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brune, tirant fur le bleu obscur ; à son commence-ment se voir une membrane qui s’érend par de-là lesouvertures des naseaux, 8c qui en Unifiant, fait à fesbords une forme d s ; l’ouverture du bec est de la lar-eur d’une paume 8c un doigt, fa langue est sembla-le à celle de l’homme, & est large par lc bout ; & parles deux côtés elle a deux crochets faits comme deshameçons ; elle est fort dure & de couleur de corne ,
& est attachée à la mandibule d’en bas ; son extrémitéest environnée d’une membrane de couleur de corne ;certe mandibule est creulée comme un canal qui estfermé par le dessus du bec, qui a par le milieu unecertaine ouverture, par laquelle la pituite distille; latête & son cou sont couverts de plumes longues 8cétroites, 8c de son menton pendent des plumes me-nues , des poils, comme une eípcce de barbe; lechamp de ion pennage est diversifié de trois couleurs,de blanchâtre, d’obscur , 8c de rouille ; les grandespennes font de couleur brune , tirant un peu fur lechâtain ; les douze pennes de la queue font un peurousses 8c tachetées de blanc 8c de noir ; celles qui fontobscures ; savoir, celle de dehors, blanchiílent à leursparties intérieures , 8c tirent un peu fur le châtain; lesdeux du milieu font longues 8c couvertes de tachesblanches, & obscures preique.partout, 8c font noiresà l’cxtrémité ; celles qui descendent du bas du dos,
8c qui couvrent le commencement de la queue , fontpreique toutes blanches ; elles font toutefois tachéesd’un peu de noirceur, 8c toutes noires à leurs extré-mités. Ses jambes font cou verres de plumes obscures; jun peu fauves, de façon qu’il ne reste qu’environ deuxdoigts de découverts aux jambes. La peau de tout soncorps est couverte d'en fin duvet très-blanc, commecelui des cignes; la partie des jambes qui est décou-verte , ainsi que les pieds, font d’un fort beau jaune ;fes doigts font de grande étendue ; ses ongles font sinoirs qu’ils en íont luifans , 8c font faits en demi-ccr-clc, 8c bien proportionnés selon la différence de leurslongueurs ; la substance des ongles au-dedans est blan-che comme de l’os, 8c couverte d’une écorce noire ;fes jambes 8c fes pieds font couverts de marques ron-des , de disterentes grandeurs ; mais l’extrémité de lajambe , ainsi que le haut des doigts qui la joignent, ontdes écailles faites en demi-cercle, ainsi que l’aigle ap-pelée chryfaclos . Cette espèce d’aigle ne vit que depoisson , à ce que dit Aldrovand.
Il y a une autre espèce d 'Orfraie , ou de petit vau-tour qui est de la meme grandeur, 8c dont le champdu pennage est fort approchant du Milan , excepté seu-lement qu’elleadeux marques noires fur les côtés desmanteaux. Elle a la tête comme l’autour ; les cuisses 8cles jambes d’un vautour, 8c de couleur jaune ; tout soncorps est couvert d’un fin duvet, comme la peau duvautour ; fes jambes font entièrement couvertes de plu-mes , fes ombres font fort larges ; son bec & fes piedsfont jaunâtres ; cet oiseau vit de carnage & de charo-gne , l’on n’a pû découvrir jusqu a présent le nom pro-pre de cet espèce d 'Orfraie-, ou d’aigle, on la croit bâ-tarde du vautour, d autant qu Aristote parle de cer-tains petits vautours , qui approchent en quelque fa-çon de cet oiseau. Il y a d autres Auteurs qui croientque c est une espèce d 'Orfraie.
L 1 Orfraie appelee en Latin est de la grosseur
du moyen duc ; sa rcte est groile 8c ronde , 8c est re-vêtue par-devant de petites plumes menues & déliées,mises en rond. Elle a les yeux grands, la prunelle noi-re 8c grande, 1 iris d’un jaune lave 8c pale, à la diffé-rence des autres qui l'on t plus couvert 8c plus ardent ;son bec est courbé, & de couleur de corne brune ; toutle champ de son pennage est de couleur de rouille di-versifié de taches brunes , principalement les grandespennes, fur lesquelles elles font de travers ; celles dudernier rang qui couvrent les grandes pennes &lesmanteaux , ont des taches blanches à leurs extrémi-tés , qui composent une ligne ; fa queue est plus lon-gue que fc s ailes d’une paume ; elle est de couleur derouille avec des taches en travers, de même que les■eperviers ; ses jambes font velues jufqu’aux ongles de£cs doigts, ainsi que les pattes d’un lièvre ; fes ongles
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íbnt très-noirs, 8c peu courbés ; elle a les doigts despieds séparés comme la chevêche.
ORFRARÉ, ÉE. Vieux adj. Couvert d’orfroi. Opere , ouauro Phrygio textum , ornatum y un chapelet orfraré.
La pourpre fut toute orfrarée ,
Si ert pourtraites a ors r aïs. R. de la Ro s e.
ORFROI. f. m. Ménage écrit orfrai. C’est une broderieriche d’or ou de foie qu’on met fur les bords d’unechappe ou pluvial, d’un parement d’autel, d’une échar-pe , 8c même des anciens habits 8c chapeaux. Sacratrabea ornamenta anteriora.
Ce mot vient de aurum Phrygium , à cause que l’in*vention de ces broderies est venue des Phrygiens. LesItaliens appellent encore Yorfroi , auriphrygio , 8c lesAnglois orjroï. On appeloit autrefois O f rois , de l’ormoulu, des galons dorés, ou des paillettes ou écaillesd argent doré, qu’on mettoit fur les hoquetons des Ar-chers de la Garde du Roi, parce que c’étoit les Orfè-vres qui faifoient ces ouvrages.
Autrefois on a écrit Ors rais y Orfrois , & Orfroie ;8c ce mot signifient le bord du collet, selon GermainMilet en Ion histoire de S. Denis.
Si eut le corps bel & deugiéD Orfrois eut un chapel mïgnot ,
Un chapel de rose tout frais ,
Eut dessus le chapel d’orfray. R. d e ia RosÇÌ
Et un chapeau d’orfrais eut neuf ,
Le plus beau fut de dix-neuf 3Jamais nul jour veu je navoieChapeau fi bien ouvré de foie. Id. /
Pourtraites y furent d’orfroisHistoires d’Empereurs & Rois. Id.
ORG.
ORGABA. Ville de la balse-Ethiopie, situé fur les bordsde la rivière d’Onchit, qui se décharge dans le Nil.
ORGAGIS. f. m. Toile blanche de coron qui vient desIndes Orientales. C’est une des sortes de Baiseras.
ORGANDY. f. m. Sorte de mousseline ou toile decoton.
(fiT ORGANE, f. m. Partie de l’animal disposée d’unecertaine manière qui la rend propre aux usages auí-,quels elle est destinée. Organum. Les muscles font lesorganes du mouvement. Musculi sunt organa motus.Les organes qu’on appelle premiers, font ceux qui fontcomposés de parties similaires, comme les muscles ,les veines, les artères &c.
Les secondaires font ceux qui font composés de plu-sieurs de ceux-là. Les mains , les doigts &c. font des or-ganes secondaires. Eoye% Organique.
On appelle Y organe des sens , la partie du corps ostl’objet de ce sens fait son impression. Tous les organesdes sens internes & externes communiquent avec 1 e siè-ge de lame,avec la partie du cerveau qu’on appelle cen-tre ovale, par le moyen de quelque nerf. L’œil est Yor-gane de la vue, l’oreille de l’ouie, le nez de l’odorat, lalangue du goût. Gomment arrive t il que les objets al-lant frapper les organes de nos corps, ils forcent lameà s'y appliquer ? Nie. Chaque mouvement qui se palíedans les organes des sens, 8c qui est communiqué auxesprits animaux, a été lié par l’Auteur dc la nature à ustcertain mouvement de lame. Vill.
Avec le mouvement , le son n*est point mêlé ,
11 n est produit qu en nous par /'organe ébranlé.
L’Ab. Genest.
On dit particulièrement d’une personne qui a la voixnette 8c forte, qu’elle a un bel organe y un bon organe.Ac. Fr.
Ce mot vient du Latin organum , instrument.
ffc? Organe , en Botanique, partie organique. C est uncomposé de différentes espèces de vaifièaux, de tifltf