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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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O X F

§3“OUVERT, ERTE. part. 8c adj .Voyez ce mot à faplace orthographique-.

A? OUVROIR. f. m. On écrivoit autrefois ouvrouer 3 8cil signifioit boutique ou armoire, suivant Borel,quicite Coquillard.

On le dit encore aujourd’hui de ces petites bouti-ques mobiles, faites de bois qu ont les Savetiers auxcoins des rues de Paris, & derrière lesquelles ils éta-lent leurs marchandises & travaillent de leur métier.C est ce qu’on appelle autrement étais ou étaux.

Ouvroir , se dit encore dans les arsenaux & lieux demanufacture j oà il y a plusieurs ouvriers qui travail-lent ensemble à une même espèce d’ouvrage. On leurdonne à chacun leur ouvroir , le lieu propre pour yfaire leur travail. Dans les Hôtels de Monnoie on ap-pelle ouvroir 8c ouvrerie , le lieu où l’on fabrique lamonnoie. On le dit auiíi du comptoir.

Du Lange dit que ce mot vient de Opertorium ,parce que toutes les boutiques 8c ouvroir s doivent êtreouverts fur la rue, suivant les règlemens ; & du motouvroir, on a dérivé, œuvre , ouvrier , ouvrage 3 &c.

Ouvroir , est aussi dans une Communauté de filles, unegrande salle, où , à des heures réglées, elles s’occu-pent à des exercices convenables à leur sexe. Cella ope-raria j operatorium. Dans un grand nombre de Con-vens , on donne à ce lieu k nom de Communauté.

O W A.

OWAR. On donne ce nom à deux villes de la Hongrie,a Newhausel, 8c à Altenbourg. Voyez Altenbourg ,8c Newhausel.

OWERFLAKÉE. Nom d’une île du Comté de Hollande.Transflacheana Infula. Este est dans feutrée du golfede Bies-bos, aux confins de laZéelande & du Brabant -8c au midi d’un grand banc de fable, qu’on appelleflahée , d où elle a pris son nom , qui signifie au-delàde Flakée. Il n’y a point de ville dans cette île, & Som-merdik en est le lieu principal. Maty.

OWERRE, ou OVIERO. Nom d’un petit Royaume del’Atrique. Owerrum 3 ou Oveirum Regnum. Il est ren-fermé dans les bornes qu’on donne à celui de Bénin ;8c il a fa capitale de même nom, environ à vingt lieuesde la ville de Bénin, vers le midi. Ce qu’on dit de par-ticulier de ce pays est que, quand on l’a découvert, ledf°i, 8c fans doute plusieurs de ses Sujets , étoientChrétiens. Maty.

OVVRUCZE. Nom d’une ville du Royaume de Pologne.Ovruc-ça. Elle est dans la Haute Volhynie, vers les con-hns de la Baise, 8c de la Lithuanie, sur la rivière deN or en, à trente lieues de Kiovié, vers le nord-ouest.

I YCOU. f. m. Breuvage connu dans les îles, 8c dontks Européens se servent, comme les Sauvages, quandlls n’ont point de vin. Cette boisson , qui est la plusordinaire dans les îles, se fait'avec de grosses cailâvese Paisses de trois ou quatre doigts , qui ont été faites* Vec les parties grossières du manioc, qui n’ont pu pas-V Par l’hébichet. On prend deux de ces grosses caí-av es, q u J on f a j t cuire jusqu a ce qu’elles soient pres-M u e bnîíées, & on les met par morceaux dans un grandJ^aris de soixante ou quatre-vingt potsd’eau, jusqu’à^ ° u kx pouces près du bord ; avec une douzainebi e Patat A es coupées par quartiers, autant de bananescj Cn nìu res 8c bien écrasées, & trois ou quatre potsnar St0s Grop de cannes de sucre. On bouche bien le ca-on i- S >,en âcux ou trois jours la fermentation se fait,est et m arc qui est venu dessus, 8c la liqueur quioff r0l T, tre 5 est semblable à de la biere. Les Caraïbesau .^ etlt à leurs Dieux de la caíïave & du ouycou. Voyez^oc Caraïbe, & le P. Labat.

QUZ, f. m. . ° U Z " , „ ,

Duc. L o Bi w LCS ° ut ’- clu Duc - c’est-a-dtre, les osts du

SA u. Ducis exercitus.

O x F.

& d j Une Vlll = d’Anglctcrre , capitale dui0x s° rd - Omnie^oJriua. OxfJdía. Elk

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est fur la Tamise, entre Londres & Glocester, a icizelieues de la première , & à douze ou treize de sature.Cette ville est médiocrement grande , bien bâtie, &bien peuplée. C’est un Evêché suffragant de Cantor-béri ; mais ce qui le rend plus célèbre, est ion Uni-versité. Elle a dix-hui t Collèges dont celui de la Ma-delène est le mieux bâti, & une Bibliothèque fort belle,tant à cause du grand nombre de bons livres, & demanuscrits qu’elle renferme, que de fa grande pro-preté. Cette Université a le privilège d’envoyer deuxDéputés au Parlement d’Anglererre , outre les deuxque la ville nomme de son chef- En 1543 - Henri VIIIy érigea en Évêché l’Abbaye d’Osney. Oxford a uneUniversité la plus célèbre d’Angíeterre. Elle se vantemême d’avoir donné la naissimee à celle de Paris. Elle adix-huit Collèges, dont le principal est le Collège deChrist, qu’on nommoit auparavant le Collège du Roi ,8c qui d’abord fut appelé le Collège du Cardinal Vol-fey 3 parce que ce Prélat le fit fonder en 1323 ,aussi bienque celui d’Ipswich ,du revenu de quelques Convensdont il avoir obtenu du Pape la suppression. Il y adans le seul Collège de Christ, 186 Professeurs, à quile Cardinal assigna des fonds nécessaires pour vivretous avec éclat. Larrey.

OXFORD SHIRE. C’est-à-dire, Comté d 'Oxford. Oxo-ma j Oxoniensts, ou Oxfordiensts Comitatus. Provinced’Angleterre. Elle est bornée au levant par le Comté deBukingham, au sud par celui de Barck, au couchantpar celui de Glocester, & il a au Nord ceux de War-vick & de Northampton ; la longueur de ce Comté estde seize lieues, 8c fa largeur varie de huit lieues jus-qu’à trois. Il est baigné par plusieurs rivières, particu-lièrement par la Tamise, & son terroir consiste en debeaux pâturages, & en des plaines très-fertiles. Seslieux principaux sont Oxford , capitale -, & les bourgsde Wostock, de Bambury & de Burford. Maty.

O X I.

Les mots qui commencent en François par ces deuxsyllabes oxi , sont dérivés du Grec, & composés du mot; & comme ils sont la plupart des termes de scien-ces 8c d’Arts , on conserve d’ordinaire le caractère deleur étymologie-, cependant les Savans mêmes les écri-vent quelquefois avec un i 3 8c on trouve dans desAuteurs récens, oxicrat , oxirhodin 3 &c. ce qui n’estpas íupportable dans le dernier mot ; car il est plus na-turel de mettre un y Grec à la seconde syllabe ; que demettre une h après IV , où elle charge le mot fansavoir aucun effet, par rapport à la prononciation.

O X U.

OXU. Grande Province du Japon dans l’île de Niphon,dont elle fait la pointe la plus septentrionale, du côtéde l’orient.

OXUS. Grande rivière d’Asie : comme elle arrose beau-coup de pays, les Anciens qui en ont parlé n’en ontpas dit tous la même chose, quelques-uns même l’ontconfondu avec ï Araxe. Son nom moderne est le Gt-hon. Quelques-uns rappellent Amou.

O X Y.

KèT OXYACANTHA. f. m. Arbrisseau épineux. Epine-vinette ou berberis.

Ce mot est composé de deux mots Grecs, ò%vç , aigu 38c àîtttvSa., épine ; 8c l’on a donné ce nom à cet arbris-seau , parce qu’il est armé d’épines fermes 8c aiguës.

OXYCÈDRE. í. m. Arbre qui a le tronc tortu , &: lesbranches souples & Hexibes. Ses feuilles sont étroites,pointues , épaisses, semblables à celles du cyprès. Sesfleurs sont des chatons à plusieurs petites écailles, aubas desquelles on trouve quelssites bourses membra-neuses remplies de poussière. Ses fruits sont des baiesqui deviennent jaunes en mutinant, un peu charnues,odorantis. En Latin Cedrus folio cuprejst major 3 fru-tu flavescente. C. Bauh.

fJCP On tire par incision du tronc de cet arbre unegomme claire & transparente qui est le véritablesandarac. On tire aussi de son bois par la cornue la véri-table huile dctCade.