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croit l’ Antiquité , fut instituée à soccasion qu’on vadire. Une femme de Thèbes nommée Pamyla , étantsortie du Temple de Jupiter, pour aller chercher dcVeau, entendit une voix, qui lui ordonnoit de publierque le grand Osiris étoit né ; que ce feroit un grandRoi, & auquel on auroit de grandes obligations : flat-tée de'Cette espérance, Pamyla nourrit & éleva Olî-ris, & on institua une solennité , qu on appela P-amy-Uenne ; cette fête étoit à peu-pcès semblable aux Phal-lophoiies. On y portoit une figure d’Oíìris, allez sem-blable à celle de Priape , parce qu’Osiris étoit regardécomme le Dieu de la génération, & de toutes les pro-ductions, Voye^ Lihus Giraldus, Synu Deor. VIII 3V 2 7 l '
PAN.
PAN. s. m. Le Dieu des Bergers , auquel les Poètes ontdonné des cornes, & des piés de chèvres, une barbe8 c une queue, comme à un bouc. Pan. Il a été adorépar les Anciens, principalement en Arcadie. Ils lecroy oient aullì le Dieu de toute la nature ; & son nomest venu du mot Grec •nâ.r , qui lignifie tout 3 parce que lanature comprend tout ; & on dit que Pan fut le premierInventeur des flûtes,& du íìfflet de Chaudronnier.
Les Poètes reconnoissent plusieurs Dieux du nom deP an. Nonnus , Liv. IV, des Dionysiaques, dit, quedu premier & plus ancien Pan 3 furent engendrésdouze autres Pans. Il reconnoît même deux anciensPans j dont l’un étoit fils de Mercure, & d’une Nymphenommée Sofa , qui préhdoit à la c halle ; 8 c 1 ’ autre étoitfils de Mercure 8 c de la Nymphe Pénélope, qui étoitla Divinité des Bergers.
Pan étoit austì le Dieu des Challeurs. Quand la chaiseavoir été heureuse, les Chasseurs lui rendoient quel-ques honneurs; quand elle ne lavoir pas été , ils je-toient contre lui des squilles, ou oignons sauvages.Pan étoit aullì le Dieu des Pêcheurs, 8 c l’on croyoitqu il habitoit ordinairement les lieux voisins de la mer.
Homère 'dans son Hymne sur ce Dieu, v. i , Rap-pelle fils de Mercure. Hérodote, dans son IP Liv. ditqu’il étoit fils de Pénélope. Durius de Samos , dans sonLivre intitulé, de Agatocle 3 dit que Pénélope s’étantabandonnée à tous ses Amans, elle mit au mondeiPan. Hygin le fait aullì fils de Mercure & de Pénélope.Pour Apollodore , il dit, L. L 3 que Pan étoit fils deJupiter 8 c de la Contumélie, mot latin , qui signifieUn affront dont on avoir fait une Déesse. D’autres ontdit qu’il etoit fils d une Démogorgone. Homère ditqu’il avoir pour demeure les montagnes & les forets,où il vivoit avec les Nymphes. Selon Heraclite ,'de In-credibilibus 3 c. 2s j les Pans 8c les Satyres netoientautre chose que des hommes vivans dans les monta-gnes. On leur donnoit du poil & des jambes de bouc,parce qu’ils étoient fort mal-propres, qu’ils n’ufoientpoint du bain , 8 c sentoient fort mauvais. On difoitqu’ils étoient amis de Bacchus , parce que fur leursmontagnes ils cultivoient des vignes.
L’Anonyme qui a fait en Gtec le Traité de Incredi-bilibus 3 c. 1 1 j dit, d’après Polyamus, dans son Traitédes Stratagèmes, que Pan avoir inventé l’ordre de ba-taille , 8 c la manière de ranger les Troupes en phalan-ges , c est-à-dire , en bataillons, & à donner à une ar-mée une aile droite 8 c une aile gauche, que les Grecsles Latins appeloientles cornes d’une armée, 8 c quec etoit pour cela qu’on feprélentoit Pan avec des cor-nes ; qu’il fut le premier qui fut jeter la terreur dansune armee ennemie,par stratagème & par artifice; cares, Coureurs de Bacchus lui ayant rapporté qu’une ar-mée innombrable d’ennemis venoit lui tomber fur lescour ’ 1 Ut j 1 otainte: mais Panne perdant pointchn-iî' ordonna que pendant la nuit satinée de Bâc-les Trounp Ut C P, u ? de bruit quelle pourroit; que
effroyable de?ronme!t & ^ miit sl ï ivanre un br ? irrochers & les foixîs^fiV" cris ,’ qUe les
mis furent épou^rS^ 1 —^^™;
"à cra,„i 1 Xalaunes, que des aimees prennent pendant la nuit,des terreurs paniques. 3
Tome VL
PAN
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Phurnutus prétend que la figure fous laquelle onpeignoir Pan, montre que ce Dieu n’étoit autre choseque l’Univers. Il étoit tout hérisse de poil, depuis laceinture juíqu’au bout des piés, pour marquer les iné-galités de la terre, qui est la partie inférieure de l’Uni-vers, Par fa partie supérieure, il étoit semblable à unhomme, parce que 1 ether , dit Phurnutus, à cause dela raison qu il polsède, a l’empire du monde. Pan étoitfort lascif, continue-t-il, à cause du grand nombre dcsemences, Sc des causes de disterens Êtres que l’Uni-vers renferme. Il habitoit dans des lieux déserts & so-litaires , pour montrer qu’il n’y a qu’un monde, &c.D’autres disent que ses cornes marquoient les rayonsdu soleil & de la lune ; ía face rubiconde, la couleurde l’éther ; la peau de chevre étoilée qu’il avoir sur lapoitrine,íes étoiles du firmament ; le poil dont fa partieinférieure étoit couverte, les arbres, les buissons _, lesherbes, les plantes de la terre ; 8c ses piés de chèvre »la solidité de cet élément.
Cn offroit à Pan du lait & du miel dans de la vais-selle de campagne_, ou de paysans. Le pin étoit con-sacré à Pan. Les Prêtres de Pan étoient les Lupercales.Et ses fêtes, qui se faisoient au mois de Février fur lemont Aventin, s’appeloient aullì Lupercales. Voye £ces mots,
C etoit Pan 3 dit Apollodore , qui enseigna à Apol -lon fart de deviner, & de connoître l’avenir. Il pal-íoit dans l’Antiquité pour l’Inventeur de la flûte desAnciens, composée de sept chalumeaux ou tuyaux.Son combat avec Cupidon, qui le vainquit, 8c sesamours avec la Nymphe Syrinx , fout célèbres dansles Poètes. On dit que c’est lui qui trouva l’Echo, &que c’est pour cela qu’on feignit les amours de Panavec la Nymphe Écho. On le fait encore Auteur de laPhilosophie, & de lìdolitrie.Tite-Live, Macrobe 8cProbus, dans son Commentaire fur les Géorgiques deVirgile, dit que les Latins l’appeloient Inuus. SiliusItalicus a fait une description de Pan dans son XIII 4Livre ; c est la plus détaillée que j’aie trouvée. Voycçfur Pan, Voisins, de Idolol. L. 1 3 c. S 3 12,16,27 3 & L. II 3 c. 74., 6 ’ 77. Natalis Cornés , L. V,c. d. Lilius Giraldus, Hijl. JDeor. Synt. XV, p. 433 x&suiv.
Selon quelques-uns, ce nom vient de nòi/, tout ,parce que ce Dieu, comme on l’a dit, n’étoit autrechose que l’Univers. Selon d’autres, il venoit de l’Hé-breu p 2 pun 3 ou pon 3 qui signifie être épouvanté 3parce qu’il épouvantoit, & causoit ce que l’on appellede son nom des terreurs paniques.
Pan étoit honoré dans toute l’Arcadie , 8c princi-palement fur le mont Lycée & le mont Ménale. Ondit qu’il avoir un Temple à Pise, où il rendoit des ora-cles. Hornius , /fi/?. Philos. L. I, c. F, prétend quec’étoit le même que le Soleil, Apollon, 8c Satan. Plu-sieurs confondent Pan , Sylvain 8c Faune, 8c disentque Pan étoit le nom que les Grecs donnoient au Dieuque les Latins appeloient Sylvain & Faune. Le Men-dès des Égyptiens étoit le Pan de ces peuples. Ils l’a-doroient fous la figure d’un bouc. C’est ce qu’on ap-prend d Hérodote, de Suidas, 8c de Diodore de Sicile,jp- PAN. f. m. Ce mot signifie une partie allez considé-rable d’un vêtement, d’une robe , d’un manteau. Ve-Jlis lacinia , f nus. Quand Pompée fut ail díhnc parAchillas, il fe couvrit la tête avec un pandeJa ro e.fCF On le dit aullì d’une partie de la continuité d un mur.Il faut construire un pan de mur de deux toi es , qui
est tombé. . r
Du Gange dit qu’il vient du mot pannus 3 qui a si-gnifié dans la balle Latinité portion ,mu morceau. Dcpannus , segmentum, on a fiait pan du mur, pour si-gnifier une partie d’un mur. De Laurierf.
Pan , en termes de Guerre - signifie la tneme chose que laface d’un bastion dans la fortification Hollandaise. Fa-ciès propugnaculi. Les pans ou faces des bastions ontquirante-huit toises. Le pan s etend depuis la pointede sangle flanqué, jusqu à sangle de lepaule.
Pan , fe dit aullì des distérens côtés & des diverses facesd’un corps, ou d’une figure. On a vu la mode que lavaisselle d’argent étoit taillée à pans. Une salière à
Ppp