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votre beauté des pièges à ìa tranquillité des cœurs. S.Evr. Louis XI, accoutumé à tendre des pièges 3 crai-gnait pour lui-mêmc les pièges qu’il avoit tendus. Fl.
On dit proverbialement, qu'un bon renard n estÇas pus deux fois a un même piège.
PIEMONT , PIiìMONTOIS. Voye% Piedmont. Piedmontois.
PlENCHE. f. f. Nom de femme. Pientia. Sainte Pien-cke j Vierge, fut martyrisée au III e ou IV e siècle en lacompagnie de S. Nicaise, Apôtre duVexin, de S. Quirindc de S. Égobille. Ce mot s’est fait du Latin Pientia ,Pìence , Pienche ; car les provinces du nord de laFrance, changent souvent le c 3 en ch 3 &c au contrairele ch 3 en c simple.
PIENZA. Nom dune petite ville duSiennois en Toscane.Pientia 3 Corfinianum. Elle est à deux lieues de Monte-Pulciano , du côté du couchant. On 1 appeloit autre-fois Corsiniano ; mais zEneas Sylvius, dont elle étoitla patrie , étant devenu Pape, & ayant pris le nom dePie II, l’honora d’un Siège Episcopal, & lui donna sonnom, quelle porte encore aujourd’hui. Maty.
PIÉRA. Fontaine qui étoit fous le chemin d’Élis à Olym-pie. Les Directeurs & Directrices des Jeux Olympi-ques ne pouvoient entrer en fonction, qu’ils ne se fussent auparavant puristes avec de seau de la fontainePièra 3 qui étoit réputée sacrée.
PIÉRIDE. í. f. Nom que Ion donnoit aux Muses , parceque l’on croyoit quelles habito ien t le Mont Piérius ,en Thellalie. Pieris. Les Piérides sont aussi les filles dePiérus Prince Macédonien, qui ayant osé défier lesMuses , <S t leur disputer le prix de la Poésie, furentvaincues & changées en Pies.
PIERRAILLE, f. f. Petite pierre, blocage. On répandbeaucoup de motion & de pierraille fur la terre qui faitle fondement du chemin. Dom Calmet, Dissertationsur les grands chemins de- Lorraine 3 p. 2g. Le fable estun amas de petites parties dures, pierreuses, désunies,approchant de la figure ronde, & presque inalliablesentr elles. A mesure que les parties en font éloignéesde la figure ronde, & vont en se grossissant, cette terredevient par degré arçne, gravier 3 pierrailles... Spect.de LA N AY. tom. 2 3 p. 1 1 j, i /4. si Y a de deux fortesde fonds , qu’il seroit mieux d’abandonner que d’yrisquer jamais un potager ; c’est la pierraille & lecrayon , p. 11 S. U reste toujours fur des chantiers,après que le bâtiment est fait, quantité de pierrailles.Caïus Gracchus fit construite de nouveaux chemins,lespara de belles pierres de taille par-tout où il étoit be-soin. On employa la pierraille & le fable où les fon-drières & les ravines les requéroient. Rollin.fCT PIERRE, f. E Corps solide & dur, non ductile, for-mé par des parties terreulcs , qui en sc rapprochantles unes des autres ont pris disterens dégrés de liaison.Petra , lapis 3 saxum.
La pierre commune est un mixte où la terre domine.Plusieurs Physiciens prétendent que les pierres vien-nent , comme les plantes, d’une eípèce de íemence.Eeur structure organique & constante, leurs veinesqui les rendent plus aisées à couper dans un certainsens, font pour eux autans de preuves sensibles de cettevérité.
dO M. de Tourncfort ajoure quelles doivent se formetd une matière liquide, parce qu il a trouvé des pierresa fusil & des morceaux de craie, formés dans des co-quillages dont l’ouverture étoit très-petite, & où parconséquent ces pierres n’avoient pu entrer qu en for-nie de liqueur, après quoi elles s’étoient durcies. Cedernier point n’est plus une conjecture en physique.^Euyqr PÉTRIFICATION, PETRIFIANT, LAPID 1 FIQUE, &C.îsf Toutes les pierres varient à l’infini pour la consistance,a couleur , la forme & les autres propriétés : maison ne lauroit douter quelles ne foienr toutes essentiel-lement les mêmes, & qu elles ne soient toutes com-poíees de parties terreuses, qui ne différent cntr’elïc",que par la mani -re dont elles ont été modifiées par les.j vaux, & différemment combinés avec elles.
Pierre d Aigle, ou Mûtes. Voye\ Aigle.
P'erre .d’Asso, ou As s ie$ne, est une pierre spongieuse •légère, friable comme la pierre ponce, parsemée d’ou-
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tre en outre de veines jaunes, couverte en fa superflued’une sieur ou poudre farineuse, légère, jaunâtre, vublanche, filée & un peu piquante. On en trouve dansquelques mines d’Italie. Les Anciens en faiioient descercueils, afin que la chair des morts tut prompte-ment consumée , & qu’eìle n’eut pas le tems de se cor-rompre. La iieut qu: eirau-deisus est détersive, aítrin- .gente, propre pour nettoyer íes vieux ulceres. La pierreAJfiennezeu ainsi nommée d'AíIb , lieu de la Troadeoù on la rrouvoic autrefois. Lapis friabilis.
Pierre d bâtir 3 est la pierre qui lert aux bàrimens, c«e-mentarius lapis , qui est le motion , blocage, le iibage,la pierre de taille d’Arcueil, de Saint-Leu, de Trossi,de ftanc-liais, de liais-faraut, de bon-fane, de haut-banc , du souchet ( celle-ci est poreuse, «Se la moindredes pierres ) du vert gelé, du cliquât, de haut & debas appareil, celle-ci est la plus dure, & sert aux assi-ses de dessous. Le liais sert pour les marches, appuis,lavoirs , plate-bandes & jambages de cheminée. Lapierre de Tonnerre est belle & excellente pour les de-dans. La pierre brute 3 ou sortant de la carrière, s’ap-pelle pierre velue 3 ou verte. Quand elle est dans lacarrière,elle s’appelle pierre vive. Vivus lapis, O11 l’ap-pelle coquillière 3 quand elle est poreuse & pleine depetites coquilles. Conchyliis lapis interjlinclus. On ditqu elle est fière , quand elle s éclaté , & quelle est diffi-cile à tailler. Voycq Savot, dans son Architecture. LePere Kircher dit qusil y a eu depuis cent ans un villageentier d’Afrique, qui a été converti en pierre 3 avectous les meubles & les animaux qui étoient dedans.Aventinus & Purchas rapportent aussi, qu’il y a euune compagnie entière d’hommes & un troupeau debetes qui furent convertis en pierre. Acosta rapporteun pareil accident arrivé a une compagnie d Espagnols.Tout cela sent fort la fable.
O11 appelle Pierre d’attente , celles qui avancent,qu on laiíle en saillie au coin d’une muraille alternati-vement, quand on veut y joindre avec le rems quel-que autre bâtiment, afin que les pierres soient mieuxenliées. Lapisprojeclidus. On le dit aussi au figuré d’unouvrage ou d’un dessein que l’on a laissé imparfait, Scqu’on a envie de continuer.
On appelle Pierre d’évier 3 une pierre taillée pourservir à l’écoulement des eaux d’une cuisine, d’unecour.
On appelle Pierre d’Autel, la pierre sur laquelle lePrêtre consacre, & qui a été sacrée auparavant pat unEvêque, selon les formes p referires paiTEglise. Ac. Fr.
Pierre Arménienne. Sorte de pierre que Pline dit avoirété appelée ainsi à cause qu’on la tiroir d’Arménie. Lameilleure est celle qui est polie «Sc lissée, bleue, tendre,fort unie , «Sc qui n’est chargée ni de fable, ni de pier-res. Diofcoridedit que quoiqu elle ait les mêmes ver-tus que le borax , elle est moindre dans íes opérations,& qu elle est bonne aussi à entretenir les poils des pau-pières. Avicemie dk que la pierre Arménienne tientun peu de l’azur, «Sc que les Peintres s’en fervent quel-quefois au lieu d’azur, à cause qu’elle est aisée à rom-pre. Matthiole dit qu’on trouve beaucoup de ces pierresen Allemagne , en plusieurs mines d argent , & queles Peintres s’en fervent à frire leur vert azuré, ou levert qui tient du blanc & du pers, ou un vert tirant
fui le bleu , comme le vert obscur. .
Pierre au Bmard. C’est tout gros bloc de pierre , qui estapporté de la carrière fur un binard atele de plusieurscouples de chevaux, parce qu il ne le peut etre par les
charrois ordinaires. ■. , - „ ...,
Pierre e milice. Cest celle qui est equarrie, ct taillée
. grossièrement avec la pointe du marteau , pour etrefeulement employée dans le garni des gros murs, & le. remplilíàge des piles & culées des ponts.
: Pierre incertaine. Celles dont les pans & les angles fontinégaux, & que les Anciens employoient pour paver.Les Ouvriers la nomment Pierre de pratique 3 parcequ’sis ia four servir de toutes grandeurs.
Pierre de Jbupie. C est, dans les carrières de Saint Leu ,\zpierre âo banc le plus bas, dont on ne fe sert point,parce qu elle est trouee & défectueuse.
Pierre defiuchet. On nomme:ainsi en quelques en-