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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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os

oa contre-poison devenu fameux à Paris, ains appelé,parce quil a été distribué par un Opérateur venu d Or-viéte, qui en fit des expériences extraordinaires en fapersonne sur un théâtre public en prenant différentesdoses de poison. Dans la Pharmacopée de Charras ily a une manière de faire Xorviétan , où l’on voit que lathériaque est une des principales drogues qui y entrent.

ORVIÉTE. Nom d’une ville cf Italie, capitale de l’Or-viétan. Orvietum , Urbevetum Urbiventum , ancien-nement Urbs vetus 3 Oropìtum , Orobitum , Orbitum yHerbanum. Elle est près de la Paglia, à une lieue de sonembouchure dans le Tibre, dr à dix lieues de Pérugia,vers le midi. Orviéte est Épiscopale , suffragante im-médiatement du Pape. C’est une place forte par fa si-tuation fur un rocher escarpé de tous côtés , & par sestravaux. Maty, Le nouveau Royaume d’Espagne,qu’onappeloit dans ces premiers rems le Royaume d Orviete,s’augmentoit par les victoires & par la conduite d’Al-phonfe gendre de Pelage, qui à l’exemple de Récaréde,dont il étoit descendu, prit le nom de Catholique.Bossuet.

ORURO. Nom d’une petite ville du Pérou. Oruro. Elleest à 80 lieues d’Arica. Les minières qui donnent àprésent le plus d’argent, font celles d ’Oruro.

ORUS, ou HORUS. f. m. Dieu des Egyptiens. Orus.

Il étoit fils du Nil, c’est-à-dire, d’Oíìris & d’Isis. Orusétoit l’année ou le rems , félon l’expiication d’Hésy-chius 8c d’Erotien. Il y avoir l’Orus céleste, né de 10 -liris céleste & d’Isis, & l’Orus fublunaire, fils de 1 Osi-ris sublunhire & d’Isis, c’est-à-dire, de Farrosement dela terre par le Nil. Plutarque dit qu’on croyoit qu Orusavoir été élevé par Latone dans Rutos. Orus selon laMythologie des Égyptiens, vainquit Triphon. Voye\fur ce Dieu, Voilïus, de.Idol. L. II , C.74. & y j. Dio-dore de Sicile, L. I, & Macrobe, Satum. I. /, c. 2r,disent qu Orus étoit Apollon ou le soleil. Voisins lemontre encore par d’autres témoignages. De Idol. L.

ORYCHTOGR APHIE, ou ORY CHTOLOGIE. f. f.Termes d’Histoire naturelle , formés du Grec, qui si-gnifient proprement , description des fossiles, dis-cours fur les fossiles; mais ils íe prennent pour la con-noilsimce, la science des fossiles, de rout ce que laterre renferme dans son sein. U Histoire naturelle éclair-cie dans une de ses parties principales , V orychtologie ,qui traite des pierres , des métaux , des minéraux &autres fossiles. C’est le titre d’un Ouvrage publié en17 f j par M. d’Argenvilliers. Orychtographia. Orychtologia. La Lithologie fait partie de l'Orychtologie.fCF ORYCHTOLOGIQUE. adj. qui appartient à l’Ory-chtologie , qui la concerne.

HéT ORYCHTOLOGISTE. adj. 8c f. qui travaille furl’Orychtologie.

ORYX. f. m. Espèce de bouc sauvage , dont les cornespassent pour sudorifiques & bienfaisantes contre lamorsure des animaux venimeux, soit qu’on les prenneen poudre, soit qu’on les prenne en décoction. Cetanimal se trouve , à ce qu’on dit, particulièrementdans les bois dc la Gétulie.

O S.

OS. Vieux pronom de la seconde personne du pluriel.Vous. Vos.

OS. si m. Partie solide des animaux,qui soutient toutea masse de leurs corps & de leurs chairs. Os , ojsts.

es os ont couverts d’une membrane qu’on nommecommunément le périoste, 8c plusieurs sont remplisn, Ur ) e ^ stance huileuse qu’on appelle moelle. Dansne c l lle ette on voit la disposition de tous les os dennìiu'a’’' cal ' e une maladie des os. Caries. L’es-que fracture ^ F artie Rui s’cn sépare par quel-

^,ppelle ç st. très - du ^> comme ceux qu’on

dît ZfZZkZ r '"I" d£S templCS ’

mn : m a f. 1, •/ dun Jfi r na ; & en mous, qui ont bien

moins de dureté en comparaison , comme l’etmoïde& les epiphyscs. Mollia. On appelle x

qui n ont m creux m concavit é V J ,

& 1 ;ischion. Solida. ° ncavK ^ lomoplatte,

Tome VI.

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fF? Le nombre des os du corps humain 11’est pas le mêmechez tous les Anatomistes. Quelques-uns en comptent242, d’autres 300, d’autres 307, & d’autres enfin318. Les Modernes en comptent ordinairement 248,environ: 62 dans la tête, y6 dans le tronc, 64 dansles bras 8c les mains, 62 dans les jambes & les pieds.

L os anonyme , anonymum , ou lans nom , a troisparties, qui sont les flancs, la hanche & le pénil. Quel-ques-uns pourtant l’appelient Ileon ; c’est-à-dire, l’ovdes flancs , d’autres Ischion , ou l’ox de la hanche. Ilparaît unique , 8c joint de deux côtés l’ossacré ; maisaux jeunes gens il paraît divisé par trois lignes ; ce quiest cause qu on en fait trois parties. La première s’ap-pelle Ileon , parce qu elle soutient ''intestin qui portece nom, 8c parce quil est entortillé. La seconde s ap-pelle l’os pubis _,ou l’os du pénil, ou l’os barré , qui estfort ferré avec le précédent. La troisième partie fe nom-me Ischion , ou Fox de la hanche , dans lequel il a uneprofonde cavité qu’on nomme cotile , acétabule , em~boïture y pour recevoir la tête de Fox de la cuisse. Il aun apophyse de cartilage qui comprend cetre tête,

8c on la nomme Sourcil.

L’ox sacré y ossacrum, est la dernière partie de l’épine,qui est ainsi appelée, parce que c’est le plus grand detous les os de l’épine. Ainsi Homère a appelé les grospoissons, poissons sacrés. On l’appelle aulsi Fox largeyparae que la largeur fait comme un triangle, qui est aucommencement large , & qui va peu à peu, en s’étré-ciísant. Sa partie antérieure est cave comme un demi-cercle, & par celle de derrière il est gibbeux & voûté.

Il est compoíé de cinq os , 8c quelquefois de six , quife séparent aisément aux petits enfans, mais qui s’unif-fent tellement aux grands, qu il semble que ce ne soitqu’un os. On les met au nombre des vertèbres, quoi-qu’ils n’en aient pas l’ufage. Denis Papin de Blois,Docteur en Médecine, Membre de la Société Royale,8c Profeíïeur de Mathématique à Marpurg , 1681 , àLondres , a fait la description d’une machine pouramollir les os : son usage est Fart de les assaisonner,de les cuire , de les rendre bons à manger, d’en fairedes bouillons 8c de la gelée. On en a trouvé une à Palis,plus simple encore que celle de Papin, dont quelquespersonnes ont fait usage pour les pauvres, dans des an-nées de disette. Cc n’est autre choie qu’un canon defonte ou de fer; on le remplit d’ox , puis on en fermeFeutrée bien exactement, on le met au feu , 8c les oss’y liquéfient, 8c deviennent propres à faire du potage.Le Traité de M. Papin fur imprimé en François à Parisen 1682 , sous ce titre , la maniéré d’amollir les os ,& de faire cuire toutes sortes de viandes en fort peu detems & a peu de frais. On dit que dans l’Inde près deMalaca , on trouve une herbe qui endurcit si fort lesos , que si on en frotte les dents, il n’y a point de cail-loux si durs, qu elles ne réduisent en poudre. Au con-traire dans la Norvège il y a une herbe qui ramollit sifort les ox des bêtes qui en mangent , que les bœufsmême ne sauraient íe soutenir íur leurs pieds, aprèsen avoir mangé, Sc tout leur corps devient maniablecomme de la cire. Journal d.’Allemagne, & IX' Jour-nal de France / 6 77.

Les Journaux deLeypsik, 1683 , p. 220 , parlentd’une femme malade depuis vingt-cinq ans d’un ulceredans l’íitérus,qui rendit parles selles douze ou treizepetits os tous entiers, mais qui n’avoient nulso res-semblance à aucun ox d animal, de sorte qu cUe n a-voit pu les manger. . ,

Os , se dit aulsi de quelques poissons, quoique leurspatries solides s’appellent ordinairement arretes. Ain-si , 011 dit que les Orfèvres font leurs moules les plusdélicats d’ox de sèche. Osasp 1 ^- jct est un pois-son. On dit aulsi les ox d’un crocodile ; les ox d’une ba-leine. Les Marchands font aulsi trafic d ox de coeur decerf, parce qu’ils fervent à beaucoup de maladies. Osa

cordis cervini. , r .

Os, signifie aulsi cette maticre dont on fait plusieurs ou-vrages de Tabletterie, qui en effet vient des ox de quel-que animal. L’ox ne sc jaunit pas íì-tôt que Fivoire.On emmenche d’ox les couteaux.

On dit poétiquement, que la terre soir légère à ses

Fíf