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ses pavillons. Dict. de Marine. On dit auffi parer.Les vaisseaux feront parés de Mammes.
Parade , se dit auíîì parmi íes Danseurs de corde, &.autres gens de cette forte , des diverses postures quefont leurs bouffons, 8c des fades plaisanteries qu’ils di-sent pour arrêter les pallàns, & les engager à entrerdans le lieu où ils jouent. Ludicrum , ludri mimici.Faire parade devant la porte. Ceux qui font cette fortede parade _> montent ou fur une échelle , ou fur unemanière de balcon, afin d’être vus de plus de gens.Une si pitoyable scène a pu divertir la populace An-gloise , comme nos parades de la Foire font rire notremenu peuple de Paris. L’Abbé des Fontaines.
Parade , ou Parate, f, f. Droit ancien. Quantité de blé,de volaille, de cire, de poivre, & d’autres choses sem-blables , qui se donnent à un Seigneur par chaque an-née , lorsqu’il vient dans une ville ou terre, où il y ades fiefs de fa dépendance. Parata. Voye% Gailahd,Du Cange , 8c De Laurière.
Us? PARADIGME, f. m. Terme de Grammaire. Ce quisert de modèle pour se réglât. Les noms 8c les verbesdont on trouve la déclinaksrn 8c la conjugaison dansle Rudiment du P.Codret, font des paradigmes pourdécliner les noms 8c conjuguer les verbes que 1 usage& l’analogic ont tournis aux mêmes variations de Puneou de l’ autre espèce. Les paradigmes font des exem-ples pour d’autres mots analogues. Il suffit qu’un en-fant apprenne un nom de chaque déclinaison ; il >Tya que faire de le fatiguer à apprendre tant de ces para-digmes dans un Livre. Crousaz. Un seul paradigme,pour les verbes neutres, & un seul pour les déponens,mettra suffisamment au fait de ces verbes. Id. Quandon charge les enfans de règles, d’exemples & de para-digmes dans un seul jour, c est une nécessité qu’ils lesoublient. Id.
Ce mot vient du Grec UapaS'íi'i /aa, exemple , mo~'dele. C est dans ce sens que S. Matthieu dit, suivantle Grec, que Joseph s’étant apperçu de la grossesse dela Vierge, vouloir la congédier fans bruit, ne voulantpas en faire un exemple.
PARADIS, f. m. On dit plus ordinairement ParadisTerrestre , dans le sens que nous expliquons ici.C'est le Jardin des délices où fut mis Adam pendantson état d’innocence, 8c dont il sot chaste, quand ileut désobéi à Dieu. Paradisus hortus. Moyse appellele Paradis Terrestre , le Jardin d’Eden , c’est-à-dire ,un lieu de délices. On ne fait pas bien la place où étoit ceParadis. Les uns le mettent dans la Judée , au lieu oùest maintenant le lac de Génézareth ; les autres dans laSyrie, vers les sources de l’Oronte 8c du Chrysorrhoas ;mais on ne voit dans ces deux lieux aucun vestige desrivières qui arrosaient le Paradis Terreste ; les autresle mettent dans la grande Arménie, vers la monta-«agne d’Ararath ; où l’Arche de Noé s’arrêta, 8c ilscroient y trouver les sources des quatre Meuves qui•arrofoient le Jardin d’Eden-, l’Euphrate, l’Heiddekel,aujourd hui le Tigre ; le Hihon, aujourd’hui l’Arastè,Sc le Pilon , aujourd hui le Phazze. Mais le Chevalier
Chardin nous apprend dans ses voyages, que le Phaz-ze a fa source dans les montagnes du Caucase, au norddu Royaume d’Iméréti, & non pas vers la montagned’Ararath, comme les cartes le marquent ordinaire-ment ; & d’ailleurs on ne peut pas trouver vers lagrande Arménie les pays d’Havilla & d’Ethiopie, queces Meuves baignoient en sortant d Eden. 11 y a plu-sieurs autres sentimens peu fondes sur la situation duParadis Terrestre : le plus commun & le plus proba-ble , est celui qui le met dans la Chaldée , entre leconfinent de l’Euphrate & du Tigre, & leur sépara-tion. Ces Meuves font deux de ceux qui arrofoient leParadis. Le Phison.étoit une branche de ces Meuvesaprès leur séparation , & le Gihon étoit 1 autre bran-che qui étoit du côté del’Arabie , ou de 1 occident.L’Ethiopie, l’un des pays que ces Meuves baignoient,étoit incontestablement l’A table Déserte ; car Moysedonne à sa femme , qui étoit de ce pays-là, le nomd Ethiopienne j 8c 1 Havila , que les mêmes Meuvesbaignoient, doit être le Chusitan, en Perse, où se mou-voir anciennement For, la sardonix, le bdellion, 8c
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les perles, dont Moyse parle dans fa description. Viyeçla Dissertation de M. Huet fur le Paradis Terrestre,& celle de Morin dans les Ouvrages de Bochart, 8c danscetOuvrage-ci les mors, Éden, Géon, Phison , &c.
On appelle par exagération une belle maison, unbeau jardin, un petit paradis terrestre. Domus amoena.Il vient du mot Grec TrapaJWVoç , qui ne signifie autrechose que verger , lieu plein de pommes & de toutessortes de fruits.
$3* Paradis , pris absolument & fans épithète, signifiele ciel, le séjour des Anges & des Saints, qui juuiísentde la présence de Dieu. Caelum beatorum sedes. C’estun état criminel de ne pas soupirer pour le paradis ,& d’être content de ce qu’on possède en ce monde.Nie. A la réserve de quelques libertins, tous les Chré-tiens veulent le paradis : mais on veut le gagner attmeilleur marche qu’il est possible. S. Pierre est repré-senté tenant en main les clefs du paradis.
Le paradis de Mahomet est un lieu qu’il a imaginé,où il fait espérer tous les plaisirs sensuels à ceux quisuivent sa loi.
Les Indiens croient aussi un Paradis • mais ils fontconsister fa félicité dans les plaisirs sensuels, quoiqu’ilsfe servent de termes d’union avec Dieu, de vision deDieu, & d’autres semblables qu’emploie notre Théo-logie pour exprimer la félicité des Saints. Lett. édif.
T. IX,p. 2i.
PAR ADi s,est aussi un autel fort paré, 8c fort éclairé de cier-ges,soit dans une Eglise, soit dans les rues,qu’on préparepour y faire reposer le S. Sacrement, quand on le porteà la Procession de la Fête-Dieu, ou le Jeudi absolu.
Paradis. Ce mot s’emploie encore figurément en plu-sieurs façons de parler, pour signifier un lieu de plaisir&c de délices. Locus deliciarum , voluptatis. Venise scdoit nommer à cette heure \eparadis de la terre. Voit.Ses yeux sont le paradis des âmes. Id. Elle m’a fait voirle paradis dans Penser où je fuis. Id. En me tirant d’er-rcur, il m’ôte du paradis. Bon.
Paradis , en termes de Théâtres, est le troisième 8cdernier rang des galeries qui sont autour de la Salle )les places qui sont au-dessus des secondes loges. Ter-tium tabulatum.
En termes de Marine, on appelle Paradis , la par-tie d’un port où les vaisseaux sont plus à couvert, qu’ostnomme autrement BaJJin ou Darfine.
Fleurs de Paradis. Flosparadifiacus. Dans les plainesde Tmxillo, au Pérou , il se trouve un arbre qui portezo ou 30 fleurs toutes différentes 8c de diverses cou-leurs, jointes ensemble, comme une grappe de dattes,on Pappelle Flos dell Paraijso. Fleur du Paradis.
Graine de Paradis. Voye\ Maniq,uette.
On appelle Pomme de paradis , une espèce d*pomme rouge qui se mange en été. Ac. Fr.
§3° Oiseau de Paradis. Apus , Cacopus Manucodiattt.Dans les îles des Moluques on appelle oiseaux deDieu , ou de Paradis , certains oiseaux des Indes, dontles plumes sont mêlées de vert & de couleur d’ot,8c qu’on a cru n’avoir point de pies, mais ils ont, dit-on, de certains filamens à la queue par lesquels ils s’at-tachent aux arbres. Leurs caractères distinctifs consi-stent à avoir deux plumes particulières & extrêmementlongues,qui ne sont insérées ni aux aîles ni au croupion.II y cn a cinq espèces différentes qui nous sont connues*
La première espèce des oiseaux de Paradis est de 1*grandeur d’une hirondelle , & a beaucoup de sa for-me ; le champ de son pennage est compose de différen-tes couleurs, qui sont très-agréables à voir ; fa tête encomme celle d une hirondelle, & allez grosso à pro-portion du corps ; les plumes qui la couvrent depU jSle bec jusques fur le derrière , tour courtes, grostès,dures & épaisses, 8c d’un jaune éclatant & luiss 11 *connue de For ; celles qui couvrent la partie du men-ton , font plus douces 8c plus fines, & sont d’une cou-leur perse, qui tire fur le bleu, comme la couleur <j u .^l’on voit à la tête du canard mâle , lorsque le fs!donne dessus ; son bec est plus long que celui de 1 m-ror,d;lle ; les plumes de ses ailes sont de la même^ fi-gure que celles des hérons, mais elles sont pins d- , "cates 8c plus longues, elles font brunes 8c d’un e