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PARNASSIDES. f. f. pi. On appelloit ainsi les Muses àcause d a mont Parnasie qu elles habitoient.
PARNASSIE, s. f. ParnaJJìa. Plante dont les feuillésfont presque rondes, pointues comme celles des vio-lettes , mais beaucoup plus petites, d’un vert plusblanchâtre, attachées à des queues longues, rougeâ-tres. U s’élève d’entr’elles plusieurs petites tiges lon-gues comme la main, menues, anguleuses , fermes ,embrassées vers le bras chacune dune feuille finsqueue , Sc portant au sommet une seule sieur com-posée de dix feuilles blanches , odorantes ; cinq gran-des Sc cinq petites : ces dernières font frangées. Il luisuccède un fruit ovale , membraneux, rempli de semences oblongues. Sa racine est d un blanc rougeâ-tre Sc d’un goût astringent. Elle naît dans les prés, lelong des ruisseaux , & autres lieux humides, en terregrasse. Elle est astringente & rafraîchissante. On lui adonné le nom de Parnasse par son rapport à une plan-te qui croissoit fur le mont Parnasse,Lc dont parle Dios-coride.
PARNASSIEN, s. Sc adj. m. Poe te. Il donneroit, répon-dit le Parnassien secouant l’oreille , plutôt cent pis-toles à une fille de joie , qu’un teston à un Poète. Re-cueil de pièces comiques. Dict. Com. Ce mot signifieplus ordinairement du Parnasse, Sc alors il est adjec-tif, comme dans cet exemple.
. ..... Garde-q-vous bienDe molefier un nouveau Lucien,
Qui mit jadis Jì bien à la compote,
Pour réparer Vhonneur Parnassien ,
Les Vers défunts du très-défunt La Motte.
La Voltairomanie.
Ce mot, soit substantif, soit adjectif, ne se dit qu’enbadinant.
PARNASSIM. f. m. C’est le nom des Directeurs des Sy-nagogues. Oriel A costa proposa ses difficultés & sesdoutes aux Rabbins, Sc comme il reluioit de íc rendreà l’autorité suprême des Parnajjìms , ou Directeurs dela Synagogue , ils l’excommunièrent. Le Clerc.
PARNAU, ou PERNAU. Ville de l’Empire Ruilîen,dans la Livonie , fur la petite rivière de Pernau , quilui donne son nom.
P ARNES. Nom dune montagne qui faisoit autrefois laséparation de laBoeotie & de l'Attique. Du Loir , p.
Ifs PARNOP 1 US, ou PARNOPIEN. s. m. ou adj. Ter-me de Mythologie. Nom que les Bœotiens donnoientà Apollon , Parnopius. Il portoit ce nom à cause queçrapiw/wi', dans le dialecte Eolique, lignifie un rat ,ou bien qu'il signifioit un moucheron , un cousin enBœotie , & qu’Apollon préservent de ces animaux.Pausanias dit , L. L, que c’est parce qu’il avoir délivrél’Attique de sauterelles, qu’onappeloit wapi-ow»?,dontle pays étoit infecte.
PARO. Voye^ Pareau.
PAROCHUS. Terme d’Antiquité. Mot Latin for-mé du Grec, qui signifie fournir. On appeloit Parochides espèces de Commissaires ou Pourvoyeurs qui four-nissoient aux Princes Sc aux Ambassadeurs à Rome Scaux Magistrats ou autres personnes qui voyagoientdans les provinces par autorité publique , ce qu’onleur donnoit pour leur subsistance. Ils étoient d’aborddéfrayés des deniers du public ; ensuite on établit un> pour subvenir à cette dépiense.^
Parochus signifioit ausil le maître d’un Festin, celuiqui traite, Sc chez nous un Curé.
PAROCZLO. Nom d’un bourg de la Haute-Hongrie. Pa-rocsiovia. On le place près de la ville d’ Agria , vers1 orient, Sc on le prend pour le Paniscum de Ptolo-jv-ï 1 rfA 5 ss ct ^ te des Jaziges Metanastes. Mat y.*^ss„,_/^ODIE. s. f. Terme Grec , formé de wapà-, Scaoàoç chemin. Maxime populaire ou triviale, ou def V s- 0 chant. Plaisanterie poétique , qui con-
siste à appliquer certains vers d’un sujet à un autre.pour tourner ce dernier en ridicule, ou à travestir unouvrage ferreux en burlesque , en astectant de confer-
_ __ . /vi i i a ,
memes rimes , les
ver, autant qu’il est possible, les
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mêmes paroles , Sc les mêmes cadences. Voilà l’idéequ’on se forme ordinairement de la parodie. Mais il yen a plusieurs sortes.
CC? La parodie , parodia , a été inventée par les Grecs.i° Le changement d’un seul mot dans un vers d’un Poè-te qu on infère dans un discours, est une parodie. x° Lechangement d une feule lettre dans un mot, en de-vient une. 3 0 Inapplication fans aucun changement,mais maligne, de quelques vers connus, est ausiî uneparodie. 4 0 Boileau parodioit Chapelain quand il imi-to! t le goût & le style de ce Poète, en disant, mauditsoit l’Âuteur dur, dont 1 âpre & dure verve, son cer-veau tenaillant, &c.
CssT Enfin la principale espèce de parodie est un ouvrageen vers, fait fur quelque pièce de Poésie connu, quel’on détourne à un autre sujet & à un autre sens, par lemoyen de quelques changemens. La parodie sert sou-vent à tourner un sujet en ridicule.
jfT Nous avons dans notre Langue des parodies excel-lentes, telles que celle qui a pour titre Agnès de Chail-lot, parodie d’Inès de Castro , Tragédie de M. de laMothe,& le mauvais Ménage, parodie de la Marïamnede M. de Voltaire.
§£? PARODIER, v. a. Faire une parodie. Cettepièce a été parodiée fort ingénieusement. Versus in-duflriè & probe immutare. Voyey Parodie.
PARODISTE. f. m. Auteur de parodies. Les Parodisies nefont ordinairement que l’écho du parterre, & ne fontque donner une forme théâtrale aux observations gé-nérales qu’ils ont entendues. Jour. des Say. in-11 .Déc. 1731 , p. 2137 j 2138.
Ces Parodistes éternels ,
Dont je voudrois exterminer la clique yPortent les coups les plus cruelsAux endroits les plus beaux d’un sujet dramatique ;Et ce même Public ,facile d s’égarer ,
Après avoir donné des larmesA ces endroits qu il devroit révérer ,
A rire a leurs dépens trouve les mêmes charmesQu il trouvoit à les admirer.
Le Temple du Goût, Comédie, p. 18 & 18 îa.~
du Merc. d’Août 1733. *
PARCEMIE. f. f. Espèce de figure, ou de proverbe sen-tencieux. La parœmie est un allégorie serrée, Sc dif-fère de la parabole , en ce que celle-ci est plus éten-due.
PAROENT. f. m. Dans le Béarn , Ruhr. De Homi-cidiis, art. /^.Meurtrissure. Suggillatio , livor , con-tusio.
PAROFERTE. f. f. Terme de Coutumes. Présentation ,offre. Oblatio.
0 CF PAROI. s. f. Vieux mot qui signifioit muraille. Pa-rïes. S’appuyer contre la paroi. Blanchir la paroi. Met-tre le lit contre la paroi. Ce mot vient de paries. U ya pourtant cette distérence entre la paroi , Sc la mu-raille j que paroi se dit proprement dune cloison ,d une séparation, d’un mur mitoyen ; au lieu que lamuraille se dit plutôt de l’enceinte d’un héritage, d u-ne ville, &c. Murus , meenia. Dans l’Ecriture, les hy-pocrites font appelés des parois blanchies. Parietesdealbati.
Paroi , en termes d’Anatomie, se dit des clôtures & desmembranes qui ferment les pàrties creuses du corps ,& sur-tout du thorax Sc de la matrice. Latera. On a dela peine à détacher ces humeurs visqueuses qui lont at-tachées aux parois du thorax. Il signifie ausiî ce qui se-pare les deux narines depuis le haut du nez julqu à la
lèvre. Degori. ., r , ,
fCP Les parois de la tête. Les os pariétaux font ainsi nom-més , parce qu’ils forment les parois de la tete. Dio-nis- r
IsiT On dit aussi les parois d un vale, d un tube , c’est-à-
dire , les côtés intérieurs.
$£T En Maréchallerie on appelle parois du sabot, 1 ’é-paisseur des bords de la corne.
Paroi , en termes des Eaux Sc Forêts, se dit de plusieursarbres qui font marqués seulement du marteau de l’Ar-