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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Pierre layée ; celle qui est travaillée à la laie ou mar-teau , avec bretures.

Pierre traversée; celle où les traits des bretures fontcroisés.

Pierre r agréée auser ; celle qui est repassée au risiard ,espèce de ciseau large avec des dents.

Pierre polie ; toute pierre dure qui prend le poli avecle grais, cnsortcqu’il n'y parole aucun coup doutil.

Pierres perdues ; celles qui font jettécs à plomb dans lauier, ou dans un lac, pour fonder,loríqu’on n y peutpas faire des batardeaux, & que l'on met le plus 1 au-vent dans des caillons. On nomme aulìi pierres perdues,celles qui font jettécs à bain de mortier pour bloquer.

Pierre jeclice , se dit de toutes celles qui peuvent errejettécs avec la main , comme les gros Sc menus cail-lons , qui servent à affermir les aires des grands che-mins , 8c à paver les grottes, fontaines & balíìns, &qui étant sciées, entrent dans les ouvrages de rapportSc de mosaïque.

Pierre i' attente ; toute pierre en bossage, pour recevoirquelque ornement, ou inscription. On appelle ausllpierre dattente, les harpes & arrachemens.

Pierre statuaire ; celle qui étant d’échantillon, est pro-pre Sc destinée pour faire une statue. On dit aussi mar-bre statuaire.

Pierre retaillée; non-feulement celle qui ayant été cou-pée , est retaillée avec déchet, mais encore toute pierretirée dune démolition , Sc refaite pour être de tcchefmise en œuvre. Les Latins noinmoient cette dernièreespèce de pierre , Lapis redivivus.

Pierre, par rapport à sesuíages. Première pierre. O nnomme ainli un gros quartier de pierre dure ou de mar-bre , qu on mec dans les sondemens d’un édifice , Scoù l’on enferme dans une entaille de certaine pro-fondeur , quelques médailles Sc une table de bronze ,fur laquelle est gravée une épigraphe, oh inscription ;ce qui s’observe spécialement pour les bâti mens royauxSc publics, quelquefois pour les particuliers. Certecoutume s’est pratiquée dc tout teins, comme on lepeut remarquer par les médailles qu’on a trouvées, &qu’on trouve encore dans les recherches & démoli-tions des bâtimens antiques. On appelle dernière pierre ,«ne table où est une inscription qui marque le tansqu’un bâtiment est achevé.

Pierre éboufinée ; celle dom on a abattu le bouzln , outendre.

Pierre nette ; celle qui est équarrie Sc atteinte jusqu’auvif Sc dure.

Pierre retournée ; celle dont les paremens opposés lesuns aux autres, font d’équerre Sc parallèles.

Pierre gercée ; dale de pierre avec trous, qui s’encastrecn feuillure dans un châssis aussi de pierre fur une voûte,pour donner de Pair Sc un peu de jour à une cave, oupour donner passage dans un puisard aux eaux pluvialesd’une cour.

On nomme pierre à châssis, une dale de pierre rondeou carée fans trous, qui s’encastre de même, & sertdc fermeture à un regard, ou à une fosse d’aisance.

1 ierre à laver. Espèce d’auge place , pour laver la vais-selle dans une cuisine. •

* j erre milliaire. On appeloit ainsi chez les Romains cer-tains dés, ou bornes de pierre , espacées à un millel’unc de l’autre fur les grands chemins, pour marquerla distance des villes de l’Empire. Ces pierres íe comp-teur depuis le milliaire doré du milieu de Rome,comme il se voir dans les Auteurs par ces mots : Pri-tous fecundus , tertius , Sec. ab urbe lapis. L’usage despierres milliaires est aujourd’hui pratiqué dans toutela Chine. Foye^ Milliaire.ierre jaite ; celle qui est entièrement taillée , Sc prete" V ^ e Pour être mise en place,iv» J lom celles dont le dedans des joints est

p P ■ . c Mortier clair Sc de coulis.

rz jointoy ees pelles dont les dehors des joints estlouc íe ' ragreé de mortier ferré , de plâtre , ou de

parpaigne , celle qui traverse l’épaisseur d’un mur,en raie les deux paremens. lapis fronçât us selonVitruve. Foyer; Parpaigne, 'lomé FI.

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Pierre d’encoignure ; celle qui ayant deux paremens,cantonne sangle d’un bâtiment, ou de quelque avant-corps.

Pierres à bossage , ou de refend ; celles , qui étant enœuvre, font séparées par des canaux, & íont d’unemême hauteur, parce quelles représentent les assisesde pierre 3 Sc dont les joints de lit doivent être cachésdans le haut des refends; Sc lorsqu elles font en liaiion,les joints montans font dans l'un des angles du refend.

Pierre artificielle ; se dit, selon Palladio , L. /, c. 3,des disterentes elpèces de briques, careaux Sc tuiles,pétries & moulées, cuites ou crues.

Pierres de rapport ; petites pierres de diverses couleurs,qui fervent aux compartimens de pavé, aux ouvragesde mosaïque, & aux meubles précieux.

Pierre de touche. Espèce de marbre noir, que les Italiensappellent pietra di parangone , pierre de comparaison,parce qu’elle sert à éprouver les métaux, c’est pourquoiVitruve l'appelle Index. C’est de cette pierre qu’ontété faites la plupart des Divinités, des Sphinx, desFleuves, Sc autres figures des Egyptiens. *

Pierre moyée ; celle dont la moie ou tendre est abattuavec perte , parce que ion lir n’est pas également dur,comme il arrive à la pierre de laChauiîée.

Pierre feuilletée ; celle qui te délite par feuillets, ouécailles , à cause de la gelée , comme la lambourde.

Pierre moulinée ; celle qui est graveleuse, & s’égraineà la Lune, ou à lhumidité , comme la même lam-bourde.

Pierre gauche ; celle dont les paremens & les côtés op-posés ne se bornaient pas , parce qu’ils ne sont pas pa-rallèles.

Pierre coupée ; celle qui est gâtée, parce qu’étant maltaillée , elle ne peut servir où elle étoit destinée.

Pierre en délit ■ celle qui n’est pas posée sur son lit decarrière dans un cours d’affiíc, mais fur son parement,ou délit en joint.

Pi er R vfpéculaire. C etoit chez les Anciens une pierretransparente , QUÌ íe dctaitoit par Feuilles y comme letalc, Sc qui leur íervoient de vitre. La meilleure venoitd’Espagne , selon Pline. Martial fait mention de cettesorte de pierre , Liv- VIII. Epigr. 14.

Pierre noire. Foyer Crayon.

Pierre selon ses défauts. Voye\ ci-dessus Pierre de Jouapie , Pierre de Soucher.

Pierre coquillère , ou coquilleufe ; celle où se rencon-trent de petites coquilles ou rochers , qui rendent sonparement troué, comme la pierre de Saint-Nom.

Pierre grasse ; celle qui étant humide, est sujette à segeler, comme le cliquait.

Pierre délitée ; celle qui est fondue à fend roi t d’un filde lit, & qui taillée avec déchet, ne sert qu a faire des

arases.

Pierre d’attente 3 ou Harpe. Ce font, dans la Maçonne-rie , des pierres que l’on laisse sortir hors du mur, pourservir de liaison lorsqu’on veut les joindre à un autremuraille. On les appelle naistance 3 lorsqu’elles fontlaillées pouls former une voûte. Félibien.

Pierre de taille. Lapis politus. Une pierre raillée, c’est-à-dire , dressée à force de petits coups, Sc avec foin. La-pis c&fus 3 une pierre rompue à coups de marteau. Ondit, une pierre tournée à la besogne 3 ou en œuvre 3lorsqu elle n’est pas encore tout-à- fait taillée & prete à

fi Va aussi des pi,™ qui croisseutdansle corps de Sanimaux, qui °u, piudurs propncuísmned,anales.Celle quïuoît dansìe íel du taureau c« recomman-

chélonitc, la batrachite, la crapodme 1 alcctoncnne,la bézoardique,font bonnes contre les venins, &c.K i,cher oarle d’une pierre qui aune propriété admira-ble contre les piqûrçs des betes venimeuses ; elle senouvc dans la tête d’un serpent que le Portugais ap-pellent cobra de capellos. Foyc% plus bas Pierre dc

^ La pierre dc cerf s’engcndrc , selon quelques-uns ,aux coins des yeux du cerf, & a presque les mêmes pro-se e e e ^