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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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quilles , quand elles ont des oreilles auífi d’un émaildifférent. Delphinus ocáneus crïftâ & auribus argen-teis.

OREILLER, f. m. Petit careau rempli de duvet, oude plume, qu’on met fur le chevet ou traversin, pouravoir la tête plus haute. Pulvinar , pulvinarium. Unetaie à 1 oreiller ; ce st f enveloppe, un linge dont on lerecouvre.

Ce mot vient du Latin auriculare , qui signifie lamême chose.

On dit proverbialement , prendre conseil de sonoreiller , pour dire prendre du tems pour penser mû-rement & tranquillement à une affaire. Dans le temsque le Duc de Nortfolk pensait à épouser MarieStuard, Reine d’Ecolíe -, Elisabeth , Reine d'Angleter-re , faisant allusion à ce proverbe, l’avertiífoit de pren-dre garde à oreiller sur lequel il se couchoit.

Oreiller , en Architecture , est dans le chapiteau ioni-que la face de côté des volutes. On l’appelle autre-ment balustre ou coujjlnet de chapiteau. Pulvinus capi-telli-.

fJCF Oreiller, Couffin, ou Careau. Terme de Pas-sementier - Pontonnier. Espèce de petit pupitre carré,fàitdebois léger, plus long que large, couvert dequelque étoffe, rembourée un peu ferme, qui fe metfuries genoux j pour fabriquer , à la main, avec desfuseaux Sc des épingles, les dentelles , guipures , Scautres ouvrages dépendans du métier de Paflementier-Boutonnicr.

(stF Les Ouvrières qui travaillent aux dentelles fe serventaussi de l' oreiller; mais celui-ci est plus ordinairementrond que carré.

fCTO reiller, chez les Couteliers, est une espèce decouffin de toile, rempli de paille d avoine ou debourre, que ces ouvriers mettent fur le chevalet deleur roue à remoudre , afin de n erre pas incommodésdans la situation contrainte où ils font en rémoulant.Dic. de Com.

§3° Oreiller. Vieux verbe. Rouler. Perceval. Borel.Volvere.

OREILLERE. Foye^ Perce-Oreille.

ft? OREILLETTE, f. f. Terme d’Orfévrerie. Petit cer-cle d or ou de cuivre que les femmes qui ne veulentpas fe faire percer les oreilles, y appliquent pour sou-tenir leurs boucles & pendans d’orcilles. Auricula.

0CT Oreillette du cceur. Terme d’Anatomie. Fiyc{Oreille.

AT Oreillettes, f. f. pi. Terme de Botanique. Ce fontles parties latérales d’un casque qui couvrent les oreil-les. Les fleurs de f aconit ont deux oreillettes ou feuillesLatérales. Dict. de James.

OREILLON, f. m. Terme d'Architecture. On appelleoreillons les retours aux coins des chambranles de por-te ou de croisée. On les appelle aussi crojfettes. Auricu-la recurva.

Oreillon. Terme de Fortification. Foye% Orillon.

fCT Oreillon ou Orillon. s. m. pi. Terme de Mégisse-rie. Ce font les rognures de cuirs ou peaux de bœufs,vaches, veaux, moutons, <S’c. dont on fe íert pourfaire la colle forte. On les appelle oreillons , parce queles oreilles de ces animaux se trouvent en quantité par-mi ces rognures. ,

Oreillons, f- m. &^ p’*, Maladie des oreilles. FoyersOrillon. C’est ainsi qu on prononce, quoique natu-rellement on dût dire oreillons, comme on écrit

oreille. v „

OREINS. Vieux adverbe. N a guere. Borel. citant Per-ceval. Nonita pridem. ,

OREE. Nom d’une montagne de Dauphine, qui reçoitson nom d’une mine d’or, de laquelle on volt encoreles puits creusés parles Romains. Chorier , Hiji.deDaup. L. J. p. 34 . La fontaine d ’Orel est une fontainevoisine de la ville de Die en Dauphine. Ses eaux ontune vertu spécifique contre la fièvre tierce. Id. Ib.

ORELLANE. s. f. Plante qui croît en quelques lieux ducontinent de l’Amérique, particulièrement à Brébice,Colonie des Hollandois, près de la rivière de Surinam,en terre ferme. Cette plante fe cultive de la même ma-nière que 1 indigo, & en lui donnant à peu près les

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mêmes apprêts, on en tire une teinture qu’on nommeaussi orellane , comme la plante, qui n’est pas moinsbonne que l’indigo.

OREMUS, f. m. Terme Ecclésiastique qui est Latin , &qui signifie , prions. Il veut dire priere. Un bel oremus.Ce Prêtre a dit bien des oremus à la Meíle. Cette de-vote n’a pas encore dit tous ses oremus. Il est familier.

Le Chantre aux yeux du Chœur étale son audace ,

Chante les oremus , &c. Boileau. Lutrin , c. /•

Ce mot vient de ce que le Prêtre dit oremus , avantque dire les oraisons.

ORENDROIT. Vieux adverbe. Dorénavant. Borel. Po\steti j post modum , in posterum.

Mettes joie orendroit,

Chacun de vous qui uvqr le cœur droit. MaRot. Pf

ORENGE. Foye% Orange.

ORENGÉ. Foye\ Orangé.

ORENGEADE. Foye\ Orangeade.

ORENGER. Foye% Oranger.

ORENGERIE. Foyez Orangerie.

ORENIS. Vieux adv. N’a guère. Borel. Nuper , non ìtApridem.

ORENOQUE, ou OR1NOQUE, ou Paria. Nom d’unegrande rivière de l’Amérique méridionale. Orenocus ,Paria. Elle a fa source dans le Popayan , coule du cou-chant au levant dans un vaste pays qu’on nomme Pa-ria , ou nouvelle Andalousie, où elle fe sépare en deuxbranches, lune qui prend le nom de Rio-negro, des-cend vers le midi, & fe décharge dans la rivière desAmazones ; l’autre qui conserve le nom d 'Orénoque,tourne vers le nord, traverse la nouvelle Andalousieparticulière, Sc fe décharge dans la mer du nord , en-tre 111e de la Trinité, & la côte de la Caribane , for-mant un large golfe, où l’on volt un grand nombre depetites îles. On dit que les débordemens de cette ri-vière font si grands, que ceux qui habitent ses envi-rons font obligés de fe faire des tentes fur les arbres.Matv.

Aigle d’ORiNOQUF.. Orinoquensts aquila. On appelleainsi aux Antilles un gros oiseau, qui passe souvent dela Terre-fcnne dans ces îles. Les premiers habitansde Tabago le nommèrent Aigle d 'Onnoque, à causequ il est de la grosseur Sc de la figure d’un aigle, Scqu’on tient que cet oiseau , qui n’est que passager encette île, íe voir communément en la partie de l’A-merique méridionale, qui est arrosée de la grande ri-vière d ’Orinoque. Tout son plumage est d’un gris clair,marqueté de taches noires , hormis que les extrémitésde ses ailes & de fa queue font bordées de jaune. Il a lesyeux vifs Sc perçans, les ailes fort longues , le volroide Sc prompt, vu la pesanteur de son corps, il ferepaît d’autres oiseaux, íur lesquels il fond avec fu-rie , & après les avoir atterrés, il les déchire en piè-ces Sc les avale. U «'attaque jamais ceux qui font foi-bles & fans défense ; mais seulement les Arras , les Per-roquets, & tous ceux qui font armés comme lui debecs forts Sc crochus, Sc de griffes pointues. On a mê-me remarqué qu’il ne se rue point fur Ion gibier tandisqu’il est à terre, ou qu’il est pose íur quelque branche,mais qu’il attend qu’il ait pris l’essor, pour se com-battre en Pair avec un pareil avantage. Lonvill. dSPoincy. Hist. Nat. des Antilles , c.XF. art. ij.

ORENS. f. m. Nom d homme. Oricntius. Saint OrientouOrience, que nous appelons communément SaintOrens , gouvernoit i’JÉglile d’Auch en Gascogne, dutems de 1 Empereur Valentinien III. Lorsque ce pay Sétoit fous la domination des Visigots. Baillet. Foy-fur ce Saint, se P. Hensehénius dans ses A cl a Sanff*Maú , T. 1, p. 6 0 & suiv. Le Martyrologe Romainfait mention de deux Saints Orens au i r de Mai; 1 epremier , Martyr avec Sainte Patience à Huefca, eslEspagne, & l’autre Evêque d’Auch. Baronius remar-que íur 1e premier , que ses fleurs des Saints d Espa-gne , tirées des anciens monumens de l’Église d Haeí-ca, disent que ses Saints Martyrs Orens Sc Patience,