P I T
gìfmond Prince de Suéde, dont le succès fut la défaite& la prise de l’Archiduc. Maty.
PITTACUS. 1 . m. L’un des sept Sages de la Gréce.
PITTAG. f. m. C’est le nom qu’ondonneà l’AíIembléegenerale des Ligues-Griíes. Grisonum Comitia . Grégoi-re Barbarigo voyant que 1 ePittag ou Allembléc géné-rale lui alloit faire dire qu’il eût a se retirer, parce qu’illeur étoit incommode, s’avisa de demander audience.Vicquefort.
PITTLHNGEN , ou PUTELANGE. Seigneurie deFrance dans la Lorraine Allemande, en-deçà de laSarre.
PITTORESQUE, adj. Souvent employé substantive-ment. Qui est de l'invention, de l'imagination d unPeintre. Qui est propre de la peinture. Ce mot vientde l'Italien pittore.
Ar Ce mot le dit de la disposition des objets, de l’afpectdes sites, de l’attitude des figures que le Peintre croitles plus favorables à l’exprellion. Site pittoresque . As-pect pittoresque. Attitude d’une sigure tout-à-fait pitto-resque. Composition pittoresque , qui fait un grandester , suivant le but que le Peintre s’est proposé.
fCP On le dit par extension de tout ce qui peint à l’efprit.Ainsi l’on dit, une deícription pittorejque. Un balletpittoresque, &c.
On entend ordinairement par le mot de pittoresque ,certaines exprellìons singulières'& originales qu'on re-marque dans un tableau. On dit : cela est beau, cela estpittoresque. Quand on voit une Ordonnance singuliè-re , & traitée dans un goût nouveau > & qu’il y paroîtdu génie & de la vérité, on dit quelle cì\pittoresque.Un génie pittoresque , comme on dit un génie poétique.Les décorations de l’Opéra íont plus belles à Milanqu’en France, pour le pittoresque , la perspective, &la richesse des ornemens ; mais le coup desistet donnépour les changemens,n’opcre pas son ester íi prompte-ment qu’à Paris. Lettre de Milan. L’Egliíe de.
n’est pas considérable par elle-même ; mais elle est su-perbe dans ce qui concerne le pittoresque. Les plantesque j ai destinées, quoique fans perspectives, peuventêtre aulìì utiles pour ^Histoire Naturelle, que si ellescroient exprimées d’une manière f\as pittoresque. Cá-:resbi. C’est un fait d’expérience pittoresque 3 qu entreles douze couleurs femi-toniques, on n’en peut inféreraucune qui ne les faste dégénérer en un pur lavis. P.Castel.Ch peut proposer deux problèmes pittoresquesIdem. On vovoit cfc Jean-Baptiste Oudry Peintre, ungrand buste t d un arrangement aussi pittoresque que sin-gulier. Merc. de Sep. 17243vol. i. p. 2262. Idée
tr ^-pittoresque 8c pleine de feu d’un tableau.
Sept. 1732. p. 1 çdo.
TITTORESQUEMEN F. adv. D’unc manière pittores-que. Un tapis de Turquie réhaullé d’or , & drappé pit-toresque ment. Merc. de Déc. 1732, vol. i.p. 2706
SITUERAIS, ou PITVERAIS. Nom d’unc petite con-trée de France, dont Pitivicrs est la capitale, dont 1 cpays a pris ce nom. Pitivienss , ou Pituerenfis pagus.Foye^ Pluviers.
FITUITAIRE. Terme d’Anatomie , qui fe dit d’une glan-de. Pituitaria glandula. Il est difficile de bien voir laglande pituitaire ; à moins que l’on ne 1 ôte de fa pla-ce. Elle est de la grosseur d’un très-gros pois ; elle estsituée dans la selle de l’os sphénoïde, au-dessous de l’en-tonnoir ffT avec lequel elle communique : elle reçoitune lymphe qui lui donne son nom.
Membrane pituitaire. Membrane lisse qui tapisse fansinterruption toute retendue interne du nez , toutes fessinuosités, 8c toute la surface interne des sinus fron-taux & maxillaires, &c. On la nomme ainsi, parceque son principal usage est la hltration d’une lymphemucil a g.i ncule q ue l cs Anciens ont appelée pituite ,
SrrPTTnfe- rc ^ an s artériel qui y est distribué.
^ 1 , 'TE- f. f Flegme. Une des quatre humeurs du
coipshumaí'i. Elle est aqueuse , lymphatique, vifqucu-le, CSC fournie par l es alimens humides. Pituita. La pi-zwre est blanche & froide. La manne purge la pituite.Les Meueans donnent plusieurs épithètes à la pituite ,úcjalee , vitree 3 gypseuse , &c. suivant fes diversesqualités. Les fluxions font causées par la pituite.
Tome FI.
P I T 8oz
Ipr" PITUITEUX , EUSE. adj. Qui abonde en pituite,Foye-q Flegmatique. Pituitosus. Los corps pituiteuxíont froids & mous.L'humeurnctctre.'ssè cause des rhu-mes. Les hommes pituiteux sont sérieux & propres àl’étude , comme les bilieux à la guerre.
P 1 TYS.Í. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’unejeune fille , qui, selon la Fable, fut aimée du DieuPan & de Borée. Pan voyant qu’elle avoit plus d’incli-nation pour Borée , que pour lui, la jetta de rage con-tre un rocher , où elle fut écrasée. La terre touchéede son malheur, la métamorphosa en un arbre nom-mé comme elle Pitys par lcs Grecs, & Pin par lesFrançois. Les Poètes diíènt que cet arbre semble enco-re pleurer ; loríqu’il est agité par le vent Borée , iljette une liqueur.
P I V.
PIVER, ou PIVERT, f. m. Picus. Oiseau qui étoit sousla protection de Mars, parce que , selon l’Auteur ano-nyme de l’origine du peuple Romain, dans le temsque R émus & Romulus étoient encore enfans , un Pi-vert voioit tous les jours à la caverne où étoient ces en-fans , leur portant dans son bec de quoi manger, 8c leleur mettant dans la bouche. C’est ainsi que le DieuMars prenoit loin de íes fils» Foye £ ci-devant Pic-
VERT.
PIVOINE. f. f Plante qui pousse des tiges à la hauteur dedeux ou trois pieds, divisées en quelques rameaux. Sesfeuilles sont semblables à celles du noyer, mais pluslarges 8c plus épaisses,vertes brunesduiíantes,couvertesfurie dos d’un peu delaine.Les fleurs font grandes,am-ples , à plusieurs feuilles disposées en rose ; de couleurquelquefois purpurine & quelquefois incarnate, soute-nues par un calice à cinq feuilles. Lorsque la fleur estpaílée, il lui succède un fruit composé de plusieurscornets blancs , drapés , luifans, renversés en bas, &qui s ouvrant dans leur longueur laissent voir des se-mences presque fpheriques, rouges au commencement,ensuite d’un bleu obscur, puis.noires. Ses racines foncformées en navets, gros comme le pouce, de couleurrougeâtre au dehors, blanche en dedans. En Latin ,Paonia folio nigricante splendido , qua mas. C. Bauiî.Sa racine, fa fleur & fa semence íont fort en usage enMédecine pour les maladies du cerveau, comme pourl’apoplexie, pour lepilepsie , pour la paralysie. Cetteplante porte le nom d’un ancien Médecin nomméPaon j qui fe servit, à ce que l’on dit, de cette her-be pour guérir Pluton , qui avoir été blessé parHercule.
ïfT U y a quelques autres espèces de pivoines. Paoniacommunis , vel femina. Ces deux espèces font appeléesimproprement, lune mâle, l’autre femelle, puiíqu’el-les font 1 une 8c l’autre hermaphrodites. Les tubercu-les de lcs racines font communément plus courts 8cplus gros, & tiennent les unes aux autres par des fi-bres intermédiaires. Ses feuilles peu différentes, desprécédentes, font plus pâles, & formées ordinairementde trois lobes. Ses fleurs font plus petites, & d’un rou-ge plus foncé. Paonia Lustanica ,flore simplici odoro.Cette espèce croît fans culture en Portugal ; fes feuil-les font pâles en dessus, velues en dessous ; les tiges ,hautes d’un pied , terminées par une fleur médiocre ,d’un rouge éclatant, 8c d’une odeur agréable, qui enfait tout le mérite.
Pivoine, f. m. Oiseau. Pirrhuia 3 Iiubicilla 3 Ficedula Cica~/ct,enItalien,C^/orm. Le Pivoine est très-beau à la vue,il est bon en volière 8c en cage. Son chant n’est pas biendiversifié. Il est de la grandeur d’un moineau , son becest très-dourt, très-large 8c très-noir, fa langue est fortlarge à proportion de la grandeur de son corps ; le def-
î sos en est de chair, & semble être propre à faire la dif-férence 8c le discernement des faveurs en touchant lepalais; le reste est composé d’une pellicule qui ressem-ble à de la corne; il a toute latete noire,tant dessus quedessous , il a la queue fort longue & noire ; le dessus de1 oiseau est d’unc couleur perle ou bleue tirant fur lecendré. Le dessous du ventre , de la gorge 8c del’esto-mac est de beau rouge ; les jambes 8c fes pieds sontroufsâtres 8c- petits, il a les yeux noirs 8c ronds. Il fe
1 i i i i ij