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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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42 6 OUI

Ouï j s emploie auffi fort souvent pour marquer qu'ons’étonne d’une chose, 8c qu on l’admire. Ità , certe. Ila eu l’imprudence de lui donner un démenti ; oui ! Ence sens , il se prononce long.

|ÍCP Ouï, est auffi substantif. Ils se sont querellés pour unoui , pour un non. C’est un oui proféré de bon cœur ,que celui d un Amant qui se marie. Il a dit ce oui àregret.

Quandonaprononcécemalheureux oui. S. Evr.

Ah ! cet oui se peut-il prononcer ?

Etsans un mal de cœur ,sauroit-on l’ écouter? Mol.

Dans cet exemple, cet oui , se prononce comme s’ily avoir ce oui. Le t se supprime en parlant. On voit queles Poëtes le font tantôt de deux syllabes, & tantôtd’une feule. '

OUIAU. f. m. Nom d’un arbre qui croît dans la pro-vince de Machicore dans Este de Madagascar. Amygda-lus Madagascarenss. Vouiau porte une certaine eípèced’amande, dont on tire une huile très-excellente, tantpour en oindre les cheveux, que pour s’en servir dansle manger. Dapper ,p. 4s4.

&TOUICOU. Voyei Ouycou.

A? OUICT. Vieux mot. Huit.

ífT OVICULE. f. m. Terme d’Architecture. Petite ove.C’est 1 astragale Lesbien, selon Balde. Aftragalus Les-bius. Quelques-uns nomment encore ovicule , l’oveou moulure ronde des chapitaux Ionique & Com-posite j laquelle est le plus souvent taillée de sculpture.Daviler.

fCT OVIDOS. Ville de Portugal, dans l’Estramadoure,fur une hauteur, à neuf lieues de Sentaron.

CET OUI-DIRE. f. m. Indéclinable. Auditio , auditum.Ce qu’on n a ni vu ni entendu foi-même, 8c qu’on nefait que par le récit d’autrui. Ce n’est qu’un oui-dire ,auquel on n’ajoute point de foi en Justice. Ne parlerpoint par oui-dire. Ne parler que fur des oui-dire. Jen’en parle point par oui-dire. Ils n’en parlent peut-êtreque íur un oui-dire. Les Apôtres vont prêcher à tou-tes les nations , que le Mcffie promis est venu , 8cavec lui j le salut du monde ; qu’ils ne parlent pointpar oui-dire ; que ce Meffie a vécu parmi eux, Dieu 8chomme tout ensemble. Pélisson. Il y a bien des his-toriettes 8c des satyres écrites fur des oui-dire. DeVign. Marv. Rabelais a fait un personnage de oui-dire , qui tient école de Témoignerie. Oui-dire, est unterme composé de ouir 8c de dire , dont on a fait unsubstantif fort commode dans notre langue, pour evi-ter la circonlocution. Il n’y a point de preuves dans ceprocès , il n’y a que des oui-dire. Je n’ait qu’un oui-dire à déposer. On ne peut condamner un homme surdes oui-dire , il faut des preuves constantes de visu ,& auditu. Apprendre , savoir par oui-dire. Audire au-ditione accipere.

fjsT OUÏE. s. f. C’est un des cinq sens, par le moyenduquel on apperçoit les sons. Il n’a point de pluriel.Auditus. Cette perception est causée par un mouve-ment que les corps résonnans impriment d abord dansl’air qui les environne ; ce mouvement paste dans l’airvoisin, puis dans celui qui fuit, 8c ainsi successive-ment jusqu’à la membrane de Poreille, qu’on appellela membrane du tambour, qui est auffi émue par Pairqui la touche immédiatement. L’émotion de cettemembrane se communique au labyrinte, ensuite aulimaçon , 8c enfin aux nerfs acoustiques & aux es-prits animaux qui portent cette impression au cer-veau, Ôc qui donnent lieu au sentiment qu on nommeouie . La diversité du mouvement des esprits animauxcause les passions différentes, 8c les enets surprenansque l’on attribue à la musique. Un ion lent excite latristeffe & la langueur ; un son aigu produit la joie &l’amour. Le bruit continuel fait perdre 1 ouie , commeil arrive à ceux qui sont près des cataractes du Nil,dont les Voyageurs modernes ne demeurent pas d ac-cord.

ffT Avoir l ’ouie fine, subtile , délicate. Avoir mauvaiseouie. Avoir l 'ouie dure. Il est évident que le nerf audi-

OUI

tif est à proprement parler , Porgane de P ouie. La mem-brane du tambour ne fait qu’amortir par sa consistan-ce , la force de l’impreffion.

|ÎCT De-là , le Iens de Youie est plus dur d’ordinaire dansles vieillards. Le tympan & les fibres du nerf audi-tif venant à fe relâcher , faute d’efprits animaux , de-viennent moins propres à communiquer les impreí-sions. Voye% encore Oreille, Son, Musique.

Ouïe, ie dit aussi au pluriel, de la partie de la têtedes poissons qui s’ouvre , par où ils entendent, 8c paroù ils respirent. Branchis. On embroche les harengspar les ouies. On leur ensanglante les ouies pour lesfaire paroître frais.

OUIES , signifient auffi les ouvertures qui font fur la ta-ble des violes, de la harpe, qui ont différentes figures,& qui font les endroits par où fort le son harmonieux.Echeia.

|GP Dans quelques instrumens ces ouvertures Rappel-lent esses, parce quelles ont la figure de la lettre fFoyei Effe.

Ouïe , en termes de Botanique, est un nom qu’on donneà la grande joubarbe. Semper -vivum majus. Voye\Joubarbe.

On dit proverbialement, qu’un homme a les ouïespâles, quand il paroît encore à son visage qu’il a étémalade, ou quand il s’y voit quelque grande marquede chagrin ou d’affliction. Pallore suffusus. Ce qu’ondit par métaphore du poisson mort qui a les ouïes pâles.

OVIÉDO. Nom d’une ville d’Espagne , capitale de l’AÍ-turie d 'Oviédo. Ereclum. Elle est au confinent de l’O-ve, & de la Déva ( d’où il semble qu’elle a pris sonnom ) entre la ville de Léon, 8c celle d’A viles. Ovié-do a une Université, 8c un Evêché suffragant de Com-postelle. Elle a été bâtie des ruines d’une ancienneville que l’on nommoit Lacus Afiurum. Maty. L’É-glise d 'Oviédo fut érigée en Métropole par le PapeJean VIII l’an 900. Oviédo commença par un Mo-nastère fondé sous ce même régne , par des Moines,pour y mettre des reliques de S. Vincent. Fleury ,Hift. Eccl. L. 43 , T. IX,p. 4só . Alfonse le Catho-lique transféra à Oviédo 1 Évêché qui étoit à Lugo ,ou plutôt Lucus , ancienne ville d’Asturie, à présentruinée.

Le Royaume d’OviÉdo. Ovetanum Regnum. CeRoyaume fut érigé dans les Asturies environ l’an 717,par les Chrétiens qui s’y retirèrent, loríque les Mau-res eurent conquis le reste de l’Efpagne. Pelage en siitle premier Roi ; & ses íucçellèurs ayant conquis hGalice, & la partie septentrionale du Royaume deLéon, transportèrent la résidence en la ville de ce nom& prirent le titre de Rois de Léon. Maty. Voyc%_aussi M. de la Neuville , dans son Histoire de Por-tugal.

Oviédo , Sierra d’ Oviédo. Montagnes des Asturies enEspagne. Jctjyqr Asturje.

OVIFORME. adj. m. & f. Qui a la figure d’un œuf-Corps ovforme trouvé dans un œuf. Mém, de l’Ac>des Sc. 1745.

OUILLE, f. f. Voyei Oille.

Ouille. Voye £ Eulalie.

OVILLET. f. m. Vieux mot. Instrument pour le vin-Borel.

OUIN. Voyeiç_ Ouein.

OVINIAN. f. m. Nom d’un arbre de l’Amérique méri-dionale. Il porte une graine à peu près semblable à cell edu genièvre , pour la grosseur 8c pour le goût. On ffait de la chica , qui est la plus forte & la plus estiméde toutes les boisions. Cette graine donne à l’eau nffcouleur de vin de Bourgogne, 8c un goût fort qui eni-vre pour long-tems. Frézier, p. 62.

tsT OVIPARE.adj.de tout genre. C’est le nom que ' cSNaturalistes donnent aux animaux qui font prodm tSpar des œufs , pour les distinguer des animaux viff ares , qui sortent tout vivans du corps de la rnere-animaux ovipares déposent leurs œufs quelque8c en les couvant les font éclorre ; on les fait me 01 ^bien éclorre en les exposant au soleil, comme les r° rtues, ou en leur donnant un certain degré de chale 1dans un four, comme on fait en Turquie aux a-u