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P
S. m. Lettre consonne; la seizième del’Alphabet François. Grand P, petitp. Ce P est bien fait. Le P , quand ilest accompagné dune H, se prononcecomme une F. Ainsi on prononce Phi-losophie 3 comme si on écrivoit Fila-sse.
Le P ne se prononce pas en plusieurs mots , où plu-sieurs Ecrivains le conservent pour marquer leur éty-mologie. Par exemple, ces mots, loup ,sept 3 compte 3se prononcent comme si l’on écrivoit, lou 3 set 3comte.
P , est aussi une lettre numérale, qui signifie cent 3 sui-vant ce vers d’Ugution. '
P similem cum C numerum monstratur habere .
Mais Baronius croit qu’il signifie le nombre septé-naire. Quand on met un titre au dessus, il signifie qua-tre cents mille.
Saint Jérôme remarque fur Daniel, que les Hébreuxn’ont point de p 3 8c qu’à fa place , ils se servent du ph;& qu il n’y a que le íeul mot u 4 pad.no 3 dans toute l’É-criture, qui se lise par p.
Le P s’est souvent changé en B. On trouve ByrrhusSc Balatium 3 pour Pyrrhus 6c Palatium.
Dans les noms Romains on met P tout seul pour leprénom Publius. En notre langue P signifie Patriar-che. P.C. Patriarche de Constantinople. M. l’AbbéFlcury , dans son Histoire Ecclésiastique, & d’autres,usent souvent de cette abréviation. De même P. R. semet quelquefois pour peuple Romain , pour prétenduRéformé.
P j en Musique, marque quelquefois piano 3 8c veut di-re ce que nous exprimons en François par le mot doux-c’est-à-dire, qu’il faut adoucir & diminuer tellement-la force de la voix ou de l’instrument, que cela sallecomme un écho. Brossard.
2 *. P. veut dire piu piano 3 plus doux, ou comme un se-cond écho, moins fort, ou qui paroisse plus éloignéque le premier. PPP. pianijstmo 3 très-doux , commeun troisième écho , ou comme li la voix ou le son del’instrument íe perdoient dans l’air. Id.
P , pour Pierre. Voye% ci-dessous. PÉ.
P. Cette lettre est le caractère qui distingue la monnoiefabriquée à Dijon.
d 3 j est en Pharmacie l’abbréviation de Pugillum 3 Pin-cee , & quelquefois celle de Pars 3 Partie.
P. Les Teneurs de Livres, Banquiers & Négocians se fervent de cette lettre dans les abbréviations suivantes.P. signifie proteste, ou payé. AP. A protester. ASP.Accepte fous protêt. ASPC. Accepté fous protêt pourmettre à compte. P ■§ pour cent.
P A.
If? PA. Fleuve dc la Chine , dans la province de Su-chuen , qui se perd dans le Si ou Sung.
|£F C’est aussi le nom d’une ville & forteresse de l a Chi-ne , dans la province dePeking , département deXun-tien, première Métropole de la province.
fìsT Et encore d’une autre ville 8 é forteresîe dans la pro-vince de Suchuen, au département de Paonin, secon-de métropole de la province.
P A A.
ÍAALGOWAM. s. m. Terme de Calendrier. Douziè-me & dernier mois de 1 année des Indiens. Voyey 1 In-à de Happer , p. ji 3 8c Balde, D esc. dt la (ôte deMalabar 3 Pan. dern c. iy.
P A B.
fs?PABAS. si, m. Oiseau de l’Amérique, qui ne volspresque point. Il saute d’arbre en arbre. La chair en estdélicate; mais ce qui lui donne du prixaux yeux dessauvages, ce font les plumes éclatantes qu’il a fur latête en forme de couronne. P. Gumilla.
P ABOUCHE. si f. Sorte de Chaussure. Voye-q Papou-che.
PABOUS. si m. Terme de Relation. Ce mot est Per-lìen, 8c signifie le baiser des piés; c’est une cérémoniefort ancienne en Perse, instituée par Caioumarrathleur premier Roi, pour marque de respect à l’égard desSouverains, & de foi 8c hommage à l’égard des Sei-gneurs. D’Herb.
PABUT. Voye% Tugal.
P A C.
s-I PACA. si m. Animal du Brésil. Il est semblable à unpetit cochon de deux mois. Paca. Sa tête est faite com-me celle d’un lapin : sa moustache ressemble à celledu lièvre. Ses oreilles font lisses, un peu pointues ; sesnarines fort larges. Ses pieds ont chacun quatre orteils.Son poil est rude comme celui du cochon , de couleurbrune foncée. Il est ordinairement fort gras, 8c fa chairest d’un assez bon goût. Quelques-uns l’appellent Pak.
PACAGE, si m. Lieu où l’herbe est abondante, où l’onméne paître les bestiaux. Pascua. La Hollande est unpays de pacages où l’on nourrit beaucoup de bes-tiaux.
On appelle Droit de pacage 3 ìe droit d'envoyer sonbétail paître dans certains pâturages.
Ce mot vient de pascastum 3 pasquerium 3 ou pasCuarium 3 qu’on a dit au même sens dans la baílè Lati-nité. On a dit anciennement pâquis.
PACAGER, v. n. Terme de Coutume. C’est la mêmechose que pâturer ou paître. Par l’article 143 de la Cou-tume d’Orléans, U est permis dc pacager en terres vai-nes entre Paroissiens, pourvu que le bétail soit de leurcrû, & pour leur usage. Par celle de la Marche, article354, il est permis de pacager dès S. Martin d’hiverjusqu’à Notre Dame de Mars.
PACAL. si m. C’est le nom d’un arbre de PAmériquc.Il croit fur les bords d’une rivière , à vingt-cinq lieuesde la place où étoit Lima. Les Indiens font brûler dece bois, & en ramassent les cendres, qu’iís mêlent avecdu savon , 8c s’en servent pour guérir toutes sortes dedartres & de feux volages.' Ils prétendent même qu’a-vec ce mélange on ellace les vieilles cicatrices.
PACALES , ou PACALIES. si f. pi. Nom d’une fêtedes anciens Romains. Pacalia. AÍdhelmus. F)e Laud .Virgin, c. 26. Biblioth. Part. T. XIII. p. 47 3 par-
. lant des fêtes & cérémonies impures de Paganisme ,en nomme une Pœnalia. Gronovius prétend qu’il y afaute , qu’il n’y avoir point de site nommée Pœnalie >& qu’il faut lire Pacalia 3 ou peut-être Palilia. Si c’estHacalia 3 c’étoit une site à 1 honneur de la Paix, de pax3pacis , la paix.
PAÇAMORES , ou PACAMOROS. Nom d’une pro-vince de 1 Audience de Quito, dans 1 Amérique méri-dionale. Pacomores. Elle est entre la province de Qui-xos, 8c celle de Quito , le Pérou propre, 8c les riviè-res de Maragnon, 8c de l’Amazone. Il y a des minesd or dans cette province, & les Espagnols y ont les Co-lonies de Loyola, de Valladolid, ou S. Juan de Sali-nas , S. Jago de las Montanas. Maty.
PACAY. si m. Arbre du Pérou j dont les feuilles sontsemblables à celle du noyer, mais de grandeur iné-galé. Elles font rangées par paires fur une même côte ,de manière quelles yont en augmentant à mesure qu el-