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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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à... . J’espère que ma lettre parviendra jusqu’à vous.Son nom est parvenu jusqu’aux oreilles du Roi.§3 °Par venir, se dit aullì en choses morales. Il est diffi-cile de parvenir à la perfection chrétienne ; de parve-nir à ce grand détachement du monde ; de parvenirà la haute sagesse , à la connoissance des secrets de lanature. On ne doit avoir d’autre pensée, que de par-venir au ciel. Les plaintes & les prières des inno-cens opprimés font parvenues jusqu’au ciel. Ad coelumpervenerunt .

Parvenir , pris absolument, signifie faire fortune,acquérir de grands biens, des honneurs, &c. Rem am-pliare , fortunis & honoribus augeri. Cet homme estdevenu riche en peu de tems, il est parvenu. Ce n’é-toit qu’un petit Commis, le voilà un des Fermiers Gé-néraux. La persévérance , l’adresse & le bonheur, fontqu’un homme parvient. Ce jeune homme se rend fortassidu, il a bonne envie de parvenir.

Parvenu, ue. part.

§0“ On le dit aullì substantivement d’un homme qui estparvenu , qui a fait une fortune rapide. Un parvenu ,un nouveau parvenu. On parvient rarement par desvoies honnêtes. Il est plus rare encore qu’un hommeparvenu ne soit pas un homme fier, insolent, intrai-table.

PARVIS, s. m. Place publique qui est ordinairementdevant la principale face des grandes Eglises. Propy-lœum , atrium. Le parvis de Notre-Dame, de SainteGeneviève. On le diíoit autrefois de toutes les placesqui étoient devant les Palais , Sc les grandes Maisons.Les Auteurs Chrétiens appellent le Parvis des Gen-tils , ce que les Juifs appeloient le premier Temple.fjCFC’est le nom qu’on donnoit aux grandes cours du Tem-ple de Jérusalem parce qu’il étoit permis aux Gentilsd’y venir. Il y avoir un second parvis extérieur, qu’onappeloit parvis d’Ifraël, ou grand parvis , parce queles israélites qui étoient purifiés, avoienr droit de seprésenter dans cette Cour ; & enfin un parvis inté-rieur , qui étoit celui des Prêtres Sc des Lévites, où ilsexerçoient leur ministère.

Quelques-uns disent que ce mot vient de paradisus;d’autres de parvis um , qui est un lieu bas de la nef,où l’on tenoit autrefois les petites Ecoles, à docendisparvis pueris. C’est le sentiment de Spelman, queSkinner semble approuver. La raison que Spelmanapporte, c’est que ce lieu est par rapport à l’intérieurdu Temple, qui est plus saint, comme le Paradis Ter-restre par rapport au ciel. Borel dit parvis , c’est pare-huis. Autrefois on difoit un Paradis, pour dire la pla-ce de devant une Eglise, peut-être de paradisus , jar-din. Voye ^ Ménage , qui rapporte plusieurs titres cu-rieux en faveur de l’une Sc de l’autre opinion. D’au-tres le dérivent de pervius 3 disant qu’on appeloit au-trefois parvis , une place publique devant un bâti-ment.

PARULIE. f. f. Terme de Chirurgie. C’est la mêmechose que parulis. Voye ç ce mot.

PARULIS. f. m. Terme de Médecine , qui se dit d uneinflammation de gencive , que les Médecins mettentau rang des phlegmons, Sc qui vient quelquefois à sup-puration.

Ce mot est Grec, il vient de wfà 3 proche , & detíxov , gencive.

PARUNDE. foyer Partunde.f£T PARURE, s. f. Ce qui sert à parer; ajustement, or-nement. On le dit généralement de tout ce qu’onajoute à une chose pour la rendre plus belle, pl usriche, plus agréable. Ornatus , ornamentum. Cettefemme étoit ce jour là dans fa plus belle parure. Laparure extraordinaire de cette Eglise annonce quel-que Fête. Il n’y a point de femme que le soin de saparure n’occupe entièrement. P. de Cl. Les richessesfont au mérite ce que la parure est aux belles person-nes. La Roche. Les gens de bon goût ont plus de foinde la propreté , que de la parure. Ch. de M. ll y a desfemmes qui se perdent avantageusement fous leur pa-rure. S. Evr. Elle a perdu ces riches parures , ces or-nemens si précieux, qui la rendoient vénérable auxyeux du vulgaire. Pat,

PAS

L’or de fa blonde chevelure 3Son port céleste & fa parure ,

Le jaifoit aster; remarquer. Voit.

Parure, se dit auffi des beautés de la nature. Decus ,ornamentum ; lux , Jplendor. Les étoiles brillantespendant une nuit bien sereine, sont la parure du ciel.Une grande variété de fleurs est une belle parure pourun parterre. Les prés, de beaux bleds, les arbres, lesbois, font 1 es parures de la campagne.

AT On le dit aussi des ornemensdu discours. L’éloquencen’admct point les hardiesses de la Poésie , ni une cer-taine parure , qui n’a pour but que 1 éclat Sc l’osten-tation.

La terre ouvre son sein , & change de parure.

N. Ch» de Vers.

On appelle parure de diamans, parure de rubis,&c. une garniture de diamans, file rubis, pour fer'vir de parure. Elle a une parure de diamans com-plette.

' Parure 3 signifie auffi , ressemblance, ou conve-nance de choses dont on fait parade. Ejusdem ornatus 3symmetria & apparatus. Chevaux de même parure 3c’est-à-dire, de même taille, & de même poil. CeGouverneur avoir à son entrée cinquante Gardes ,tous d’une parure , vêtus de même livrée, de mêmemaniéré. Les tapisseries d’une alcôve, & de la cham-bre font de même parure , de même étoffe, de mêmeouvrage.

On dit au figuré, en parlant d’un homme , d’un ou-vrage , tout est de même parure , pour dire, que toutserelîèmble, que tout est de même caractère. Toutest de même parure dans fa conduite. Tout est de mê-me parure dans cet ouvrage. Il se dit plus ordinaire-ment en mauvaise parr. Ac. Fr.

fJCT Parure , se dit auffi dans plusieurs arts, de ce qu’onretranche en parant ou préparant des cuirs , ou autreschoses semblables. Ramenta. Mais il se dit en parti-culier des extrémités de la peau qu’on ôte avec le cou-teau à parer, quand on relie des livres, de tout ce qu’oncoupe d’une peau avec le couteau à parer, lorsqueles couvertures font taillées. Le mot de parure , en cesens n’a point de singulier. On jette les parures , parcequelles ne fervent de rien. Il est défendu de faire dela colle forte avec des parures ou rognures de cuir»

PAS.

PAS. f. m. Mesure qui se prend de l’espace qui est entreles deux pieds d’un animal, quand il marche. Pajfusgrestus 3 gradus 3 vestigium. Le pas commun de l’hom-me est de deux pieds & demi. Le par des Allemands,qu’on appelle autrement géométrique, est de cinqpieds de Roi. Le mille d Italie est de mille pas géo-métriques, la lieue de France est de trois mille pas;celle d’Allemagne de quatre mille, le stade de cent, vingt-cinq pas. Les lieues se mesurent avec un comp-t epas. Voye\ Podomètre.

Nicod, croitque ce mot vient de l’Hébreu phafê,qui signifie passage.

Pas , signifie auffi chaque enjambée, ou mouvement despieds de l’animal, qui s’avance Sc qui les transported’une place à une autre. Ceux qui ont les jambesplus longues, font des par plus grands que les autres.

Pas , íe dit auffi de la démarche, de la manière daller.Aller pas à par, à pas de tortue ; c’est-à-dire, len-tement. Lente , lento gradu. Marcher à pas comptes,c’est marcher gravement- S’il y a de la grossièreté à mar-quer trop ses par en marchant, c’est un défaut que d»ne marcher que dessus la pointe des pies. Bouh.

Marchoient à pas comptés 3

Comme un Recteur suivi des quatre facultés,

Boileau.

A pas plus mesurés , f

Qtiun Doyen au Palais ne monte les deg reS ' D '