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ÌP"Ii y a des pincettes qui servent à arracher le poiì àla barbe. Volsella. S’arracher le poil avec des pincet-tes. Se faire la barbe avec la pincette.
Pincettes , au pluriel, se dit de la .partie duil gafnitiirede feu, qui sertà i’atdícr , à remuer les riions. For-ceps focaria. Un feu conliitc en tenailles, pelle, ôcpincettes. On le dit quelquefois au singulier. Donnezmoi la pincette.
tí-ès Pincettes , se dit aulîì d’un outil, dont sc serventpresque tous les Ouvriers, ôc particulièrement ceuxqui travaillent en petit, pour tenir, prendre ôc allem-bler les petites pièces de leurs ouvrages, qu on nepourroit pas facilement arranger avec les doigts: Vor-sella forficuLz.
Rincette à bec Foie. C’est un instrument de Chirurgien,qui sert à serrer plus fortement une balle que l’on veuttirer d une plaie. Il y en a dc deux sortes , l’une qui aune vis à son manche, & une qui n’en a point. Voyeql’Arcenal de Scultet, Table XVI, fig. IV & VI. LesChirurgiens ont un instrument que Paul vEginctte ap-pelle Acantavolon , & Celse pincette. Pat un bout,qu’on peut appeler le manche , il est plat ôc arrondi àson extrémité, comme une spatule;il sc sépare ensui-te en deux branches, qui vers son milieu s’arron-distent chacune en demi-cercle, puis Rallongent enligne droite en deux pinces, qui font dentelées en de-dans. Il est propre à diverses opérations : car ía partiedentelée lert à retirer les esquilles des os détachés, ouqui branlent, les fers des Bêches, les balles , les ten-tes, les mèches,.les poils, ôc généralement tout cequi fe peut rencontrer dans les plaies , d’étranger oude nuisible. Elle petit encore servir à arracher les poilsdes paupières, des sourcils, &c. En rendant cette mê-me partie plus longue , on pourra s’en servir à retirerde petits os, & les autres corps étrangers arrêtés un peuavant dans la bouche. La partie plate, large, ôc arron-
■ die à son extrémité, íervira à étendre les cérats ou on -guens, au lieu de spatule. On en peut auflì séparer lepéricrâne d’avec le crâne, pour faire place au trépan,il vaut pourtant beaucoup mieux se íervir des onglesen cette rencontre. Scultet, Table IV 3 fig. L
Zes Pincettes anatomiques íont compoíées de deuxpetites lames soudées & unies par un bout, qui s’é-cartenr Tune & l'autre, par leur propre relient, & quise joignent à leur extrémité en les serrant avec lesdoigts. Elles lervènt à soutenir les parties délicatesqu’on veut distéquer.
Zcs Pincettes à polype fout à anneaux , & fenêtrées àleur extrémité, pour mieux embraíìèr cette excrois-sance.
ÎTN CHINA. s. m. Sorte d’étoffè dc laine non croisée ,qui est une espèce dc gros & fort drap, qui se fabriqueà Toulon ôc aux environs, dont la largeur est d’uneaune, & la longueur des pièces de vingt ôc une àvingt-deux aunes, mesure de Paris. .... Châlons enChampagne fournit une étoste de laine très-forte, ôcd’unc aune de large, à laquelle on donne aussi lenom de pinchina , parce que ía qualité approche as-sez de celle des véritables pinchinas de Toulon. Cefont les sieurs Moreau & Darras, trcs-habilcs Manufacturiers , qtii les premiers cn ont établi la fabrique...Depuis quelque rems, les FabriquanS & les Marchandsde France lc íont avisés de donner le nom de pinchinaa quantité d’étoffcs de demi-aune,de demi-aune demi-quart, & de deux tiers, qui ne íont proprement quedes droguets. Dict. de Comm.
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Lycas dore comnte un calice ,Plaisante fur mon Pinchina;
II avoit deux ans de service ,-Dir-í/ , -quand on ie retourna :a r ason fur ma parole ,t mon habit ejl fort méchant ;Mais , Lycas , ce qui me console .Je ne le dois point au Marchand.
SÉNECÉv
àoo. Nom d’une petite rivière de la Candie. Picnus.Llleíe déchargé dans la nier, près de la ville dc Ca~nee. Maty.
Tome FI.
PINÇON, si m. Petite blcssiue qui 1 ,aille Une marquénoire fur la peau , qttand ellé a été pincée avec violen-ce. Perfrictionis jioïa. 11 s est fait lin pinçon avec ses -tenailles, cn fermant ce volet, &c.
Pinçon , en Matéchalicric. C’est ainsi qu’on áppelléUne eípèc'e de languette oU de pointé, que le Maré-chal tire de la pince du fer en le forgeant, & qn’il ra-bat ensuite fur Pongle du cheval au pied duqud ilajuste fou fer. Acad. Fr.
Pinçon , terme de Chamoifeur. La même chose quéPaliífon. Voyef cc mot.
PiNçon. Oiseau. Vóye-q_ Pinson.
PINÇURE. si f. Terme de Drapier. Petit faux pli queles draps prennent quelquefois au foulon.
PlNDAIBA. si m. C’est Un grand arbre du Brésil, qui r essemble beaucoup au poivre de cette contrée , tantpar l’acnmonie de son fruit, que pat ses autres qua-lités.
PINDARE, si m. Nom d’homme. Pindarus. C’étoit unPoète Lyrique , qui éroit de Thébes, & dont nousavons quatre Livres d’Odes, toutes à la louange dcceux qui de son tems, remportoient le prix aux jeux;Olympiques, aux jeuxPythiens, aúx jeux Néméens,
& aux Isthmiques ; d’oii vient que le premier Livreest intitulé, les Olympiennes ; le second , les Pythien-nes ; lc troisième , les Néméennes ; & le quatrième „les Isthmiennes ; íous-entendez Odes. Pindare étoitcontemporain d’Eschyle, & florilsoit vers la 77 eOlympiade, c’est-à-dire, 478 ans avant Jéíus-Christ.Pindare est grand , élevé, plein de verve & de feu isentencieux, d’un style impétueux , marchant sou-vent au hazard, ôc affectant un beau détordre, quiest Pester d’un grand art. Voycq la Préface de Boi-leau devant son Ode sur Namur, ik sa VIII e Ré-flexion.
PINDARIQUE. adj. m. ôc f. Qui appartient à Pindare,Rm est imitateur dc Pindare , qui est dans le goût& à 1 imiratioii de Pindare. Pindaricus , m Une Odëpindarique. Style pindarique. Voyeq l’article pré-cédent.
M. de la Motte a fiit quelques Odes , qu’il a nom-mées Pindariqucs , où il a voulu , dit-il,donner uneidée de Pindare. C’est , ajotìtë t il, un caractère tourdiffèrent d’Anacréon, des sentimens religieux , i’élo-ge constant de la vertu, une aigre ceníure des vices ,de 1 élévation dans les pensées, de l’énergie , & sou-vent même de l’excès dans Pexpreffìon. Discours
fur la Poésie , p. s S-
M. Despreaux, dans son Discours fut l’Ode, dit enparlant de celle qu’il a foire à la manière de Pindare :
» Je ne fois si le public accoutumé aux foges emporte-» mens de Malherbe , s’accommodera de ces saillies« & de ces excès pindariques. . . Œuvres de Boileau»v in-fi , /7 /s j F‘ 303.
Prens donc la trompette lyrique ,
Nevers , & d'un ton pindarique,
Porte Laurette jusqu aux Cieux.
Malez , Divsrtijf. de Sceaux.
|K/*PINDARISER. v. n. Terme du discours familierqui íè dit toujours cn mauvaise part, pour signifier,parler avec affectation; affecter des façons de parlerextraordinaires, des tours recherchés , des expressionssingulières & peu naturelles. Voye% Affectation ,Affecté. Pindariser , ôc s éloigner de la nature, fonttermes synonymes.
tfp PINDARISEUR. si in. Qui pindariíe , qui ne parlepas naturellement. Tinnulus Orator. Tout Pindariseurest un ennuyeux personnage. 11 n’est que du style fa-milier.
|p* PINDE. Voyci Mezzoavo. P indus., II fout toujoursdire pinde , en parlant de 1 Antiquité ; outre cela envers souvent nos Poètes parlent da mont Pinde , Ôc ilfout toujours s en Iervir en Poésie, ôc quand 011 enparle comme d’une montagne contacréc à Apollon ôcaux Mules.
|JéT PINÉALE, adj. f. Glande pinéale. Terme d’Anato-mie. C’cst le nom que Deícartesa donné a une pétité
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