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jusqu’à ce que rìétant plus capables d’admetrre lessucs nécessaires à leur nutrition » ils rendent inévita-ble le dépérissement de la machine. Mais la manièredont cela s’cxécute est une espèce de mystère. Selon M.Duhamel Yojfification se frit par addition de couches,comme dans les arbres. Selon d’autres elle se fait pardéveloppement , à la différence des arbres. Foye%Accroissement , Intus-susception, Juxta-posi-
TION.
fCT OSSIFIER, v. a. Terme de Médecine. Changer enos. In os mutare 3 indurare. Dans les enfans il y a beau-coup de cartilages qui ne sont point encore ojjìfie's.
%fT II s’emploie ordinairement avec le pronom person-nel , s’ojfifier , c’est devenir os, os fieri , prendre la na-ture des os, ojfis naturam induere : ce mot se dit de lasubstance qui sert de matière aux os , & de ce qui ap-proche de la nature des os. Ce suc s’ojfifiant, y fait unecouche qui va former l'extrémité du corps de la dent....Un nouveau íuc se colle à la première couche, il Yojfi-fie ensuite. M. Fauchard.
Ossifier , signifie encore la conversion qui se fait quel-quefois chez les vieillards de leurs cartilages; Sc mê-me de leurs membranes & de leurs chairs, en os. M.Poupart en ouvrant le corps d un homme mort âgé deprès de cent ans, trouva que les neuf vertèbres infé-rieurs du dos ne faisoient plus qu’un os, les cartilagesqui font entre deux s’étant tous ojfifiés. Hift. de VAc.des Sc. 16p9 j p. / 0. M. Duverney a trouvé en plu-dieurs sujets la duce-mere ojfifiée en plusieurs en-droits. v
OSSIFIQUE. adj. Ce mót est nouveau , & n est guercen usage qu’en parlant des vieux Philosophes, qui ex-pliquoient toutes les opérations naturelles, la nutri»tion , la végétation , &c. par des qualités. Qualitéoffìfique est une qualité qui convertit en os une partiede la nourriture que prennent les animaux ; on dit de ■même qualité chilifique jfianguifique 3 &c. Foye% Dio-nis qui rejette toutes ces quantes dont il parle dans iontraité des Opérations.
OSSIFRAGUE. i. m. C’est, selon Albert le Grand , lacinquième espèce d’aigle , qui est fort petite, quoi-qu'Aristote dise que c’est la plus grande, à la réservede celle d'Allemagne. Son pennage est cendré, tirantfur le blanc. Pline dit qu’elle est sortie de l’aigle de•mer qui conçoit & retient de tous les oiseaux de -proie. Elle nourrit non-seulement ses petits, mais aussiceux qu’une autre aigle a rejettés. Elle a la vue foi--ble, contre le naturel des autres aigles. En Latin ojfi-fraga.
AT LOssifrague est ce qu’on appelle le grand aigle de ■•mer, aquila marina. Il a six ou sept pieds d’envergure,Sc trois pieds quatre pouces de longueur, depuis la-î pointe du bec jusqu’à' l’extrémité de la queue. S011 plu-mage est varié de blanc , mêlé de brun & de couleurde rouille.
OSSILAGO , ou OSSIPANGA. s. f- Ternie de My-d^tJogie-. Nom dune Déesse de l’ancienne Rome. Ojfi-lago. C etoit elle qui consolidoit les os des enfans, quileur donnoit de la force & de la vigueur. Arnobe,L- IF j contra Gentes. U ì 'appelle ailleurs Ojfipanga,OU O fipagina. Et Stewechius, dans ses Electa, ou No-tes fur cet Auteur,veut qu’on mette Ojfipanga aux en-droits où il y a ojfilago. Heraldus rejette l’un& l’autre,dk met à leur place opigena. Ossipanga peut néanmoinsvenir de os , ojfis , Sc de pago , v ieux mot qui vient du•Grec «11 sEV, «»Twiui , compingo , ad aoriste Ua.yw , «Scde-là ^Vq densitas ; d’où les Latins avoient-fait n a go.
OSSMIANA. Nom d’une pente ville avec Châtellenie.Ojfimiana. Elle est fur la rivière d Ojjmiana , dans le
Palatinat de Wilna, vers le sud-est.
OSSONE, ou OSSUNA. Nom d’une pente ville d’Es-pagne. Ojfuna , anciennement Orfona j Urjao , YJrfo.Elle a titre de Duché, Sc une Université > & elle est si-tuée dans l’Andalousie, à cinq lieues d’Écejia, ' ers lemidi. Maty.
yjg? OSSU , UE. adj. Qui a beaucoup d’os , de gros os.Ojjuofus. Quelques-uns se font servis de ce mot. Pour-quoi ne dit-on pas osseux ,ojfu , comme on dit clmr-neuX,^ Charnus
OST.
OST. f. m. Vieux mot qui signi fioir autrefois une armée.Il campa son ost en un tel endroit. Exercitus.
Ce mot vient du Latin hostis ; d’autres veulent qu’ilvienne à’obfidiatus. Foye\ Ménage.
On appeioit autrefois ojl banni , la convocation duban Sc arrière-ban , lorsque les Vassaux croient tenusde suivre leur Seigneur en guerre ou de lui fournirun homme , ou certains deniers pour se racheter : cequ’on appelle dans les vieux titres, heríbannus. On adit dans le même sens ; service de Y ost aide de Y ost,pour dire, service «Sc aide qu’on doit en guerre & àla guerre.
OsTj n’est plus en usage qu’en ce proverbe: Si Y ostsavoir ce que fait Yofi, Y ost battrait Y ost-, qui veutdire, que íì un Général savoir l’état, les desseins lesdémarches de Ion ennemi, il lui seroit facile de le dé-faire , Sc d’en venir à bout. Académ. Franç. FoyerOtage.
Ost. s. m. Ancien mot Celtique §c Tudesque. Orient»'Oriens. Ce mot prend rarement ion s dans la compo-sition. Huet , Origine de Caën , c. 21.
OSTABARETZ. Nom d’une petite contrée de la basseNavarre en Gascogne. Le bourg d’Ostabat, à deurlieues de Saint-Palais, vers le midi, en est le lieu prin-cipal. Ostdbarefium. Maty.
OSTADE. f. f. Espèce d’étostc ancienne , toute delaine j dont l’usage s’est entièrement perdu. HenriEtienne appelle des manches de deux Paroisses, quifont moitié d’ofiadc,Sc moitié de velours. Manica co-loris diverfi. Manches dc deuxparoijfes ■ c’est-à-dire»;moitié d’ost a de , Sc moitié de velours : ou un pourpoint:de trois paroisses , fi le corps est de demi- ostade, hbout des manches de-cuir , & le bas de velours. Villon »'c s repues franches. Item. Se pourront faire toutes sor-tes dc camelots ,-ostade , dcmi-qstade <3 serge , bu rail& étamine. Ordonn. d’Henri III 3 pour les Tijsu~ stiers - Rubaniers , art. 34.
Robe foure'e 3 pourpoint d’ostade, Sc. Borel»
OSTAGIER. f. m. Vieux mot. Otage, venant à’ohfes.Borel.
OSTALRIC. Nom d’une petite ville d’Espagne. Ostalri-cum. Elle est dans la Catalogne, fur la rivière de Tor-dera , à huit lieues de Girone , du côtédu midi. Elleétoit défendue par un château, qui n etoit accessibleque du côté dc la ville , où il y avoir sept retranche-mens s un fur l’autre, mais fort mal entretenus. LesFrançois prirent ce château l’an 1694, «Sc ils le démo-,lirent i’an 1695 .Maty.
OSTE. f. m. & f. Vieux mot qui se trouve dans Be.vu-manoir ; il signifie celui qui tient une maison d’unSeigneur, Sc qui est son justiciable. Cliens hofipes.
Ce mot vient du Latin hofipes » aujourd’hui on dithôte.
OSTELER. Vieux v. a. Loger. Perceval. Borel.
OSTENDE. Nom d’une ville des Pays-Bas. Ofiehtla. Elleest fur la côte de la Flandre Espagnole , où elle a unfort bon port, entre Bruges «Sc Nieuport-, à quatrelieues de la première, & à trois de la dernière. Os-tende n’est pas une grande ville, mais elle est peuplée,marchande, «Sc íur-tout tres-íorte par fa situation dan»des marais » «Sc par ses ouvrages. Elle est fameuse par lesiège que les Hollandois y soutinrent contre les Espa-gnols, depuis le 1 y Juillet 1601 , jusqu’au zo Septem-bre 1604, qu dle sut rendue, n’étant plus qu’un mon-ceau de ruines. Maty. £sT lien cou ta 80 mille hom-mes aux Espagnols, Sc les assiégés, dont la garnisonfut souvent renouvellée , perdirent plus de 50 millehommes. Nous avons en François l’histoire de ce siè-ge d’Ostende en douze livres, par Christophe dc B o-»nours, Sc imprimée en i6z8, à Bruxelles, in-4°-Longit. zo deg- zi min, 33 f. Lat. yi deg. 10 min»36s.
OSTENDOIS 3 OISE. f. m. Sc f. Qui est d’Qstende. Utt