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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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rien , la mort me trouvera toujours prêt à partir. M.Scud.

§3" On dit qu’un homme ne part point d’un lieu , pourdire qu il n’en bouge , qu il y est preíque toujours :auquel cas , il ne s’emploie qu’avec la négative. Il nepart point de fa maison. Cette femme ne part pointde l’Eglise. Il est familier.

| f? On dit en termes de Manège, faire partir un cheval,ou faire échapper de la main ; pour dire, le pousseravec impétuosité.

On dit qu’un cheval part bien de la main j elegan-ter , concinne gressum init j quand il prend bien le ga-lop , dès qu’on lui baille la main. Pour faire partirun cheval de bonne grâce, il faut bailler la bride detrois doigts, 8c appuyer délicatement les talons , oufeulement le gras des jambes. Guillet. On fait quel-quefois un verbe actif du mot partir, 8c au lieu dedire , faire partir ce cheval, on dit , partes ce che-val ,partes\e droit. Idem. On dit auffi : Partes , pourdire, poussez & piquez votre cheval. Par extension,on dit des hommes, qu’ils partent de la main , quandils vont en diligence, exécuter les ordres qu’on leura donnés. On dit dans le même sens, partir de barre.Dès qu’il entendit parler de cela, il partit de la main,il partit de barre.

|CT Partir , fe dit aussi des choses qui font pousséesavec force. Le boulet de canon part avec grand impé-tuosité. Globus tormentarius quam citissime fertur.J’ai vu partir le coup , la bombe.

Et la foudre qui va partir,

Ne peut plus être retenue

Par l’attente du repentir. Corn.

ff? Partir , en parlant de certaines choses physiques ;tirer son origine. Tous les nerfs partent du cerveau.Toutes les artères partent du cœur. Proficiscuntur ,originem ducunt , &c.

Partir , fe dit auffi des choses morales , & signi-fie , provenir, procéder, venir. Provenire , procedere,venire , emanare. Cette invention part d’un bel es-prit. La siatterie part d’un esprit lâche & intéressé. Iln’est pas difficile aux Grands de reconnoître quandles louanges qu’on leur donne , partent de la flatterie.Ablanc. Ce font des fautes illustres, qui partent dunegrande aine. Bon. Cela part de bonne main ; cela estparti de fa boutique. Expression populaire, qui seprend toujours en mauvaise part.

Partir , est aussi un terme de Maître d’Armes, qui si-gnifie , avancer le corps, & pousser en même-tems.Ce mot partir , n’est ordinairement usité que quand leMaître parle à son Ecolier. Il lui dit : En garde ; partes.Progredere • c’est-à-dire, avancez & poussez ; prenezgarde que la main parte la première en tous vos coups.Attirer son ennemi par des feintes, pour le faire par-tir. Il faut, après la parade , partir d’un teins, droit aucorps. Liancourt.

Partir. On dit en termes de Carrier, faire partir lapierre, pour dire, la séparer 8c l’ouvrir avec les coinsde fer, 8c les pomelles.

$CF Partir, signifie aussi, partager, diviser une chose enplusieurs parties; mais en ce sens, il est actif. Partirun nombre en quatre, en cent, en mille. Partiri 3 di-videre. Voici comme il fe conjugue: Je partis , tupartis , il partit. Nous partiffons. Je partis. J’ai par-ti. Je partirai. Que je partis e. Je partirois. Il estvieux, & nc fe dit,plus que dans cette phrase prover-biale , ils ont toujours maille à partir 3 t n parlantde gens qui ont toujours quelque demelé ensemble.On dit aussi, en parlant de deux personnes qui fontun marché ensemble, & qui sont en différend depeu de chose, qu’il faut partir le différend par la moi-tié. On dit auffi, pour marquer qu un homme estfort avare, qu’il partiroit une maille en deux. Divi-dere.

Partir , en termes de Blason, se dit proprement d’unécu partagé en deux, quand une ligne perpendiculaireen fait la division en parties égales. Il porte parti d orSc d’azur. Bipartitus. On le dit des autres divisions

PAR

de lecu. Parti en face ,parti en bande. Quand il estparti 8c coupé, on l’appelle écartelé ; & quand il esttranché & taillé , on appelle parti en sautoir. On l’ap-pelle parti de l’un en l’ autre , quand tout 1 écu estchargé dune pièce honorable, d’un animal, ou dequelqu’autre meuble , qui font partis du même traitque celui de l’écu, ils conservent les mêmes émaux,en telle forte néanmoins que d’un coté, le métal del’un est fur la couleur de l’autre, & que, le contrairese trouve de l’autre côté, comme, il porte de fable,parti d’argent, à une aigle éployée partie de l’un enl’autre. Et on appelle un écu parti , & coupé de si*pièces ; trois en chef, & trois en pointe ; de huit pie-cès, quatre en chef, 8c quatre en pointe ; de neufpièces, trois en chef, trois en face, & trois en poin-te ; de dix pièces, cinq en face, & cinq en pointe ; 8íde douze pièces , quatre en chef, quatre en face, &quatre en pointe, lorsque l’écu est partagé en pareilnombre de quartiers.

Parti, ie. Terme de Barreau, qui signifie partagé. Onappelle au Palais un procès parti , celui où les Jugesen opinant, fe font trouvés de différons avis, 8c ennombre égal de chaque côté. On dit encore, fur cettequestion, la Chambre fut ou te trouva partie , com-me qui diroit mi -partie , c’est-à-dire , que les avis desJuges furent partagés également.

ÇCTPartir. f. m. Départ. Le partir est affligeant, quandon quitte pour long-tems, ses parens , ses amis, fmaîtresse. Discessus molestus & acerbus. Au partir di'là, il l’alla raconter à trois ou quatre de ses amisi

. c’est-à-dire, immédiatement après. Au partir d’eile>pour, en me séparant d’elle, en la quittant. Dans cesens, il n’est plus en usage.

Partir , en termes de Manège, le dit auffi de factiondu cheval, quand on le poulie avec vitesse. Entre lepartir 8c I’arrêt de ce cheval, il y a bien trois censpas. On appelle auffi beau partir de main, quand lecheval s échappé droit, & court fur une ligne droitejufqu’à son arrêt. Laxatis habenis cursum inire. Ani'mez votre cheval au partir. Vous n’avez point degrâce au partir. Si ce cheval a le partir prompt, il il’arrêt fort juste. Guillet. On dit auffi le partir del’oileau.

On dit adverbialement, au partir de - là , poil [dire , après tout, qu’en peut-il arriver î II n’est pin susité.

fìCF PARTISAN, f. m. Celui qui s’est rangé du parti dequelqu’un, qui a épousé ses intérêts, qui le défend >soit par les armes, soit par la dispute. Fautor aliejus , alicui favens. Auquel sens, le mot de partisan 3un régime. Les Auteurs ont leurs partisans , auflì-bie"que les Capitaines ; l’un est partisan de César, faun' ede Pompée; l’un de Scaliger, l’autre de Cardan. Onle dit auffi des choses. Partisan de la Musique 1 erlienne.

If? Partisan, dans fart Militaire. Officier qui coin'mande un parti, un détachement de troupes p o mpetite guerre. Grand Partisan , bon Partisan. fof c eParti.

ífT Partisan. Termes odieux dont on fe sert p° títdésigner celui qui fait un traité avec le Roi, pour d eîaffaires de finances ; qui prend ses revenus à serins’le recouvrement des impôts, &c. Publicanus , pa^ 1 'canorum ordo. Sosin , dit la Bruyere , de la livrée»*passé par une petite recette à une fous-Ferme, 8c pfles concussions, la violence 8c l’abus qu’il a fait de ppouvoirs ; il s’est enfin, fur les ruines de plusieurs * amilles , élevé à quelque grade. Devenu Nobleune Charge , il ne lui manquoit que d’être ho** 1 / 11de bien. Une place de Marguillier a opéré ce prod># ^Les Partisans nous font bien sentir toutes lesl’une après l’autre. L’on commence par le mépPj cScause de leur obscurité. On les envie ensuite, 0,1hait, on les craint, on les estime quelquefois, ^ ^les respecte. L’on vit aflez pour finir à leur éga s , Ola compassion. Voye £ Publicain, Fermier & ené ’&c. , _

PARTISANE. Féminin de Partisan. Vos vers à Uge du tabac font ingénieux, 8c achèvent de r° cn