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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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cœur. On dit aulïî , que jeunesse est forte à paser ;pour dire , qu’il est difficile de passer son jeune âgesans faire quelque folie. On dit auili, il paf 'era biende l’eau fous les ponts entre ci Sc là ; pour dire , celan arrivera pas de long-tems. On dit auili, paser dur ' blanc au noir ; pour dire, aller d'une extrémité a l’au-tre. On dit que l’amité pafe le gand, lorsqu’on tou-che la main à quelqu’un à l’improviste, lans qu’il aitle loisir de la prétenter nue. On dit pour exprimer unenécessité ablolue. Il faut pajser par la porte, ou par lafenêtre. On dit encore, de celui qui a une prétentionà quelque chose qu’il n’aura jamais, quelle lui pajjerabien loin du nez. On dit auili, pour taxer un hommede légèreté, qu’il ne faut qu’une mouche qui lui pajjedevant les yeux pour l’arrêter. On dit auili, conten-tement pajje richesse ; pour dire , il vaut mieux vivresatisfait, lans inquiétude, que d’ctre riche. On dit d’unhomme qui est mort doucement, qu’il a passé com-me une chandelle. On dit auili de celui qui est accou-tumé à quelque choie, qu’il ne s’en peut paser n onplus que de chemiíe. Cu dit auili d'un homme qui abelle apparence, qu’il pajjera par-tout, qu’il pajjera àla montre. C)n dit auili , le rem s passe & la mortvient. 'Tempus pr ditent , & mors advenit. Voilà un risqui ne pajje pas le nœud de la gorge.

En Passant. Voye% Passant.

PASSÉ, ÉE. part. pals. Il a toutes les significations de sonverbe.

On dit cn termes de Blason , des épées passées ensautoir , croisées l’une fur l’autre. DecuJJatï enses. Ondit auili, une queue de lion fourchue , passée en sau-toir , quand les deux fourches se croisent, comme dansles écus de Luxembourg & de Bavière.ftCF Passe, est auili adjectif, Sc lignifie qui aéré, 6cquin’est plus. Le tems pajje. Se reílouvenir de ses fautespasjées. Au tems passe. Olim.

Passé. f. m. Le tems pajje ou ce que l’on a fait oudit autrefois. Les hommes íeront faits à Pavenir, com-ils l’ontétépar le passé. Le pajse ne revient jamais. Ou-blions le passé ; ne parlons plus du pajsé.

PASSÉ , signifie en général, ce qui est arrivé, l’efpace dela vie qui s’est écoulé ; le tems qui nous est échappé.Tempus elapsum. Le passé n’a pour moi qu’un tendresouvenir. S. Evr. Nous ne nous tenons jamais au pré-sent ; nous anticipons l’avenir comme trop lent, pourle hâter ; Sc nous rappelions le passé pour l’arrctercomme trop prompt. Paso. Le passé est unabyímequiengloutit tout, & l’avenir un autre abylme impéné-trable ; l’avenir s’écoule dans le passé. Nie. Il fautlaisser le passe dans l’oubli, & l’avenir à la Providen-ce. Boss.

Le regret du paste la peur de L avenir 3

Le chagrin du présent , penser quil saut finir ,

Ce sont les beaux présens que nous fait la raison.

IJCTPassé. En Grammaire. Un terme qui est écoulé, quin est plus présent. Pr&teritum. On distingue troistems. Lepas'é 3 lcpréíent,&le futur. On l’appelle au-trement Prétérit-. V ayqr ce mot.

$jsT Passé , se dit quelquefois pour après 3 au-delà. Lesesprits dans tous les arts ont leur apogée, passe le- -quel ils vont toujours en déclinant. Il y a un pointpassé lequel les recherches ne font plus que pourla curiosité. Volt.

fCT PASSER, f. m. On nomme ainsi à Gamron, autre-ment Bender Abaslì, ville de Perse où il fe fait uncommerce considérable, ce qu’ailleurs, Sc à Hispa-han même, on nomme Baqar 3 marché.PASSERAGE. f. f. Sorte de plante qu’on appelle en La-tin Lepidum 3 Sc dont il y a quelques especes. Lapasserage à larges feuilles poulie des tiges à la hauteurde deux ou trois piés, rondes, rameutes. Ses feuillesfont longues, larges, finilïanten pointe, semblables àcelles du citronnier, mais plus grandes, listes, grasses,d un verd obscur, rangées alternativement, denteléesen leurs bords. Ses steurs vidmentaux sommités des ti-ges Sc des branches ; elles ion t en grand nombre, peti-tes , blanches, composées chacune de quatre feuilles

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disposées en croix. Il leur luccède un fruit en fer depique ; divisé en deux loges remplies dc leftiences. Saracine est grostè comme le doigt, blanche, d’un gouracre. En Latin Lepidium latifolium. C. Bauii. Cetteplante est anti-scorbutique , stomacale, propre pourl’assection hypochondriaque. On applique sa racine pi-lée avec du beurre, íur les endroits où ía goutte le laitsentir.

II y a aussi le Lepidum gramineo folio>fivc ibeás. Saracine est longue, pivotante, Sc charnue. Il en fort desfeuilles oblongues dentées en scie , Sc couchées à platcontre terre. D’entre elles selèventdes riges menues,fermes, hautes d’environ deux piés. A u haut des bran-ches naissent de très-petites fleurs blanches. On le sertde cette plante pilée avec du sain-doux pour íoulagetla sidatique. C’est pourquoi quelques-uns l’appellentcrelíon sidatique.

fssF PASSEREAU, s. m. Petit oiseau, qu’on nomme au-trement Moineau , mot qui est plus de la conversa-tion. Passer. Je me trouve comme un passereau quiest tout seul íur le toit d’une maiíon. PortRovai-Il y a disterentes espèces de Pas:reau ou Moineau,dont nous allons donner les noms Sc la description-La première , est le Passereau , ou Moineau do-mestique. Passer domesicus.il fait sa retraite dans nosmaisons ; il fait son nid dans les trous de murailles,ou dans des pots qui lui íont préparés pour cet ester >Sc que l’on attache contre les murs. Us le retirent auilidans les colombiers, Sc ont l’adresse de crever la po-che des pigeonneaux pour en tirer le grain qui est de-dans. Ils tirent leur nourriture de toutes fortes degrains, Sc généralement de toutes fortes d’inscctes ,comme font les mouches, les papillons, les abeilles,les guêpes, les frêlons , les araignées, les fourmis,les grillons, &c. Le passereau fait beaucoup de doisl-mage.

Passereau blanc. Passer albus. Il y a des moineauxblancs, mais l’on n’en voit que très-rarement. Aldro-vand fait mention dc deux passereaux qui croient en-tièrement blancs, hormis le bec Sc les piés qui étoientjaunes, Sc la prunelle de l’œil qui ctoit noire, Sc envi'tonnée d’un cercle jaune.

Passereau jaune. Passer flavus. Le même Aldro-vand rapporte que quelques oiíeleurs lui donnèrentun oiseau, qu’ils appeloient un paffereau , lequel éroitentièrement jaune, à l’exception des yeux qui étoientnoirs : il avoit le dos , la tête, les ailes & la queue d’u-ne couleur tirant fur le châtain. Le bec , la poitrine,le ventre, la gorge, Sc le délions de 1 1 quçue, croiententièrement jaunes ; ses cuisses, ses jambes Sc ses pR‘ sétoient châtains, ses ongles longs Sc noirs. U rappor-te auili qu’il en avoit vû un autre pareillement jaune >mais d une couleur beaucoup plus pâle; ce qui lui > iCcroire que cetoit une femelle.

I fT Passereau de trois couleurs. Passer tricolor. Ilencore fait mention dans Aldrovand d’un pasere^ límarqueté de blanc, de noir Sc de jaunâtre. Il avoit 1®tête Sc le cou blanc, avec des taches jaunâtres, Scailes des trois couleurs dont òn vient de parler, mais I eblanc Sc le noir y dominoient ; Ion bec ctoit un P sgros, comme celui des moineaux , pointu à son extré-mité , Sc jaunâtre par le deflus, & par le dessous en-tièrement jaune, l’iris de l’œil étoit blanche, Sc j 1prunelle noire ; le délions de la gorge , la poitrine, ‘ eventre, les cuisses ; les jambes, les piés Sc la que l j cpar-deílous étoient d’un blanc jaunâtre : le deílus de Pqueue étoit tout-à-fait jaune.

Passereau blanchâtre. Pajser albicilla. Sa queue est d’ 11 * 1cendré blanchâtre ; son bec est blanc , lès yeux n°‘ lS ’sa tête Sc toutes les parties inférieures d un blanc js anâtre ; il a des taches assez grandes íur le dos, qui ssde couleur de rouille, avec de petites lignes blancn 1 ^toutes les plumes de ses ailes font châtain clair »jaunes ’ * part & d’autre ; ses jambes Sc les pie* 1bruns. ^

Passereau de montagne. Paser montanus. Le p a M _reau de montagne est un peu plus petit que le c0

muu : il ale bec aigu & rrès-court, les yeux ion r 11 ,

le sommet de fa tête est d’une couleur rougeâtre,

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