvrages. Il y a dans les œuvres de Boi-

A,f C , tlt0uvra Z e qni n’est presque rien, mais„,J„ 0U /P r °d Ult un grand ester, en arrêtant '

ridicule qu’on étoittion

l’Univeriìté de Stagìre.

^ » P almi ics ouvriers Sc les artisans, se dh du

T k P’n iT à sc donner pari

la condamna-est l’arrêt de

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travail sur la matière qu’ils employeur. Mettre en œu-vre , c’est employer à quelque usage. Il faut laisser sé-cher le bois avant que de le mettre en œuvre. Le fervenant de la forge coure tant, quand il est mis en œu-vre , tant, selon Y ouvrage.

|CP On dit en ce sens la main à 1 œuvre pour signifier lafaçon , ce qu’on donne aux ouvriers pour prix 8c sa-laire des ouvrages qu’ils ont fabriqués. Il ne ìn en acouté que la main d"œuvre. J’ai tant payé pour la maind ’ œuvre.

■ffT On le dit de même en parlant des pierreries, Undiamant mis en œuvre, par oppposition à diamant brut.Un diamant brut a moins d’éclat que celui qui est misen œuvre. Mettre en œuvre dans ce sens, c’est le tailler,lui donner la figure qu’il doit avoir pour en faire unetable, un brillant, une rose , &c.

IfA’ On dit d’une pierre délicatement mise en œuvre, queYœuvre en est délicate.

AT On appelle aussi œuvre parmi les Joailliers 8c les Or-fèvres le chaton dans lequel une pierre est enchâssée.Son diamant est forti de Y œuvre , est hors d ’ œuvre ,hors de Y œuvre , pour dire qu’il est sorti du chaton.

fCT On dit figurément mettre en œuvre toutes sortes demoyens , toutes sortes de choses, les employer, adhi-bere , & mettre quelqu’un en œuvre , l’employer àquelque usage. Occupare , ad opus applicare. La na-ture fait le mérite, & la fortune le met en œuvre. LaRock. L’art de savoir bien mettre en œuvre de médio-cres qualités, donne souvent plus de réputation que levéritable mérite. Id. Cette façon de parler est agréa-ble , de la forte qu’elle est mise en œuvre. Costar.L’intérêt met en œuvre toutes fortes de vertus. LaR oc H.Mettre toutes sortes de remèdes en œuvre. V aug.Tout l’agrément des bons offices dépend de la ma-nière dont ils font mis en œuvre. M. Esp.

On appelle en Chimie, le grand-œuvre , la pierrePhilosophale , la bènoîte, qu on cherche depuis silongtems, & qu’on ne trouvera pas. Tant d’expérien-ees & de tentatives inutiles ont fait voir ì’impoffibi-lite àu.grand œuvre. Opus, arduum , magnum, philoso-phicum j Chryjbpíia. On dit par manière d’axiome ,que l' œuvre de la pierre est un jeu d’enfant 8c un ou-vrage de femme ; cela signifie que 1 ouvrage de la pierrese fait d’une manière qui approche de la conceptionde l’homme. Cela signifie encore que l’ouvrage de lapierre est très-aisé à faire, ce qui est cause que lessages prennent tant de foin de cacher leur secret.IstT En Métallurgie on appelle œuvre , du plomb qui con-tient de l’argent. Si la mine d’argent ne contient pointde plomb , on est obligé d’y joindre de ce métal pourla faire fondre. Il résulte de ce mélange une matièrequ’on appelle Xœuvre, qui n’est autre chose que duplomb qui s’est chargé de l’argent contenu dans la mi-ne avcc laquelle on l’a mêlé, de même que des autresmatières étrangères. On dégage ensuite l’argent duplomb & des autres matières en le faisant palier par lagrande coupelle.

Œuvre , signifie aussi la Fabrique, le revenu d’une Pa-roisse destiné à la construction, ou réparation desbâtimens , à l’entretien du service. Annui Ecclefiz re-ditus. Uœuvre de telle Paroisse a dix mille livres derente. Cette maison appartient à Y œuvre. On met aussià part dans les chapitres un certain fonds » qui estdestiné à Y œuvre , aux réparations. C’est en ce sensqu’on quête pour Yœuvre , qu’on dit, n’oubliez pasY œuvre. Tronc pour Y œuvre.

Œuvre d’Eglise, est aussi un banc, un une construc-tion de menuiserie dans la nef des Paroilies t où semettent les Marguilliers, 8c ou s exposent les Reli-ques. Clathri udituorum. Voeuvre de Saint Germain! Auxerrois, du dessein de M. Le Brun, est une desplus belles de Paris. Quand un Evêque vient au Ser-mon , on le place AunsYœuvre au-deiìus des Marguil-liers. A Magnificat on vient encenser Xœuvre , où fontles Reliques, qui font à Y œuvre.

Œuvre , íe dit eu termes de Coutumes. Œuvres de loidans la Coutume de Haynaut, de Mons , de Liège ,de Lille, ce font les solennités de deshéritance , oud’adhéritance , qui se pratiquent dans les aliénations.