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OUVRANT , ANTE. adj. On le dit en ces deux phra-ses : à jour ouvrant. Ineunte die. A portes ouvrantes.Januis apertis ; pour dire, au point du jour, à 1 ou-verture des portes de la ville.
fj? OUVRE A UX. s. m. pi. Terme de Verrerie. (Testdans les fourneaux à verre, les bouches, ou ouvertu-res ou font les pots dans lesquels sc fondent les matiè-res propres a la vitrification. (Test par les ouvreaux que1 on cueille ; c est-à-dire, que l’on prend le verre aubout de la selle pour le souffler, qu on le chaufte &qu’on l’ouvre.
OUVRER, v. a. & n. Operari. Travailler. Il n’est guèreen usage qu’en cette phrase : Il est défendu par les ré-glemens de Police d 'ouvrer les Fêtes & les Dimanches.
Cependant, on dit aussi ouvrer la monnoie ; pourdire, la fabriquer : & ce mot est austì en ufige dansle même sens chez pluíieurs Marchands & Artisans.Dom Duplestis nous a conservé dans ía DejcrlptìonGéographique & lìiftorique de la Haute Normandie ,T. II j p. 260 , le quatrain suivant, du Roi Fran-çois I. au sujet de la belle Agnès Sorel, Maîtresse deCharles VII. où ce verbe est employé.
Plus de louange & honneur tu mérite ,
La cauje etant de France recouvrer,
Que ce que peut dedans un Cloître ouvrerClose Nonnain , ou bien dévot Ermite.
Ce mot vient de l’Espagnol obrar , signifiant la mê-me choie ; ou plutôt il vient comme obrar , du Latinoperari , opérer, obrer, ovrer, ouvrer.
ft? OUVRÉ, ÉE. part. & adj. On le dit du linge travail-le , qui n’est pas uni ; mais façonné ordinairement àpetits carreaux. Linteum opere vario dijlinctum. Lclinge ouvré est ordinairement pour le service detable.
On le dit austì des métaux. On fait payer tant à laDouane pour le fer ouvré & non ouvré. Ferrum inopus redaclum , vel non.
On appelle fer ouvré , celui qui est façonné en ou-vrage j par opposition au fer en barres. Cuivre ouvréou travaillé, pour le distinguer du cuivre en lames.
'OUVREUR. Vieux f. m. Ouvrage. Opus.
J’ai Cergans & LaboureursOuvrans en divers Ouvreurs,
Borel , citant un Ovide MS.
Ouvreur ou Ouvrier, f. m. Terme de Verrerie. C'estcelui qui ouvre la bosse après que le Gentilhommel’a soufflée. On le nomme plus ordinairement Bos-setier.
Ouvreur, euse. s. Celui qui ouvre. Janitor , apertor.A la Comédie , il y a un ouvreur de loges.
A? On ne le dit qu’en parlant des personnes commisespour ouvrir les loges à la Comédie & à POpéra.
A?OUVRIER, ERE. f. m. & f. Terme général, qui«applique à celui ou celle qui travaille de la maina quelque ouvrage que ce soit. Tout Artisan qui tra-vrille de quelque métier que ce soit. Opifex , artifex ,VlFcinator , operarius , fabricator. Ce mot est de troissyllabes. Voilà un atelier où il y a quantité d’ouvriers,de Maçons, de Peintres, de Menuisiers, &c. CeCharpentier a toujours trente ouvriers, qui travail-ent dans son chantier. Cet Horloger est un excellentouvrier. Ces rabats font frits de la main de la bonne ou-
vr.ere. J c ne p U j S nen f 0 ustrir qui ne íoit de la bon
te ouvnere. Molière. En ce sens, & en style fami
ter & ordinaire , on dit plus communément aujour
cY u -> b°n faiseur & bonne faiseuse , que bon ouvrie
ouvrie^ ° uvncrc -s onnc ouvnere signifie plutôt un
travail? m" trava d* s beaucoup , qu une ouvrière qn
n' -p ', cn - H n’cn est pas de même de bon ouvrier* L ?Smhe un & l aucic f
& auíes étofe??'? Cn dl ' ap d ’° r ' d ’ ar & . cnt , & soÌ 4navette , les Fabri?? T?™ ^ la ^ a ‘ ld
quent & font fur le mstí, . Man “fréhxricrs stui tabo
tes d étoffés d’or, darS &ï c d s e Llsoie ’ t0 , u , tcs
' ^ de íoie, ou melées ave
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d’autrcs matières, comme steuret, laine j coton, poil,6’c. Dic. de Com.
Ouvriers en Fer blanc & noir. (Test ceux qu onnomme ordinairement Ferblantiers.
ïfP Dans les Hôtels des monnoies on appelle particu-lièrement ouvriers , ceux qui coupent j taillent &ajustent les flancs pour les réduire au poids des es-pèces , & les rendre conformes au poids des matrices.On leur a donné le nom d 'ouvriers pour les distinguerdes ouvriers qui frappent les espèces , qu’on appellemonnoyers.
fssF Les femmes & les filles de ces ouvriers qui font re-çus de tout tems à travailler avec leurs peres & meres,font austì appelees, ouvrières ■ mais plus communémenttaillerelles.
Ouvriers à façon. On appelle ainsi dans les Manufac-tures de drap d.’or, d’argent & de foie de la ville deLyon, les Maîtres ouvriers qui travaillent, ou fonttravailler pour les Maîtres Marchands, & à qui on nepaye que la façon de leurs ouvrages ; le reste , commeFor , largent, la foie, &c. leur étant fourni par ceuxqui les leur commandent.
0CF Ouvrier , íe dit austì de ceux qui font des ouvragesd'efprit. Artifex ingeniosus. Voilà un livre anonyme,qui part de la main d’un bon ouvrier . Ces vers loncd’un bon ouvrier.
Ouvrier, se dit en choses morales. Artifex. Quand onvoir le ciel & les astres, on voir bien que c’est un grandouvrier qui les a fait. Dieu anime les ressorts de notrecorps ; mais ce savant ouvrier íe réserve à lui seul Fin-telligence de son ouvrage. S. Evr. Jéíus-Christ a ditque la moisson étoit grande ; mais qu’il y avoir peud ‘ouvriers j en parlant de la prédication Evangélique.Mejfis quidem multa , operarii autem pauci, ll a un re-ginae dans le figuré , quoiqu’il n’en ait point au pro-pre. Qui n’admirera cet esprit céleste qui fut Y ouvrierde tant de fictions si ingénieuses 1 Pasc. Selon la doc-trine superbe de Pelage , F homme a son salut entre lesmains, & il peut être ìouvrier de son propre bon-heur. Port-Roy. La sagesse est Y ouvrier de toutes cho-ses. Co s t. Sapientia ejl omnium artifex. Elle est Y ou-vrière d'un mensonge íî monstrueux. Patru. La for-tune n’a point eu de part à son exaltation ; il est lui-meme Youvrier de ía fortune. Le F. Gaillard. Chacunsera ouvrier avec Dieu, de son propre salut. Felis son.
On dit aussi dans la langue de 1 Ecriture Sainte : ou-vriers d imquité, pour lignifier les medians. Opera-rii iniquitatis. Juíqu’à quand tous ces ouvriers d ini-quité íe répandront-ils en de vains discours. Port-Roy.
Ouvrier, ière, est aussi quelquefois adjectif. Ainsi , onappelle jours ouvriers , les jours que l’on appelle austì,jours ouvrables , c’est-à-dire , les jours où il n’est pointfête, où il est permis de travailler, & d’ouvrir lesboutiques. Dies operarius , profestus.
On appelle la cheville ouvrière d’un carrosse , unagrosse cheville de fer qui joint le train de devant à laflèche. Operaria subscus.
IF? On dit proverbialement ; Test un ouvrier ■ pour di-re , il est alerte f 8c adroit, il entend bien ses affaires.Et au contraire , on dit ironiquement, que c’est unplaisant ouvrier ; pour dire,un plaisant homme, quin’entend rien à Faftaire dont on lui parle. On dit : Al’œuvre on connoît Youvrier. Ex ungue leonem.
OUVRIGNE. s. m. Vieux mot. Travail, labeur.
OUVRIR, v. a. J’ouvre , f ouvris , f ai ouvert, fouvri-rai , que f ouvre , que souvrifje, souvnroís. G est lecontraire de fermer , c’est faire que ce qui étoit fermene le soit plus ; c’est donner libre entrée ou passage aquel aie chose en quelque lieu. Aperire , patefacere ,reserare , adaperire , discludere laxare ,pandere , re-solvere. Dès que le Roi se présenta devant cette ville ,on lui ouvrit les portes. Il « est ouvert un pdlage dansle pays ennemi. H faut ouvrir les fenctres pour laissersortir l<i fuincc* On o. ouvert les ports, ìc cornmcrcc effclibre. Il s’emploie quelquefois absolument. Ouvres ,c’est moi. On ouvrira à celui qui frappe. Port-Roy.Les Marchands n ’ouvrent point les fêtes, leurs bouti-ques font fermées aux acheteurs.