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Troyes.Le pays porte encore ce nom : car on dit, séanten Otte , Aix en O t te. Le pays d’Otte s’étendoit pour-tant plus que la forêt, qui lui donnoit son nom. Foye\Valois , Not. Gall.p. 62 s , & 62 6.
OTTENWALD. Foyei Odenwaldt.
OTTESUN. Nom d un détroit du golfe d’Alborg, enJutland. Othonis fretum. Ce détroit est: aux confins desDiocèses d’Alborg & de Rypen, un peu au levant de laville de Lemvig. Il apris son nom del’Empereur Othon,qui s’avança dans le Jutland juíqu’à ce détroit. Maty.
OTTING. Foye ç Oeting.
OTTOMAN. Voye^ Othoman.
OTTONA. L m. C’est ainsi que les Japonnois ap-pellent le Magistrat qui est chargé de l’inspcction dechaque rue dans les villes. C’est à peu-près ce que nousappelons un Commissaire.
OTTOSCHATZ. Nom d’un bourg de la Morlaquie, si-tué à quatre lieues de Segna, vers l’orienr. Ooschatum.Quelques Géographes prennent ce bourg pour 1 an-cienne Arucia j petite ville de la Liburnie , que d’au-tres placent à Bregna, village voisin. Maty.
OTTUPLE. f. f. Terme de Musique. Mesure à quatretems , qu’on marque ordinairement par un C , quel-quefois par ft j Sc souvent par un C barré, quand lesquatre tems font fort vîtes. Ocíupla.
Ce mot vient de l’Italien Ottupla , qui est la memechose avé octuple .
OU.
OU. f. m. Nom d’homme. Ulfus. Saint Ok, Martyr. Ily a près de Méry , à quatre lieues d’Arcies, au Dio-cèse de Troyes en Champagne, un village de son nom,où il est honoré comme Martyr. Ciíast. Mart. T. I>p- 3 74' & 3 79-
Ou sans accent. Conjonction disjonctive, 8c alternative.A ut j seu,Jîve , vcl. Il saut faire l’un ou l’autre , íortirou demeurer; dire oui ou non ; payer ou agréer , &c.Vaugelas a fait quelques remarques fur l’ufage de cemot : il prétend qu'il faut dire, par exemple, ou la dou-ceur , ou la force le fera, & non pas le feront, à causeque la disjonctive ou ne íe trouve que deux fois ; maislorsqu’elle se trouve plus de deux fois, il croît qu’onpeut mettre le verbe au pluriel ou au singulier, commeen cet exemple : peut-être qu’un jour, ou la honte, oul’occasion, ou l’exemple leur donneront , ou leur don-nera un meilleur avis. L’un & l’autre est bon ; cepen-dant à cause de 1 accumulation des choies, qui présentedes faces diftérentes à la fois, il est plus élégant de diredonneront que donnera. Vaug. Rem. Il faut remarquerquota met cette conjonction ou , même devant le pre-mier membre dune énumération , 8c que quelque-fois aulsi on ne la met qu’après le premier membre 8cdevant le second. Le Comte sait qu’on peut l’accuserde part ou d’autre, d’avoir ou mal entendu, ou malretenu cette réponse. L’Ab. Regn. On pouvoit suppri-mer le mot oi£ qui est devant les mots mal entendu ;mais c eut été une faute de dire, ou de part ou d’autre,parce que 1usage veut qu’on dise, de part ou d’autre.
Ou lignifie quelquefois autrement, en d’autre ter-mes. La Logique ou la Dialectique. Logicam quamDialecticam vocant.
Où , avec un accent grave, qui ne marque point une pro-nonciation disterente de celle , ou du nom , ou de lapréposition , dont nous avons parlé dans les deux ar-ticles précédens, mais qui sert feulement à distinguería nature, & qui sait faire attention que 1 ou avec accentn’est pas la même choie , 8c n a. pas le meme sens que1 ’ou fans accent; 8c qu il est adverbe de lieu. Oà va cechemin-là ì Quò ducit illud iter ? Ou allez-vous si vîte ?Quò tam cito pergis ? Ou logez-vous a présent ? Re-marquez l’endroit ou nous en sommes. U est venu de jene fais oà\ pour dire, il est inconnu.
Ce mot vient du Latin ubi.
Ou íe met également pour le pronom relatif lequelou laquelle , tant au singulier qu’au pluriel, en y joi-gnant quelque préposition. La haine 8c la flatterie fontles écueils ou la vérité fait naufrage. La Rochef. Pourdire, dans lesquels. Le pronom lequel est d’ordinaire sirude dans tous ses cas,que notre langue lui substitue,
O U A
autant qu’il est possible, des mots plus doux 8c pluscourts, comme ou dans les exemples qu’on vient ^'al-léguer , dont 8c quoi dans une infinité d autres. Il íe ditauffi pour, à quoi. Bon Dieu ! oà en sommes-nous ré-duits !
ffCF Où, joint avec la préposition de marque le lieu où lacause dont il s’agit. O’oà a t-il pris cela ? d ’oà tirez-vous cette conséquence ì D’oà vient le mal ? D’oà vientque vous faites telle chose. L’uíage autorité d oà vientfaites-veus cela ; Par oà , marque le lieu ou le moyen.Par oà passerai-je ; par oà me tirerai-je d’aftaire ?
Où, vieille particule qui s’est dite au lieu de au qui si-gnifie à le. Oà point que , pour, au point que, lorsque.Ou quel , pour auquel.
Ou est auffi une vieille préposition. Dans. In. Ou pays ,dans le pays. Lobineau.
OU QUE, pour dire, en quelque lieu que, se trouve enplusieurs Auteurs anciens Sc modernes. Quòcumque.Marot a dit :
L’œil & le cœur de tous ceux qui la virent ,
Où qu 'elle allât } tout le jour la suivirent.
Brébeuf l’a auffi employé dans ce vers : Oà qu'àporte les yeux, il y porte la mort. Malgré ces autorités,je ne laille pas de le condamner. M en. Il ne vaut pasmieux, quand il s’agit des personnes. On ne dit pointc est un homme ou j’ai remarqué beaucoup de vertu.
fKF Quand Corneille a dit dans le Menteur ces coquettesoù peuvent tous venans , il n’a pas parlé François. Ondit bien la maison oà s ai été } mais non, la coquetteoù f ai été.
O U A. O V A.
OUAGE. s. m. Voye-q Ouaiche.
OUAHAL, OUALCHRE, &c. Foye^ Wahal , Wae-chre , 8c ainsi des autres.
OUAI, OUAIS. Sorte d’interjection qui marque de hsurprise. Ouai! cet homme-là fait bien le fier. Siccine,ita superbit. Ouais! Ce Maître d’armes vous riept fortau cœur. Mol.
Ce mot vient du Grec «n, ou du Latin ohe. HueT.
OUAICHE. f. m. Terme de mer. C’est le sillage, ou ftrace du vaisseau. Navis in undis vesigium. On dit anstiouage. On dit tirer un vaisseau en ouaiche , ou à ouai-che , lorfqu’on lui donne le cable , parce qu’il est pe-sant à la voile, ou lorsqu’on le remorque , étant in-commodé. Le vaisseau qui remorque, ou tire en ouai-che j attache le bout d’un cable ou d une hanfìère, ailpied de son grand mâts ; 8c faisant palier l’autre boutpar un sabord de 1 arrière, il fait porter ce bout à borddu vaisseau incommodé, & l’y ayant fait amarrer aUpied du mât de misaine, il tire 8c remorque ce vais-seau incommodé. Guillet. Tirer un vailleau en ouai-che j c’est le tirer après foi, le tirer de ton sillage, I erouer, le remorquer. Traîner un pavillon ennemi enouaiche , c’est le traîner attaché à 1 arrière du vaisseau »enforte qu’il descende juíqu’à fleur d’eau. Traîner unpavillon ennemi en ouaiche , c’est une marque de vic-toire. Ma conserve me voyant désemparé , Sc ne mevoulant pas abandonner, me donna le câble, & m ctira en ouaiche. Ces deux pavillons furent tirés à ouai-che par leurs seconds. Guillet.
OUAILLE, f. f. Brebis. Ovis. Dans ce troupeau il y a tan £de moutons, & tant d ’ouailles qu’on a données à chep'teil. Il ne se dit plus qu a la campagne.
Nicot dit que ce mot vient de ovicula.
Ouailles, se dirfigurément, & plus au pluriel qu’ alJsingulier , des hommes qui font fous la conduisspirituelle d’un Pasteur. Oves. Il ne faut pas qu’un Cu l slaisse perdre une feule ouaille de son troupeau.X’Ect 1 'ture dit que les ouailles connoissent la voix du Paste 111 .’pour dire, quelles suivent ses instructions. Elle vpi fla plupart de ses ouailles perdues. Patr. Il résida à {° aEglise, pour y prendre soin des ouailles que U icUavoir commises à fa garde. Maucroix. „
OUAINE. Nom dune petite rivière de France, qui 11 pconnue que par la défaite du jeune (Horaire, parRois Thécdebert 8c Théodéric, l’an 6oy , suivant