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mus. Elleconsistoit à leur faire entrer un raifort clansl’anus, ce qui s’appeloit «Vcfaípcn.JW/ç, & à les pro-mener dans cet état en public, ou à leur arracher lejpoil du siège ou de Panus , ce qui fe dit en Grec/MjMm , de TixpoUi'AÁM , arracher, ure r le poil. Voyez lesAnt. Lecl. de Ccelius Rhodiginus, L.X, c. /.
PARATITLAIRE. f. m. Docteur qui enseigne les para-titles, ou Auteur des explications qu’on nomme Pa-rant les. Paratitlarius. Il fe dit auílì de celui qui ap-prend les paratitles fous quelque Docteur en Droit.
PARATITLES. f. m. pi. Terme de Jurisprudence.Notes courtes, sommaires de ce que contient un livrede Jurisprudence Civile ou Canonique, qui donnentune explication précise de tous les titres, 6c qui enrenferment les principales décisions. Paratlita , notabreves explicationis summuU. Les Paratitles de Cujas ,de Maran, &c. Challanée a fait un second Commen-taire sur celles de Cujas.
|CFPARATRE. f. m. Beau-pere. Vitricus. Second mari dela mererelativement aux enfans quelle a de son pre-mier mariage. Ce mot lignifioit aullì un mauvais pere,traitant mal les enfans que fa femme avoir d'un premie r lit. Il n’est plus d’uíage dans aucun de ces deuxsens.
PAR A VAS. f. m. & f. Nom de peuple habitant de lacôte de Malabar , de la côte de la Pêcherie. Malabar.Aubin, dans son Dictionnaire de Marine , les nommeParuvas. Mais nous disons Paravas. Dans la coteorientale, qui s'érend depuis le cap de Comorin jusqu’aPile de Manar, & qu’on appelle la côte de la Pet he-rie , il y a certains peuples nommés Paravas j c est àdire , Pêcheurs. P. Bouhours. Aubin dit qu ils fontainsi nommés, à cause qu’ils vont à la pêche des peilesavec des vaiil’eaux qu’on nomme Parre , ou Parreau.Voyez ce mot. M. Corneille dit qu’on appelle aulsi Pa-ravas les habitans de Pile de Manar.
PARAVENT, si m. Grand volet de bois qu’on met endehors des fenêtres aux maisons de campagne, pourdétendre les vitres des orages & des vents , & pourservir de défense contre les voleurs. Fenejlrales valva.On 1 accroche en dedans au bois de la croisée.
Paravent , se dit aullì des grands chalîìs de bois couvertsde quelque étoffe, ou de papier, qui font attachés en-semble & mobiles. Valva mobiles contexta. On les metdans les chambres auprès des portes, auprès du feu,autour des lits, pour se couvrir 6c défendre contre levent. Chaque chalîìs s’appelle une Feuille de paravent.Paravent detoste de tapisserie, de la Chine. U y a aullìde petits paravents à hauteur du genou, qu’on met au-tour d une table quand on étudie, pour n’avoir pas sifroid aux piés.
Ce mot vient de l’Italien paravinto.
PARA VENTURE, adv. C'est-à-dire , par hasard. Il estvieux.
PARAY. Paray le Fratry. Nom d’un bourg de France,situé proche de Bourbon-Lanci, en Bourbonnois. Pa-redum Fratrum. Il est ainsi nommé à cause d’un Mo-nastère qu’d y a en ce lieu.
PARAZONIUM, f. m. Terme de Médailliste. Les Anti-quaires donnent ce nom à un sceptre arrondi par lesdeux bouts comme un bâton de commandement, ouune eípece de poignard, ou de courte épée , que l’onporte à la ceinture. Cependant fa figure, & la manièredont on le tient, ne disent rien moins que ce que cemot signifie. Il n’y a qu à voir la médaille Honor <&Virtus de Galba , où l’Honneur tient ce prétendu pa-razonium en l ait, un bout appuyé fur le genou ; cellede Tite 6c de Domitien , où 1 un & 1 autre le tient ap-puyé fur le flanc, & nullement attache à la ceinture. Jetrouve une médaille d’Antonin Pie , dans M. Patin ,p. 228 , où le parazonium , qu’il appelle en ce lieu-làScipio j est en travers fur les deux épaules, en forme decarquois. Dans les revers même de Velpasien, où Ro-me armée porte le parazonium , il n’est point attachéà la ceinture , ni de figure à le pouvoir être. On nevoit pas non plus qu’on le puilse aisément manier , niqu’il y ait ce que nous appelons la garde de l’épée, 6cque les Latins nomment capulus. Ce qu’il y a de cons-tant , c’est que le parazonium est un vrai bâton de com-
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mandement, tel qu’est parmi nous le bâton d e Maré-chal de France. P. Joubert.
PARBAYOLE. 1 . f. Perite monnoíe qui a cours à Milan.Elle vaut deux fous & demi, ou cinq serins, à pren-dre le soldp Milanois pour six deniers trois cinquiè-mes de France.
PARBIEU. Sorte de serment burlesque, & cependant in-venté par une espèce de modestie, pour éviter le véri-table serment par Dieu. En Latin Hercte., Meherclè.
Parbieu f en tiens , c’es tout de bon ,
Ma libre humeur en a dans L aile. S. Amant.
PARBLEU. Autre sorte de serment burlesque , qui signi-fie la même chose. Parbleu je garantis la pièce détesta-ble. Molière.
PARBGUILLIR. v.n. Terme de Médecine, qui se dit desherbes qu’on fait bouillir peu de tems peur en tirer lepremier luc , ou des liqueurs qu’on veut épaillìr. Levi-ter ebullire. Ce mot ne se dit plus.
PARC. f. m. Paliflade mobile qu on fait dans les champsfiour enfermer les moutons qu’on mene paître en étédans les lieux éloignés, où ils palsent la nuit. Septum .Les Bergers changent leur parc de tems en rems pourfumer les terres l’une après l’autre. Les loups n’atta-quent pas les moutons dans leur parc jà cause deschiens qui les gardent.
Parc , en terme de Marine, se dit des pêcheries construi-tes fur les grèves de la mer. Septum piscarium. L'Or-donnance d e la Marine en 1681. Liv. V. T. III. enjointla démolition des parcs construits avec bois, ou pier-res, à la réserve de ceux qui ont été construits avant1 année 1544. Il y a aullì des filets appelés hauts , ou basparcs , dont les mailles font réglées au même lieu.
Parc , se dit encore dans un vaisseau, d’un lieu fait deplanches entre deux ponts, pour enfermer les bestiaux,que les Officiers font embarquer pour leur provision.Stabulum. L’Ordonnance dit parcs 6c cages de mou-tons, volailles 6 c bestiaux. Aubin.
Parc , se dit auílì d’un très-ample filet qu’on tend f.ir lebord de la mer , lequel n’a qu’une ouverture du côtéde t are, qui demeure à sec après le reflux ; de forte quele poisson qui est entré dedans, ne se peut sauver. Retia semi-orbiculata.
Parc , se dit aullì de ces amples pâturages fermés de fos-ses , où l’on met les bœufs à l’engrais. Septum armenta-rium.
|KF Parc, fe dit par extension d’un grand espace de ter-rain , enclos de murs ou de haies, planté de bois, quisert à élever du gibier, à renfermer des bêtes fau-ves , 6 c dont on fait un lieu de promenade. Vivariumaltilium , Ferarum septum. On chaste, on se promènedans un parc. Le parc de S. Germain. Le grand parc %le petit parc de Versailles.
Nicod tient que ce mot vient de l’Hébreu pardes,qui signifie un parc d’arbres fruitiers. Borel le dériveaussi de pardes , qu’il dit signifier un verger. Ménagele dérive de l’Anglois park , 6 c de l’Allemand phirch »signifiant la même chose. Du Gange dit que quelques-uns en attribuent l’invention à Henri I Roi d’Angle-terre : mais Spelmann montre qu’il étoit bien plus an-cien chez les Anglo-Saxons ; & Zozyme allure que lesRois de Perse avoient aussi des forêts ceintes de murs,que nous appelons ici parcs. Parc vient du mot Cel-tique parc j qui signifie enclos , ou lieu fermé de mu-railles. '
Parc , fe dit aussi en termes de Chasse, de I’enceinte destoiles, où l’on enferme les bêtes noires , & où on lescourt.
Parc , en terme de Guerre, est un poste hors de la por-tée du canon, où est le magasin des munitions qui re-gardent le service du canon, des armes à feu 6 c desfeux d artifices, Inftruclûs igniariipulveris septumParc de 1 artillerie est bien fortifié avec des piquie sSseulement. Chaque attaque a son Parc d’arrillcric. O 11appelle aussi, le Parç des vivres , un lieu marqué danSle camp à la queue des Régimens, qui est occupé p 3rles Vivandiers ou Marchands qui suivent l’arm. e-Parc , se dit assise dupligu dans un Arsenal deMari»^