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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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mer de simples parties ; & celui de partager , outrecetre désunion du tout , a de plus un certain rapport àl’union propre de chaque partie pour en former denouveaux tours particuliers.

ê-O” La différence des intérêts divise les Princes ; celledes opinions partage les peuples. On divise le tout enses parties ; on le partage en les portions. Voilà pour-quoi Ion dit diviser uw cercle, partager un héritage.

Partager U vent. Terme de Mer. C’est prendre le venten louvoyant, c’est-à-dire, en faisant plu sieurs bordées,tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Oblique navigare.Ozan. On dit auísi dans le même sens, chicanerie vent.Partager le vent, ou l’avantage du vent, c’est auffi lou-voyer fous le même rhumb de vent, que celui à qui onle veut gagner, ou qui lé veut gagner fur vous, & nepouvoir parvenir à le gagner quoique fans le perdreauffi, c’est-à-dire , fans tomber fous le vent; mais femaintenir toujours l’un l’autre. De vento decertare. No-tre vaisseau ne pouvant mettre la frégate à vau-le-ventde lui, tâcha du moins d’cn partager l’avantage. Au-bin.

^ 3 “ Partager les rênes , Terme de Manège. C’est con-duite son cheval en tenant une rêne d’une main, Sc1 autre de 1 autre.

Partager , s e dit proverbialement en ces phrases. On ditque des gens partagent le gâteau ensemble , quand ilsiont d intelligence pour faire quelque profit secret aupréjudice d’un tiers, ou du public. On dit partagercomme frétés ; pour dire, partager également quelquechose. AEqualiter partiri. On dit auffi , partager uncheveu, quand on affecte de distinguer les choses jus-ques dans les moindres des subdivisions.

Partagé , ée. Part. Divisus , diflraclus. Succession par-tagée. Esprits partagés. Ville partagée en deux fac-tions. Opinions partagées , ác. Partagé en trois. Tri-partitus tripertitus.

ICrPARTAGEUR. f. m. Ancien terme’d’Arithmétique,synonyme de diviseur. Voye^ ce mot.

PARTANCE, s. f. ou PARTEMENT. s. m.Terme dcMa-rine, qui se dit du départ des vaisseaux. Projectio } pro-fectionis fignum. Être de partance , c’eff être prêt à par-tir. On appelle le coup de partance , le coup ae canonqu on tire en quittant le port ; & bannière de partance ,le pavillon qu’on met à la poupe , qui est un signal àtout l'équipage, de se rendre à bord pour partir. Aprèsquoi le Roi ordonna qu’on tirât le coup de partance.L’Abbé deVayrac. Arborer la bannière de partance.Aubin. Nous sommes fur le point de notre partance.Le jour de notre partance fut le i j Mai. Les soldatsappellent auffi la Générale le coup Ac partance.

PARTANT, adv. Sorte de conjonction, qui signifie,c’est pourquoi, par conséquent, donc. Itaque , propte-reà ■> idcirco , ergò. Vous dites que cette propositionest vraie , partant la contraire est fausse. Le soleil luit,partant il fait jour. Ce mot qui semble si nécessairepour le raisonnement, commence à nette guère bienre Çu dans le beau style. C’est pourquoi je m’en vou-lois abstenir , ou lien user que dans le comique.Vaug. Mén. Plus d amour, partant plus de joie. LaPont. C’est particulièrement un terme de pratique.

H signifie auffi, pouvû que. Dummodò , dum 3 modò.Je vous payerai votre Ad, partant que vous me don-mez une valable décharge. En ce sens, il a vieilli ab-

_ /olumenr.

A Parque.

ARTE. f. m. Mot pris de l’Italien & de l’Espagnol,&TV* 011 í C w Crt en parlant de ce qu un Acteur dit fur letpnj att i e a ^ cart & ce qui est supposé n’être point cn-parté qt autres Acteurs qui font auprès de lui. Cet àMoli' - Ct °P long. La Fontaine soutenoit contresens.Mr. qile ^ es d du Théâtre font contre le bontantniip? VE , SIN * L’onn’y souffrit des à pané t qu’au-

EARTEMENT'f ,r,té k I».

quitte un li eu ‘ A( j* lon P-u laquelle on part, & on

sectio ,dsgre£ m lr,ï cnun autre : Dscsus , pro-partement. Voit Je remctsde hmt íouf smon

frété qui est ffirV hlUC <î ue ì’ ail]c dl , re adieu à mon

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PAR yyi

03 ” On dit chez les Artificiers , un beau partementde fusées, quand dans un feu d artifice i> y a plusieursfusées qui s’élanccnt en Pair en même rems. Les fuséesqui n’ont que huit lignes de diamètre s’appcllent petitpartement. Les autres en ont dix. Selon quelques unselles font plus grosses. Fusées de partement ; elles fontdans des boctes. On dit auffi, le lieu du partement d’unvaiíleau. Coup de partance , ou de partement. Aubin.Voycq Partance , & le Dictionnaire de Marined’Aubin.

PARTENAY. Nom d’une petite ville de France. Parti-naculum , partimacum , partinacum , partenacum. Elleest dans le Poitou , fur la Toue, à neuf ou dix lieuesde Poitiers, vers le couchant. Maty. Voyeg Valois,No t. Gai L p. 444.

PARTENIR. Vieux y. n. Attoucher, réputer. Songe duVerger. Borel. Appartenir. Pertinere.

PARTENKIRCK. Nom d’un ancien bourg de la Bavière.Pathanum. Il est dans le haut Evêché de Freisingenssurla Loysa, à neuf ou dix lieues d’Infpruck, vers le cou-chant septentrional. Maty.

PARTER, vieux v. a. Partager.

0 CT PARTERRE, s. m. Patrie découverte d’un jardin,voisine de la maison, décorée de broderie de buis nain,ou de découpures de gazon, avec des fleurs dans lesplate-bandes. Area hortensis ^ pulvinus. Il n’y arien deplus beau qu’u.11 parterre émaillé de fleurs,de tulipes,d’anémoncs & de renoncules. Voluptuarii horti des-criptio & diftributio. Un parterre divisé par carreaux ,entouré de plate-bandes. Il y a différentes fortes departerres. Parterre de broderie, c’est celui qui est com-posé de rinceaux, de fleurons & autres figures forméespar des traits de buis nain, Sc entouré de plate-bandes,comme le grand parterre desTuilleries. Area topiaria.Daviler. Parterre de pièces coupées ; c’est celui quiest par compartiment de figures régulières, séparéespar des sentiers, & dans lequel on met des fleurs,comme le grand parterre de Trianon. Area florea. Id.Parterre de gazon, celui qui est de picces de gazoncn compartimens carres, Sc avec enroulemens, com-me k parterre de l’Orangerie de Versailles. Id. Par-terre à l’Angloise , celui qui est de broderie mêlée deplate-bandes Sc enroulemens de gazon , comme legrand parterre , appelé à la Dauphine, au-dessus del’Orangerie de Versailles. Id. Parterre d’eau, est uncompartiment formé, ou par plusieurs bassins de di-verses figures, avec jets Sc bouillons d’eau, comme àChantilly ; ou par un ou deux grands bassins, commeau-devant du Château de Versailles. Id.

Parterre, signifioit autrefois une place à bâtir. Davi -ler. Area tzdifiái.

On dit populairement de ceux qui tombent par terre,qu’ils font des parterres. C’est une mauvaise allusion,ou un mauvais jeu de mots, de par terre en deux mots;c’est-à dire, à terre ; & parterre un seul mot, le par-terre d un jardin. Les ivrognes font des parterres.Quand la terre est couverre de verglas, on fait bien desparterres ; c’est-à-dire, que l’on tombe par terre, ouà terre. Ils feront tantôt de beaux parterres. Mascur.

|Cf’ Parterre d’une fille de Spectacle ou d’un Théâtre.C’est cette partie d’une salle de Spectacle, qui estcomprise entre le théâtre & l’amphithéâtre. Area ima.Les Anciens l’appeloient orchestre. Chez les Grecs,cetoit la place des Musiciens. A Rome, comme c e-roit la partie la plus commode du théâtre, c etoit laplace des Sénateurs. Voye% Orchestre. Chez nous,c’est la place d’une partie des Spectateurs qui s y tien-nent debout. Le Parterre s’élcvc infenhb ement de-puis 1 ’orchejlre jusqu’à l’amphitheatre, n y a que les

hommes qui aillent au parterre, au moins en France,En Angleterre il y a des sièges ou des banquettes.

Les billets de parterre, qu on prend pour aller auparterre- entendre la Comédie , coûtent aujourd hui20 f. à rOpéra 40 f

Parterre fe A'X auffi des Spectateurs qui sont pla-cés dans le parterre. On dit en ce sens, les applaudis-semens , les sifflets du parterre. C est ordinairementle parterre qui decide du merite des pièces. Le parterrejuge plus sainement que les loges.