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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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des degrés de longitude. Les parallèles de l’équatcurfont les cercles qui pasl’ent par chaque degré de lati-tude. On ne marque ordinairement que huit parallè-les qui font en effet de part & dautre de f équateur.Les tropiques Sc tous les autres cercles de déclinaisons,font des parallèles.

Parallèle, f. f. Terme de l’Art militaire en fait de siège.Première parallèle , seconde parallèle , & troisième pa-rallèle. Si le terrain est favorable , on pourra parvenirà la première parallèle dès la première nuit. La pre-mière parallèle doit s’érablir auísi vire qtí’on potirrá à300 toises ou environ des dehors de la placé assiégée -,si on peut l’établir plus près , c est encore mieux. Laféconde parallèle s’établit ordinairement à 14O ou110 toises de la place. La troisième doit être éíòighéedu glacis de 1 j a 20 toiles. Comme en assiégeant unèville dans les formes ordinaires on fait du moins deuxattaques, on ouvre nécessairement la tranchée èn deuxendroits : l’un s’appelle la tranchée de la droite, &l’autre la tranchée de la gauche. Quand òn a pouffela tranchée des deux côtés à 3-00 toiles à peii píès desdehors de la place, on tire la première parallèle , ( ainsiappelée , parce qu elle est parallèle au front de l’atta-que) d’u ne tranchée à 1 autre. La première parallèleachevée , on poulie la tranchée selon les capitòles Scà la distance convenable, on établit une seconde, Scpuis une troisième parallèle. If usage de ces parallèlesest de servir de concrevallarion contre la place quellesresserrent, & dont elles contiennent la garnison, deprotéger la tranchée Sc de la dégager, de couvrir lesbatteries, de loger les bataillons de la garde, de com-muniquer les attaques de la gauche à la droite. On éta-bli t des parallèles dans les places charmes & ellesfont munies d’un bon parapet flanqué de redoutes.-C’est la méthode ordinaire des Européens de con-duire une attaque de place assiégée dans les formes pardes parallèles. M. de Vauban la mit le premier en usa-ge au fameux siège de Mastricht, lors de la guerre deHollande, & savoir empruntée des Turcs. On appelleune Ligne parallèle , ou simplement une parallèle ,une tranchée qui fait face à la partie attaquée de la pla-ce. Ainsi elle est dite parallèle , non par rapporta uneautre ligne de tranchée, mais par rapport au front del’attaque. Une première, une seconde , une troisièmeparallèle : car à mesure qu’on avance la tranchée, onfut de nouvelles parallèles qui approchent toujours deplus en plus du corps delapiacejde sorte que la premiè-re parallèle est la plus éloignée de la place. Rien n’estplus commun que l’ulagc de ce mot dans les sièges. Onforma une parallèle. On commença une parallèle.Continuer la parallèle. Perfectionner la parallèle.

Ce st un mot Grec qui signifie, des choses qui ontdu rapport les unes aux autres. Pour l’orthographe,ceux qui suivent l’étymologie , écrivent toujours pa-rallèle , Sc ceux qui suivent là prononciation, écri-vent paralelle. Je fuis pour le dernier. Mén. L'ufage leplus fréquent est pourtant pour parallèle.^Parallèle, f. m. Signifie encore une espèce de com-paraison par laquelle on examine Sc on explique lesrapports Sc les différences que deux personnes oudeux choses ont entre elles. Comparatio , aquiparatio.ï-e parallèle de César & d'Alexandre. VA00. Rem. Jcne veux point entrer en parallèle , qu’on me mette enparallèle avec cet horrimc-là.Les parallèles historiquesffe Cassandre. Les parallèles des Hommes illustres dePlutarquc.

PARALLÉLIPIPÉDE. si m. Terme de Géométrie.Co r p S solide Composé de six surfaces rectangles, paral-lèles les unes aux autres, Sc dont les oppofées'sont éga-les. Deux cubes attachés ensemble , & posés bout-à-°ut, font un corps parallélipipéde. Une poutre équàr-rie qiu a deux carres à ses extrémités, & dont les côtés

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f? PARALLELISME

ags, en fonr un aussi,f- m. Terme de Géométrie. État

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de deux lignes, deux fur-faces, deux plans, &c. paral-lèles , c’est-à-dire , également distans l’un de l’autre.Parallélisme. Voye 1 Parallèle.

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Mouvemènt de parallélisme. Terme d’Astronomie ,se dit du mouvement de Taxe de la terre, lequel se fait

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d’une manière toujours parallèle à lui-même ; c’est-u-dire, que i’axe de la terre que l’on suppose se mou-voir , en parlant selon le système de Copernic, esttoujours tourné vers la même partie du ciel : le pôlearctique de la terre regardant toujours vers la partiedu ciel ouest l’étoile polaire, ou la constellation qu’onappelle la petite ourse. C’est ce mouvement de parallé-lisme qui sert à rendre raison de la vicissitude des fai-sons , Sc de l’inégalité des jours & des nuits. La terreparcourt ion orbite de manière que Ion axe demeuretoujours parallele à lui-même, ou à fa première di-rection ; ce qu’il est aise de concevoir , si l’on imagineune fois une ligne tirée parallèlement à Taxe danstelle saison ou télle situation de la terre que l’onvoudra! : car cet axe lui demeurera toujours parallèle,dans quelque point que ce soit de l’orbite où laterre' te trouve, il né changera jamais fa premièreinclinaison ; mais il paroïrra constamment dirigé versle même point du ciel : cela, comme l’on voir, doitarriver naturellement, si la terre parcourant son or-bite , n’a dautre mouvement propre que celui de ro-tation autour de son axe. Insit. Aftronom. p. 81.

fCF PARALLÉLOGRAMME, f. m. Terme de Géomé-trie. Quadrilatère dont les côtés opposés sont parallè-les. Les parallélogrammes qui sont fur meme base Scentre même parallèles, font égaux. Euclide. Il y aquatre fortes de parallélogrammes ; le carré , qui ases quarte côtés égaux, & ses quatre angles droits.Le Carré’ long, qui a fes quatre angles droits, maisqui n’a qUe fes côtés opposés égaux. Le rhombe , quia ses qUatre côtés égaux, mais aucun angle droit.Le rhomboïde, qui n’a aucun angle droit, Sc ses cô-tés opposés égaux.

PARALLÉLQPÈURON. f. m. Quelques Géomètresdonnent ce nom à un parallélogramme imparfait, ouune espèce de trapèze, ayant ses côtés & ses anglesinégaux. Parallelopeurori.

PARALOGISME, f. m. Faux raisonnement : vice dela démonstration , loríqu’on tire une conséquencedé principes , qui sont faux, ou qu’on n’a pas dé-montres , ou lorsqu on a palle par-dellus quelqueproposition qu’il falloir prouver en chemin. Paralo-gisme. Il n’y a point d’Auteurs qui aient écrit fur laquadrature du cercle, qui fiaient fait des paralogìs-mes. Le paralogisme distere du sophisme , en ce que lesophisme se fair par malice ou par une méchante sub-tilité , aulieu que le paralogisme se fait par erreur , Scpar défaut de lumière fusillante, & d application. Ilne paroît pas néanmoins que Messieurs de Port-Rôyaly mettent de la différence. Il n’est pas inutile de' re-présenter les principales sources des mauvais raifon-nemens qu’on appelle sophismes ou paralogismes.Port-Royal. L’un & l’autre viennent du Grec o-sorr-

pa , no.paMyiepò;,

ARALYSIE. f. f. Terme de Médecine. Maladie causéepar un relâchement de nerfs ,qui rend le corps entre-pris Sc fans mouvement, ou quelqu’une de ses parties.Paralysie. La paralyse est parfaite , quand il y a pri-vation du mouvement & du sentiment tout ensem-ble. L’imparfaite est lorsque l’un de ces deux est abo-li , Sc que l’autre demeure. La paralyse d’un côté ducorps feulement fe nomme hémiplégie ,- c’est-à-dire ,résolution de la moitié du corps. La paralyse univer-selle arrive quand la tête demeurant en son entier, lesparties qui sont au-destbus sont destituées de senti-ment & de mouvement ; mais quand cela n arrivequ’à quelque membre, comme au bras ou à la jambe,on 1 appelle particulière ; & quand ces membres fontseulement engourdis Sc hébétés, les Médecins 1 ap-pellent stupeur. La cause de là’ paralyse est une pi-tuite épaisse, qui bouche entiefêment les nerfs Scempêche que l’efprit animal ne soit distribue en la par-tie où il est inféré. Dans la paralysie universelle , lamoelle de l’épine du dos est énnerement offensée. Dansla particulière > elle 1 est feulement à 1 endroit du nerfqui sert au mouvement du membre perclus. La para-lyse fe fait souvent d’une légère apoplexie ; Sc alorselle est proprement appelée paraplégie. Il n’y a pointdc remède plus efficace dans la plupart des paralyses,