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aux fourrures. Pellionis merx. Dans ce sens , le motde pelleterie signifie toutes sortes de peaux garniesde poil, destinées à faire des fourrures. Les plusbeMes pelleteries viennent des pays froids. On appellepelleteries communes, celles des pays chauds.
fpCFLe mot de pelleterie signifie aussi commerce, tra-fic qui se fait de peaux propres aux fourrures. LesHollandois font un grand commerce de pelleteries ,qu ils tirent de Moscovie. Trafiquer en pelleterie ,entendre bien la pelleterie. On le dit austi du corpsdes Pelletiers. La pelleterie est le quatrième des lixCorps des Marchands de Paris. On dit qu’elle étoitautrefois le premier, & qu’elle a cédé son droit deprimogéniture"'à la Draperie, qui en jouit à pré-sent.
AT PELLETIER, s. m. Marchand Fourreur, qui vend& prépare des peaux garnies de leur poil, pour fairedes fourrures. Pellio. Le corps des Pelletiers.
PELLICULE, f. f. Définitif de peau. Pellicula , epider-ma, summa cuticula. Ce mot est souvent pris pour épi-démie. L’épiderme est une pellicule qui couvre le der-me , ou la peau. Les soupapes des veines 8c des artè-res font des pellicules iníenhbles , qui s’ouvrent & seferment pour la circulation du sang. Les corps les plusdéliés font couverts de pellicules.
fCP En termes de Conchyliologie, c’est la surpeau d’unecoquille, laquelle s’use dans le roulis de la mer,quand le poisson est mort. On loté aussi en polissantles coquilles pour jouir de toute leur beauté.
PELLISSIER. f. m. Qui prépare & vend des peaux pourdisterens usages, qui diffèrent de celles que préparentles Fourreurs & Mégiffiers. Pelliffier est ce qa’on ap-pelle aujourd'hui Pcaucier.
On le dit aussi de celui qui vend des pélilses 8 c despéliíïbns.
PELLONIE. f. f. Terme de Mythologie. Nom d’uneDéesse des anciens Romains. Pellonia. C’étoit celleque l’on invoquoit pour chasser les ennemis. Arnobeen parle, L. 1 P, contra Gentes, 8c Saint Augustin,de Civitate Dei , L. IV , c. 21.
Ce mot vient du verbe Latin pello , je chasse, jc re-pousse.
PELOIR. f. f. Terme de Mégiffier. Depulsorium. C’estune forte de rouleau de bois, long d’environ un pied8 c demi, avec lequel le Mégiffier fait tomber le poilde dessus les peaux de brebis & de moutons, qu’il pas-se en mégie.
PÉLOPÉE. fi f. Fille de Thyeste , qui fut violée par sonpere, dont elle eut Egysthe. Dans la fuite ayant re-connu l’inccste qu'elle avoir commis fans le savoir,elle en conçut tant d’horreur , qu’elle se tua elle-mê-me. Cette mort de Pélopée fait le sujet d’une Tragé-die de M. l’Abbé Pélegrin, donné en 1731.
fsT PÉLOPIES. fi f. pi. Terme de Mythologie. Fêtes enl’honncur de Pélops, qui se célébraient chez lesEléens. Hercule fut le premier, dit Pausanias , qui sa-crifia a Pelops , dans une fosse , un bélier noir , com-me on faisoit aux Divinités infernales, & dans la fuiteles Magistrats d’Elide alloient tous les ans sacrifier àPélops dans la même fosse , une pareille victime.
PÉLOPOLI. Poyei Palopoli.
PÉLOPONNÈSE. Poye% MorÉe, & dites toujours Pe-loponnese , quand il s agit de 1 antiquité , & Morée,quand il s’agit des tems postérieurs & du nôtre. Il fo-rait ridicule de dire que Thucydide a écrit la guerrede la Morée ; il faut dire du Peloponnese. Dans lesMémoires de Trévoux, 1715, p< S J S- On a fait Pe-loponnese féminin ; l’ancienne Peloponnese. C est unefaute.
PÉLOPONNÉSIAQUE. adj. m. & f. Qui appartient auPéloponnèle. Peloponnefiacus , a. Les Athéniens lerendirent maîtres de l’île de Cythere , maintenant Cé-rigo, l’an huitième de la guerre Péloponnéjìaque. Du
PÉLOPonNÉSIEN , ENNE. fi m. & f. Qui estduPé-loponnèse. Peloponnesius , a. Toute la Cour de Phi-lippe de Macédoine le sollicitant un jour de punir J'in-gratitude des Péloponnéfiens , qui l’avoient publique-ment íìtìe dans les jeux olympiques. Que ne feront-
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ils point, répondit-il, si je leur fais du mal, puisqu ilsse moquent de moi, après en avoir reçu tant de bien ?ToURREIL.
PÉLOPS. 1 . m. Fils de Tantale, Roi de Lydie, épousala Princeste Hippodamie , & devint Roi de Pile. A laville de Pise il joignit celle d’Olympie, & plusieursautres terres dont il aggrandit ses Etats , auxquels ildonna le nom de Péloponnèfo. Il y avoir près d’O-lympie un Temple & un espace de terre consacre aPélops ■ càr les Eléens mettoient Pélops autant au-dessus des autres Héros, qu’ils mettoient Jupiter au-dessus des autres Dieux. Les Archontes lui faisoientun sacrifice avant que d’entrer en charge. Ce sacrificeavoir cela de particulier, qu’on ne mangeoit point dela victime immolée à Pélops , & que si quelqu’un eumangeoit, l’entrée du Temple de Jupiter lui étoit in-terdite.
PÉLORE. fi m. Nom ancien d’un cap de Sicile , qu’onnomme aujourd’hui Phare de Messine, Capo di Md'sina. Pelorus , Peiorum.
PÉLORIES. fi f. pi. Fctes célèbres chez les Thessaliens,assez semblables aux Saturnales de Rome. Un certainPélorus étant venu le premier avertir Pélasgus,que ptfle moyen d’une ouverture dans la vallée de Tempe >les eaux qui inondoient le pays s’étoient écoulées ; cCPrince en conçut tant de plaisir, qu’il régala magni-fiquement Pélorus, & voulut même le servir à taiss'Et à cette occasion, il institua une fête , où l’on fai-soit des banquets publics en faveur des étrange#& des esclaves mêmes, qui étoient servis par leursMaîtres.
PELOTAGE, fi m. Laine pelotage de vigogne. C’est ^la troisième forte des laines de vigogne. On l'ap-pelle pelotage , parce qu’elle vient d’Eípagne en p £ 'lotés.
fCrPELOTE. fi f. Masse qu’onfait en forme de boule dediverses choses. Pilula , globulus 3 spharula. Les éco-liers se battent avec des pelotes de neige. Cette ar-mée se grossit comme une pelote de neige qui tonss edes montagnes. En Orient on nourrit les chevaux av eCdes pelotes de pâte, ou de beurre. Les Pêcheurs foss'des pelotes pour servir d’amorce aux postions. On sssde grosses pelotes de fil, de laine, de coton. Dans cS,sens, on dit plus ordinairement peloton.
Nicod soutient que ce mot vient de plaudere , &non de pila , comme veut Ménage. .
Pelote. Nom d’un jeu, ou de l’instrument avec lequelon y joue. Pila. C’est un balon rempli de sable, &bien graillé & frotté d’huile par dehors, afin st u 1soit glissant. On jette cette pelote à l’aventurc, 8c ci 'lui qui l’attrape tâche de l’emporter : on fait tout c£que l’on peut pour la lui arracher ; s’il la lâche, °’Jen fait autant à celui qui la lui a prise ; & ainsiautres 3 jusqu à ce que celui qui en est saisi ait p^ 1 *dans une autre paroisse que celle où le jeu a coip'mencé. Les Seigneurs de paroisse proposent un P#*pour la pelote. En Balse-Normandie ce jeu s’appesspelote , & en Baise-Bretagne , la foule.
IfcT Pelote à feu. Terme d’Artificier. C’est une composition d’artifice dont on se sert la nuit pour eC Vrer un fossé, ou les autres endroits d’une ville Lsiégée. Globulus ignitus. Elles font faites de poix i' e .ne, de soufre, de salpêtre , & de grosse poudretout fondu 8c incorporé avec des étoupes, 8c r eduit en pelotes.
Pelote de Mer , est une espèce de balle ronde , <j u °?trouve sur les rivages de la mer parmi l’algue : elle eordinairement grosse comme le poing, quelqueplus grosse , quelquefois plus petite , lanuglmjule,couleur obscure : elle est formée par un amas de P°; £de paillettes 8c d’autres impuretés de la mer, q 111 ,font amalïées & liées ensemble par le moyen de q uque liqueur glutineuse. Pila marina, globulus tn# *nus. On prétend qu’elle est propre pour tuer ses8c pour conserver les cheveux, étant apphq uce crieurement. rrc
Pelote , terme de Verrerie. C’est dans les fours , ^ifcune espèce de petit établi de terre, couvert c r çí jeéteinte, sur laquelle on met quelque terni rfP
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