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£lle est enNormandie, le long de l’Orne ; près de Gon-tcl, entre Argentan & Escouchi. Valois , Not. Gai.p. 2 j p , au mot Guntherii Castellum.
Ce mot vient dlUlmetum , lieu planté dormes, ouA’olina , olna. Nom Latin de la rivière d Orne. Olna 3Olnetia 3 Osmetia. Valois cité.
O U N.
OUNEWARI. Ville du Japon dans l’île de Bungo.
O V O.
L’ile de l’OVO. Insula ovi , anciennement Isa.C’est une petite île du golfe de Colochine. Elle est furla côte méridionale de file de Lérigo , & elle a prisson nom moderne de fa figure , qui est ovale. Maty.
O.VOEC. Vieille conjonct. Avec. Borel. Cum.
Seignor , fave £ porquoi f ai mon habit changié ,
J 3 ai esc avoec famé. Or revois au Clergié.
Adam le Bossu.
O U P.
OUPELOTE. f. f. Racine d’une plante qui croît en quel-ques endroits des Indes orientales, particulièrementdans les États du Grand-Mogol. Les Orientaux la met-tent au nombre des drogues medicinales. Elle fe vendà Surate.
OUPURER. Vieux verbe, opérer , travailler. Operari ,laborare.
O U R.
OUR. Vicieuse prononciation de cette syllabe dans cer-tains mots. Il est alfez ordinaire d’entendre prononcernorir , noriture , norise , aujord’hui ; au lieu que pourparler purement, il faut dire, nourrir , nourriture,nourris e , aujourd’hui. M. Restaut, p. /j 2 de saGrammaire Françoise. La Bruyère même avoir dit, p./02 de fe s caractères, 9 e & 10 e édition, cn parlantdes Hollandois, par rapport au Prince d’Orange; ils ontétendu la corroie ; & alongé le fouet de celui qui les
fait marcher.Ce que M. Coste a corrigé en mettant
courroie j c. 12 3 p. 1 /6 , du IF Tome. Nos Anciensfe fervoient souvent de la syllabe our, au lieu d’e«r, àla fin des mots. Jean Sire de Joinville dans fes Lettresfur la permisti on qu’il avoir obtenue de bâtir une Cha-pelle en l’Hôtel-Dieu de Joinville , datées du mois deDécembre 1263, s 3 exprime ainiî : “ La davant dite Cha-pelle fera touz jourz , mais fanz cloche Sc sain de» métal, fors que une petite clochete à main que oh» fone en Pélevacion dou cors notre Signour , Sc fi» ni pourra on faire cimitiére. Et à savoir est que li» dons ou la préfentacion de ladite Chapeleriedemeu-» re à touz jourz à moi & à mes fticcejsours Signours» de Joinville. . . . », Ce titre est entre les mains desBénédictins de l’Abbaye de S. Urbain.
OURAC. Perite ville d’Allemagne, au Duché de Wir-temberg.
OURAGAN, f. m. C’est une tempête qui s’élève par lacontrariété de plusieurs vents, & qui a quelque chosede pareil au siphon dont parlent Aristote Sc les An-ciens. senti surentes.lì en arrive souvent vers la Chi-ne & le Japon, & aussi au golfe du Mexique. C’est unvent qui commençe à l’ouest, & qui en vingt heures,parcourt tous les rhumbs de vent, fait tout le tourde la boustole, élevant des flots prodigieux ; Sc com-me il íouftle tantôt d’un cote, tantôt de 1 autre , lesst ors contraires íe brisent les uns contre les autres, Scfont faire un naufrage infaillible aux vaisseaux. Celaarrive au commencement des saisons, & il n y a pointde remède , linon d’éviter de fe trouver en mer en cetems-là. C’est principalement dans les îles qu il fait leplus de ravage, abattant arbres , maisons , Sc tout cequ il rencontre.
$ 3 “ Ou RAgan 5 signifie proprement tourbillon, ventviolent, de peu de durée , causé par le concours &le choc de plusieurs vents. Mais on le dit aussi d’unetempete violente, accompagnée de tourbillons. Vent
OUR
impétueux qui tourne rapidement en tout sens. Ty-phon , vortex.
ÇfT Selon M. Huet, ce mot vient d’orage : peut-êtrel’avons-nous emprunté des Indiens, qui appellentOrancan , ces fortes de vents.
OUR AN, ou bien OUR AN-SO ANGUE. Terme de Re-lation. Nom que l’on donne dans l’île de Grambocca-nore dans les Indes , à des Magiciens. Uranus, Uranus-Soangues. Le Roi de Gramboccanore, envoya Brittio( Officier Portugais ) dedans une barque avec douzehommes, que ceux du païs appellent Ourans-Soan -gués , c’est-à-dire, hommes-diables, parce que par artdiabolique, ils f e rendent invisibles, & entrent oùbon leur semble, faisant une infinité de maux, telle-ment que chacun les craint & hait mortellement ; &quand on les peut attraper, ils font massacres sur lechamp, s’ils ne s’échappent. Ce Roi donnoit ces gensà Brittio pour les envoyer faire des courses enTidore,& y tuer force peuple, de quoi Brittio fe moquoit aucommencement. Mais après que ces Ourans-Soangueseurent fait cinq ou lix voyages en Tidore, d’où ils rap-portèrent grand nombre de têtes, chacun commen-ça à s’étonner, siir-tout les Tidoriens, lesquels ayanttrouvé moyen de surprendre la barque de ces dia-bles, il fallut leur amener un vaisseau de Ternate ; Scon ne trouva qu’onze Ourans, le douzième s’étant éva-noui , fans que depuis l’on ait pu savoir ce qu’il étoitdevenu. Pour éprouver si effectivement ils ferendoientinvisibles , on en prit un auquel on ferra le cou en uncollier ; de forte qu’il n’y avoit apparence qu’il s’entirât fans l’aide d’une autre personne, & on le fit gar-der toute la nuit ; mais le matin on ne trouva que lecollier, ce qui épouvanta Brittio Sc tous les Portugais.Or, afin que le Roi de l’île de Tidore ne fe plaignitqu’on lui faifoit la guerre par art diabolique , il défen-dit aux Ourans-Soangues d’y plus aller, & les envoyaen leur île. His. de Portugal , imprimée en 1 /81 , in-sol. pag. /48.
OURANOGRAPHIE. f. f. La description du Ciel. Cemot est Grec , de fpariç, ciel , Sc de >pacte, écrire.
OURAQUE. f. m. Terme d’Anatomie. C’est dans le fœ-tus humain, une attache membraneuse qui va du fondde la vessie jufqu’au nombril avec les vaiífeaux ombi-licaux , & qui tient la vessie suspendue jufqu’au nom-bril. Uraca. Dans les fœtus de veau, & de quelquesautres animaux, 1 ’ouraque est un, canal qui porte Luti-ne de la vessie dans la membrane aliantoïde , pendantqu’ils font dans le ventre de leur mere. M. Drelin-court célèbre Professeur de Leide, soutient que 1 ’oura-que n’est point percé dans le fœtus humain, contref opinion de quelques Anatomistes. C’est aussi le senti-ment le plus reçu.
OURCE. f. f. Terme de Marine. Corde qui tient à bâ-bord Sc à stribord la vergue d’artimon. O11 écrit aussihource.
fié? OURDIR, v. a. formé du Latin ordiri. Commencer.C’est un terme de Manufacture, de Tisserand, &c.qui signifie préparer, disposer en long fur une ma-chine faite exprès , les fils de la chaîne d’une étoffe,d’une toile , &c. pour la mettre en état d'être montéefur le métier , afin de la tisser, en faisant passer à tra-vers avec la navette, le fil de la trame. Stamen , telamordiri.
fKT Ourdir. Terme de Cordier. C’est disposer le longd’une Corderie, un certain nombre de fils pour euformer des torons.
Ourdir. Terme de Vannier, signifie tourner &pld'cerl’osier autour d’un moule, pour commencer à mon-ter 1 ouvrage. Ourdir à la tringle , chez les Nattiersen paille, c est bâtir & arrêter les cordons de la nattefur les clous de deux pièces de bois qu’on appelstringles.
Ourdir , en termes de Maçonnerie, fe dit d’un groLfier enduit qu’on fait de chaux ou de plâtre , fur u 11mur de moîlon, par-dessus lequel on en met un autrede plâtre fin, qu’on unit proprement avec la truessi*Arenatum parieti inducere. Ce mur n’est pas enco rebien enduit, il est feulement ourdi. On ledit pl uîsouvent avec une h.