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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ïneneer le récit d’un fait , d’une histoire, disent, unparticulier 3 pour dire, un certain homme. Quidam. Onne contraint point les particuliers pour le général de lataille , qu’en certains cas. On n a point reçu l’envoyéd’un tel Prince comme Ambaílàdeur, mais commeun simple particulier. Cet Orateur est auiíi agréabledans le particulier que dans le public. Voilà une rela-tion qui nous apprend tout le particulier de cette ba-taille. On a tort de médire de ces deux personnes quis aiment, car il n’y a rien de particulier entr’elles. Jen’ai rien de particulier à vous dire , j'entends de secret,de détail. La conclusion ne vaut rien d u particulier augénéral. Vous ne me contez pas tout le fin de votre pro-cès , il faut qu’il y ait du particulier 3 puisque vous 1 a-vez perdu. Ce Prince est si affable , qu’il traite souventavec ses sujets , comme de particulier à particulier.

En particulier, adverb. A part, séparément des au-tres , chacun de son côté , en détail. Separatim 3 seor-sìim. Cet homme veut dîner en Ion particulier 3 a tou-jours logé en son particulier. Hic homo vult prandereprivatim 3 & solitariam vitam degere. Il faut qu’un Ju-ge examine chaque témoin en particulier. Chacun enparticulier se mit à le supplier. Vaug.I 1 y a du plaisirà lire les Auteurs qui ont traité en particulier de cha-que chose.

Etre en son particulier ; c’est être retiré dans fachambre, dans son cabinet. Seorsum.

Un Picard l’a appliqué au lieu de la sépulture.

Ci gît Marguerite ThuillierEn son petit particulier.

En mon particulier 3 ou pour mon particulier 3 si-gnifie , quand à moi, pour ce qui est de moi. En monparticulier je suis d avis. Ego vero 3 ego quidem 3 quodad me attinet 3 suadeo.

PARTICULIÈREMENT, adv. D une manière particu-lière ,spéciale. Pr&fertim 3 pracipuè 3 maxime. LePereKirker a traité particulièrement de la lumière ; Gilbertde la pierre d’aiman. Cet homme vit fort particulière-ment 3 en retraite. Cela m’a été recommandé particu-lièrement 3 expressément & fur toutes choses. On ditaussi , cela m’ap partient particulièrement 3 en pro-priété, par un titre particulier.

Particulièrement signifie auílî en détail. Je vous con-cela tantôt plus particulièrement. Acad. Fr.

^ PARTIE, f. f. Terme relatif à l’aísemblage. C’est cefission détache du tout. Le tout est plus grand que faPartie. T outes les parties prises ensemble font égalestout. Il y a des parties essentielles, & des partiesintégrantes ; des parties homogènes Sc des parties hé-térogènes , de? parties aliouotes & des parties ali-tantes; des parties actm lies, qui font actuellementdétachées du tout, qui > >nt leurs bornes distinctes, &^autres qui font simplement possibles. Foye^ ceststots. La variété des corps dépend de la différenteUnion, de l’asscmbl igc, de l’arrangement de leurs par-t C On conçoit que la matière est divisible en une in-gfinité de parties.

Ue mot s applique également à la portion d’un toutPhysique ou d’un tout moral. Partie du corps humain,■ss^e d un corps politique. Une partie de Farinée est. Stssée, l’autre est en marche. La meilleure & la plusUine partie de cette assemblée étoit d’avis que, &c.Y Prince a perdit une partie de ses Etats. Il a em-Pssiyé une partie de fa vie, de son tems à cela.

Les Anatomistes divisent en général les parties duc °rps humain, en contenantes Sc en contenues 3 en fi-caires Sc en dijfimilaires, Sc les similaires enfiper-matiq ues Sc sanguines 3 &c. Ils appellent aussi les par-ou essentielles 3 celles qui font abíolu-le Se 1 akes a ^ a v * e ' nomme le cœur , le poumon,nue ssiv ^ Ni veau. Les parties naturelles íont celles

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fCT En parlant du corps humain 3 on dit aussi paruefaine, partie malade, douloureuse. Appliquer un re-mède sur la pairie blessée, offensée. Le mal íe jette tou-jours fur la partie la plus foible.

En Géométrie Sc Astronomie on le dit des divisionsdes lignes, ou des cercles. On divise le demi-diamètredu cercle, qu’on appelle autrement le rayon , ou lesinus total 3 en cent mille parties ; la circonférenced’un cercle en trois cens-loixante parties ou degrés.C’est íur ces deux divisions qu’on fait toutes les sup-putations des mouvemens célestes. On divise aussi leciel Sc le monde en quatre parties 3 en orientale Sc oc-cidentale , septentrionale Sc méridionale : l’année en.quatre parties ou saisons. La Philosophie se divise enquatre parties , &c. Saint Thomas a divisé sa Sommeen plusieurs parties. Les nombres se divisent en partiesaliquotes 3 Sc alìquantes. Voyer^ ces mors.

En Chimie on dit, qu’on refond tous les corps dansleurs plus petites parties ; qu’on sépare les parties ho-mogènes d avec les hétérogènes ; les parties subtiles ,volatiles, sulfureuses, mercuriales & aériennes, d’a-vec les parties crasses, terrestres, visqueuses & gros-sières.

fjCT En Musique , on appelle parties 3 les accords quefont diverses personnes qui chantent ensemble. Pourformer un accord, il faut que deux sons au moins sesassienr entendre à la fois, ce que ne peut faire unevoix feule. Pour former une harmonie , il faut unefuite d’accords ; il faut donc plusieurs voix. Ces voixdont la réunion forme le concert ou l’harmonie, Rap-pellent parties. Il y a quatre principales parties 3 leDessus j superius ; la Baffe 3 baffus ; la Taille 3 te-nor : Sc la Haute-contre 3 contra jeu altus. Le reste nefont que des parties redoublées. On fait des concertsà dix, douze, ou quinze parties. Les orgues qui s’éten-dent jusqu’à huit octaves, peuvent avoir jusqu’à vingt-etnq parties. Les uns ont du génie pour inventer lesairs ou les chants, & les autres pour y mettre desparties. En ce íens, on dit qu’un homme chante enpartie 3 qu il rient fa panie dans un concert ; pour dire,qu il chante siir des tons qui font assignés à une tellepartie.

On compare les quatre parties de la Musique auxquatre élémens. La Baise représente la terre. La Taillereprésente l’eau, qui ne fait qu’un globe avec la terre,comme la Taille est presque la même chose que la Bas-se , puisque quand la Baise manque, la Taille en faitla fonction ; d ou vient qu’on la nomme Bajse-taille.La haute-conrre est comparée à l’air , parce qu’ellcs’insinue aisément dans toutes les autres parties 3 Sc amême rapport au dessus, que la Taille à la Basse. En-fin , le dessus est comparé au feu, d’autant qu’il a lesmouvemens plus vîtes & plus légers que les autres.

Partie, en Grec, diagramma 3 Sc en Latin, pars 3 signifieaussi une portion de la partition écrite séparément pourla plus grande commodité de ceux qui exécutent ; oubien c’est un ou plusieurs des sons qui font l’harmo-nie , écrits à part. Dans les ouvrages qui font à voixfeule Sc deux ou plusieurs instrumens , il y a une par-tie destinée pour la voix, ou pour celui qui chante ; ©nPappelle partie chantante ; les autres font pour ceuxqui doivent jouer. Partie supérieure, c’est tonte par-tie j dont le chant n’est point le fondement de 1 nar-monie ; comme au contraite , partie inférieure , c esttoute partie dont le chant doit servir de Baffe ou defondement à l’harmonie. Par ce moyen, une taille ,une haute-contre, & même un dessus, peuvent erredes parties inférieures ou des balles. Brossard.. ^On appelle parties récitantes, celles qui ont chanteespar une feule voix, ou jouées par un leul instrument.On pourroir appeler le petit chœur , le chœur des par-ties récitantes. Parties du grand chœur ,parties du petitchœur. Parties découvertes ou extrêmes, comme ledessus & la baffe. Parties mitoyennes ou couvertes, ouparties du milieu, ce font celles qui tiennent le milieuentre le dessus Sc la basse. Les parties découvertes ouextrêmes , font les sons les plus hauts, ou les plus basde toute la composition. Brossard.

ffiT On dit eh ce sens, figurément & familièrement