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n J en ont point. Quand on a purgé Iss sosies des im-mondices les plus grossières , on crible à drveríes foisle labié pour en séparer les perles. Cependant quelquefoin qu’on se donne, il s’en perd toujours beaucoup ; Scquoiqu’on y revienne íouvent,onen trouve encoreen allez grand nombre, plaideurs années après la pêche.
Les perles íe trouvent répandues dans toute la íub-stance de l’huître ; dans fa tête , dans le voile qui la■ couvre, dans les muscles circulaires qui y aboutiilènt,dans le ventricule , Sc généralement dans toutes lesparties mufculeufes & charnues ; de íorte qu’il n’estpas probable qu elles soient dans les huîtres, ce que lesceuis font dans les poules & dans les puisions : car ou-tre que la Nature ne leur a point déterminé de lieuparticulier pour leur formation, les Anatomistes, quiont examine foigneuíement cette matière , n’y décou-vrent rien qui ait rapport à ce qui fe passe à cet égarddans les autres animaux. On peut néanmois dire, quecomme il y a dans les poules une infinité de petitsœufs en forme de semence , dont l’un croît & aug-mente , tandis que les autres demeurent tous à peu-près dans le même état : de même dans chaque huîtreon voir ordinairement une perle plus grolle , mieuxformée , & qui fe perfectionne beaucoup plutôt quetoutes les autres. Mai. certe perle n’a point de lieufixe, & elle fe trouve tantôt dans un endroit, & tantôtdans un autre. Il arrive méme quelquefois que cetteperle devient lì grossie , qu elle empêche les nacres defe fermer. Alors l’huitre meurt, & fe pourrit. Le nom-bre des perles n’est pas moins indéterminé, louventtoute la chair de l’huitre en est semée ; mais il est rared’y en voir plus de deux qui soient d une raisonnablegrosseur.
Elles font toutes naturellement blanches, plus oumoins selon la qualité de la nacre. Les jaunes Sc lesnoires íont très-rares, & de nul prix. Cependant Ta-vernier rapporte qu’on lui en donna six dans les Indesparfaitement noires, semblables au jayet Sc fort esti-mées dans le pays. Si cet Auteur ne nous a pas voulutromper en ce point , comme en plusieurs autres,peut-être qu’il a été trompé lui-même. Il est du moinscertain que dans toute la côte de la Pêcherie on n’enfait nul cas ; Sc les pécheurs les rejettent même com-me inutiles. Cette diversité de couleur est fans doutecausée dans les perles par les disterentes parties del’huitre où elles íe forment. Ainsi quand le hazard ou lanature en a apporté la semence dans le mésentère &dans le foie, ou plutôt dans les parties qui en tiennentla place : car on a remarqué qu’il y a dans les huîtresune cavité allez grande , où l’on découvre deux ouver-tures qui aboutiilènt à deux petites membranes, oùle chyle fe purifie principalement, & fe décharge deles parties les plus grossières; les intestins de cet ani-mal n'étant point accompagnés des veines méfaraïquesSc labiées ; quand , dis-je , les perles fe trouvent enga-gées dans ces cavités , la bile Sc les impuretés du sangpeuvent bien altérer leur blancheur naturelle,& les ren-dre jaunes ou noires. Aussi remarque t on que ces for-tes de perles ne font pas nettes, mais sales, Sc chargéesde crasse.
Ce qui regarde leur forme extérieure est allez connu,puifqu’onen voit en Europe , aussi-bien que dans lesIndes. C’est ce qui les a distinguées par des noms diste-rens. Ainsi nous disons perle en pointe , ou en poire ,perle ronde, perle ovale ,perle baroque, c’est-à-dire ,plate d’un côté & ronde de 1 autre ; on peut ajouterperle irrégulière ; car on en voit plusieurs à petits an-gles, de bollues, d’aplaties, ôc généralement de toutesfortes de figures.
Au reste s’il est difficile d’expliquet comment les per-les naissent dans les huîtres, il n’est pas plus aisé decomprendre la manière dont les huîtres fe formentdans la mer. Quelques-uns disent qu’il en est de cetteespèce de poissons , comme de tous les autres qui pro-duisent des œufs, dont la substance extérieure , molleau commencement Sc glairenie , fe durcit enfin peu àpeu , Sc íe change en coquille. Voici ce que les Paravasont remarqué, Sc ce qui mérite bien qu’on y salle quel-que attention.
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Au tems des pluies,les torrens des terres voisines quife déchargent tout le long de la côte, coulent près dedeux lieues lur la surface de la mer , lans íe mêler avecelle. Cette eau surnage ainsi quelque tems , conícrvantfa douceur Sc la couleur naturelle ; mais elle s’epaisiitdans la fuite par la chaleur du loleil, qui en fait uneelpèce de crème légère Sc traníparente ; bientôt âpreselle fe divise d’elle-même en une infinité de parties >dont chacune paroît animée Sc le meut de toutes partscomme autant de petits infectes. Les postions en pren-nent quelquefois en pallant , mais dès qu’ils en ontgoûté, ils les abandonnent aussitôt. De quelque natureque soient ces petits animaux, il est certain qu ilscroillent lur la surface de seau ; leur peau s’épaiffit, i" edurcit, & devient enfin li pesante, qu’ils deícendentpar leur propre poids au fond de la mer. Les Paravasassurent de plus qu’ils prennent dans la fuite la figurede l’huître. Voilà un système dont les lavans ne le ssif-íentpas apparemment avilés, & que l’expérience a dé-couvert aux Barbares.,Et en ester, c’est feulement en cesendroits que íe trouvent les perles ■ Sc les années lespluspluvieuíes font aussi les meilleures pour la pêche*Cn croyoit autrefois qu’eiles selevoient tous lesmatins lur la íurface de seau, Sc qu’elles ouvroientleurs nacres pour y recevoir la rolée du ciel, qui corn-me une perle fondue , s’insinuoit dans les chairs de1 huître, fe sixoitparle moyen de les sels, Sc y prenoirenfin la couleur , la dureté Sc la figure des perles, »peu-près comme certaines liqueurs fe changent eucristaux dans les terres , ou comme le suc des sieurs fetransforme en miel Sc cn cire dans la ruche des abeil-les. Tout cela est ingénieux & admirable; mais ptfmalheur tout cela est faux. Car ces huîtres font forte-ment attachées aux rochers ; Sc jamais pêcheur n’cn *.vu aucune flotter ou paroître fur la surface de la ìncf*Quoiqu’on trouve des perles en plusieurs endroits»celles de la Pêcherie sont les plus estimées,elles ne pet-dent jamais leur éclat ; les autres deviennent jaunes oUd’une blancheur pâle Sc effacée. Pour le prix, il est dif-ficile d’en rien dire de certain. P. le Comte.
Nacre têt’P erle, cu otítc-Perle. Concha margariti'fera pinna. C’est la coquille de la perle ou de l’huîtrcperlière. Elle est en dedans d’une aussi belle eau que bperle même, Sc elle n’a pas moins d éclat par le de-no rs lorfqu’on l’a découverte par le moyen de l’cat*forte Sc du touret. On en fait divers ouvrages de h 1 'jeuterie, tabatières , étuis, boîtes à mouche , ouvra-ges de pièces cle rapport, &c.
Poupes de Perles. Ce sont des excroissances en formfde demi -perles _, qui s’élèvent fur la superficie infé-rieure des nacres de perles , que les Jouailliers fivcffIcier adroitement, Sc qu’ils mettent en œuvre au li £líde véritables perles dans divers bijoux.
(fhf Blanc de Perle. Alhedo margaritaria. Efpcce d cfard, préparation de perles dont les femmes fe servespour leur teint. Voye\ Bismuth.
Gris de Perle , c’est une couleur qui ressemble à la ped e>Leucophaeum margaritarium.
Perle , fe dit aussi d’un grain de quelque matière quc cCsoit, qu’on passe dans un fil au boutduquel il y ff 1111plomb ou pcrpendicule qui sert à faire plusieurs oW esvations avec des instrumens deMathématiques.,cofflU iecadrans Sc carrés géométriques, en l’analemnie 011horloge univerlel, au bilimbate, Sc autres. PinnuleOn appelle Perle cn termes de Frabriquc de g aZt; ’de petits globes d’émail, percés pat le milieu avec U npetite queue ouverte. Cette queue sort à les ílttnC ’Laux listes, Sc le trou du milieu à y palier les (oiesla chaîne. De toutes les étoffes de foie il n’y a q llCgaze qui fe fisse à la perle. ^
§0° Perle, dans 1 Imprimerie. La perle est le plu?de tous les caractères. Il est peu en usage aussi f] 1 .que la Parisienne & la Sédanoile qui le fuir irn 1111 'tement. eIlt
Perle, en terme de Blason. Ceux qui blaso 1 ^ 1 j c
avec des pierres précieuses au lieu de métaux <-couleurs, s’en fervent pour de 1 argent ou P°blanc. ellenf
Perle, íe dit figurément, en parlant de ce qui est e '