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cipalcmenr aux Pasteurs, qu’ils les tuoient. Jovet com-pte les Pastoricid.es parmi les sectes Anabaptistes d’An-gleterre , T. I. p. 4-/1.
PASTOS. Nom d une contrée de l’Amérique méridio-nale. Pastorum Regio. Elle est fur la côte de la mer duSud., aux confins du Popayan Sc de Quito. On ne re-marque point de ville dans cc pays, Sç il y a une deses montagnes qui vomit des staminés. Mat y.
PASTOUR. í. m. Vieux mot. Berger, Pasteur. P a ft or.On dit encore en Languedoc un pastourel, & unepajìoure , pour un berger & une bergere. Corel.
PASTOUREAU, f. m. Petit Berger. Pecoris custos. Ilistest plus en usage que dans les chansons ; auffi-bienque Pajlourelle po u r Bergère.
PASTOUREAUX. Nom dune Faction qui s’éleva enFrance pendant la prison de S. Louis. Pastorellus. UnHongrois nommé Jacob en fut l’Auteur. On l’appelaaullì simplement le Hongrois,à cause de son pays. Dansfa jeunesse, quarante ans auparavant, il avoir excitéune croisade d’enfans.Il étoit apostat de l’Ordrede Ci-seaux , Sc savoir plusieurs langues, entr’autres, le La-tin j le François Sc l’Allemand. Sur la nouvelle de laprise de S. Louis, il íe mit à faire le Prophète, Sc atti-ra dabord des Bergers & des Laboureurs , ce qui lesst appeler Pastoureaux. A ces gens de la campagnequi leíuivoient par simplicité, se joignirent des vaga-bonds , des voleurs , des bannis, des excommuniés,Sc tous ceux qu on nommoit alors ri baux ; enserre quebientôt ils composèrent une armée de cent mille hom-mes, distribuée par troupes, qui avoient chacun leurschefs , avec cinq cens enseignes, où croient représen-tés la croix & un agneau , avec les visions que Jacobprétendait avoir eues. On le nommoit le Maître deHongrie, &il avoir sous lui deux autres principauxManies. Ces prétendusdiseiplesdel’Agneauportoientdes épées, des poignards, des cognées des massues,& toutes les armes quils avoient pû ramasser , & prê-chaient de leur autorité, quoique laïcs. Quand le maî-tre prêchait, les mieux armés l’environnoient prêts àse jetter fur quiconque oserait le contredire. Ils pré-tendoient donner la rémiiiion des péchés , & faire desmariages à leur gré. Ils déclamaient contre les Ecclé-siastiques & les Religieux, principalement les Domi-nicains Sc les Franciscains, qu ils traitaient de vaga-bonds Sc d’hypocrites. Ils taxaient les Cisterciens d’a-varice -, les Moines noirs de gourmandise & d'orgueil.Les Chanoines étaient, selon eux , demi-laïques ; Scaimaient la bonne chère. Les Evêques & leurs O so-ciaux étaient occupés à amasser de l’argent, Sc vivaientdans tentes fortes de délices. Ils n’épargnoient pasmême le Tape & la Cour de Rome, dont ils disoientdes choses ii outrées, qu’il 11’y avait pas la moindrevraisemblance.
Les Pastoureaux commencèrent à paraître après Pâ-ques lan 1251. Ils s’aísemblèrent premièrement cnFlandres & en Picardie , où ses peuples plus simplesétaient moins en état de íe garder de la séduction. LesPastoureaux étaient déjà fort nombreux, quand ilsentrèrent en France. La Reine Blanche les toléra quel-que teins dans l’eípérance qu’ils pourraient délivrerson fils Saint Louis, prisonnier des Sarrazins. Quandils eurent passé Paris fans qu’on leur dit rien, ils sc cru-rent tout permis , & commencèrent à exercer leurs pil-lages & leurs violences* Ils en firent tant à Orléans aumois de Juin, que la Reine, par le conseil des EvêquesSc des Seigneurs,résolut deles dilsiper. On commençaparles excommunier. Ils arrivèrent néanmoins à Bour-ges avant qu’on y fut l’excommunication. Ils y pillèrentles Synagogues & les maisons des Juifs, Sc brûlèrentleurs Livres : mais dès qu’ils furent sortis de la ville, lepeuple ses suivit en armes, & pendant que Jacob prê-chait avec son impudence ordinaire, un boucher luidéchargea un coup de co ignée fur la tête, Sc le jettamqrtà ses piés. Le bruit s'étand répandu que les Pas-toureaux Sc leurs fauteurs étaient excommuniés, ils íedispersèrent, Sc l’on commença par-tout à les poursui-vre Sc à lesallonnner. Le Comte de Leicestre les obli-gea par ses menaces de quitter les environs de Bour-reaux. Un de leurs chefs fut jette dans la Garonne lors-
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qu’il tachait à se retirer chez les Sarrazins, d où il étoitvenu. On trouva dans son bagage beaucoup d’ar-gent, des poudres empois c nuées, & des Lettres écri-tes en Arabe , par lesquelles il exhortait le Sultan àpoursuivre son entreprise, Sc promettait de lui ame-ner un grand peuple.
Un troisième chef des Pastoureaux passa en Angle-terre , où il en rassembla en peu de tems plus de cinqcens : mais le bruit s’étant répandu qu’ils étoient ex-communiés , & que le Hongrois avoir été tué , ils Re-levèrent eux-mêmes contre celui qui les avoir séduits,& le mirent en pièces. Fduiieurs de ces Pastoureauxétant désabusés, le croiserait par pénitence , Sc palle-rent au service de Saint Louis. Ainsi finirent ces Pas-toureaux.
D’autres Pastoureaux s’élevèrent en France au XIV esiècle au sujet du retardement de la Croisade sous Phi-lippe le Long.Le bruit se répandit que la délivrance dela Terre-Sainte étoit réservées des gens du petit peu-ple. Ainsi les Bergers & les Pâtres abandonnèrent leurstroupeaux,& s’aíìèmblèrent au commencement de l an1320, lans armes, ni provisions, & prirent le nom dePastoureaux , comme les premiers. Ils marchaient àgrandes troupes qui groihlloient tous les jours ; tousses faineans, voleurs & vagabonds se joignant à eux. ils’y mêla même des femmes. Us avoient un Prêtre pri-vé de ft Cure pour ses crimes, Sc un Moine apostat del’Ordrede Saint Benoît, qui par leurs exhortations enattirèrent d’autres. Le peuple les favorisa dabord, &leur fournit abondamment des vivres : mais leurs pil-lages & leurs brigandages les rendirent bientôt odieux.Ils vinrent à Paris, où ils tirèrent tous ceux des leursqu’on avoit mis en prison. Us pallerent en Guyenne Scen Languedoc ; Sc commirent de grandes violencescontre les Juifs. Mais enfin les Gouverneurs & les Evê-ques , à la sollicitation du Pape, ayant pris des mesurespour arrêter ce mal, mis des garnisons par-tout, dé-fendu qu’on ne donnât ou qu’on ne vendît des vivresaux Pastoureaux , & fermé tous les passages, jjlusieiu'Sfurent tués, d’autres pendus, Sc les autres íe dissipè-rent. La même choie arriva en même tems en Angle-terre. Voye~{ le Continuateur de Nangis , & Valsing-ham.
PASTOUREL. Voye% Pastour.
PASTOURELLE. í.f. Nom dune espèce de poire. C’estune poire qui, malgré un peu d’aigreur qui est dansson eau , sc fait rechercher de bien des curieux : elleest de la groíìeur & figure à peu près d’un Saint-Léziu>ou d’un beau Roulseíet ; la queue est courbée, poi»^enfoncée , Sc médiocre dans fa grosseur Sc longueur :la peau entre rude & douce, s’humectant en maturi-té ; le coloris d’un c Ôté est jaune-blanchâtrc , couvertde placards roux, Sc de sature il est un peu teint ; sichair en est fort tendre & fort beurrée , n’ayant u 1marc, ni pierre, mais son eau aigrelette ne plaît P' iS \tout le monde. La Quint. P. III. p. jyi. Les P a stourelles ne viennent qu’en Décembre Sc endans les jardins dont se fonds est un peu gras Sc froid
La Quint. ■ ,
PASTRANA. Nom d’un bourg avec titre de DucM'Pastrana , anciennement Patcrrûana. 11 est dans - 1Castille-nouvelle , en Espagne, entre le Tage &juna, Sc à treize lieues de Madrid , vers le leva 11 -'
Maty.
PASTRE. Voyei Patre.PASTURAGE. Voye% Raturage.PASTURE. Foye% Pâture.PASTUREAU. Voye% Patureau.PASTURER. Voyc\ Pâturer.
1 A 1.
fJCP PAT. f. m. Indéclinable. Terme du jeu des ec 1 , ’qui sc dit lorlqu’un des deux joueurs ne P eUCjouer fans mettre son Roi en échec. Erre mat>être en échec , Sc n’cn pouvoir sortir. Etre p a £sn'avoir pas son Roi en échec , & ne pouvoir c ^fans l’y mettre. Qui est mat , a perdu la P a j£ 1 - e ].' sisopat , la recommence. C’est une partie à re» 1
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