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ment ces proportions par les diamètres des bouletsqui seront de même poids. Par exemple, fi un bou-let d’or a un diamètre composé de cent parties , leplomb aura un diamètre de 1 18 de ces mcmes par-ties , s’il est en poids égal.
L’or ..ioo
Le mercure.- m
Le plomb.- > n8
L’argent . ..ira
L’airain, ou le cuivre.izS
L’airain mêlé de calamine.130
Le fer..i 33
Letain commun.i;6
L’étain pur .. 13 7
L J aimant ..i
Le marbre.» • 168
La pierre .ipr
Le cristal . ... • aoi
Le soufre.aoa
L’eau .. 166
Le vin .267
La cire.17 1
L’huile.276
Le bois de tiîlet. 3 °9
Poids , est aufiì l’objet de la Statique, 8c se considèrepar fa proportion avec la force que lui donne le mou-vement.
En toutes les machines il y a une proportion natu-relle entre le poids Sc la pililsance motrice. Si on aug-mente le poids , il faut multiplier la force ou les roues,8c augmenter le teins de son mouvement. De toutesles machines 3 il n y a que la vis qui soutienne sonpoids toute seule.
Poids , se dit aullì des plombs ou autres corps pesans, quifont mouvoir les machines à roues, 8c qui tient lieude ressort, comme ceux des horloges „tournebroches,&c. On les appelle aulfi contrepoids , parcc qu’il y ena íouvent de petits qui contrebalancent j que les Ma-thématiciens appellent antisacoma.
Traníporté, au figuré , ce mot a différentes accep-tions , & lignifie crédit, autorité , importance, char-ge , fardeau. Podus 3 onus 3 gravitas,fff Appliqué aux períonnes , il le prend dans un sens fa-vorable. C’est un éloge i au lieu que pesanteur (e prendtoujours en mauvaise part. Un homme de poids est unhomme d’autorité& de mérite. Le poids 3 dit M. l’Ab-i)é Girard , s’applique à cette forte de mérite , qui naîtde l’habileté , jointe à un extérieur réservé , 8c quiprocure à celui qui le polléde , du crédit 8c de l’auto-rité fur l’efprit des autres, Gravis.
En parlant du témoignage d’un Auteur grave , ondit dans ce sens , qu’il est d’un grand poids , que laVoix d un Juge est d’un grand poids dans fa compa-gnie. La qualité:de Prince du Sang est d’un grandpoids , Sc a de grandes fuites. Méz. Pour marquer l’in-fiuence qu’elle peut avoir dans les affaires, dans lesdélibérations. Plus les hommes font exposés à la sta-terie , plus ils doivent se porter à l’humilité , afinqu’elle leur serve comme d un poids qui lcsrabaille,8c les ramène incessamment à eux-memes. Flécií.
En parlant des pallions, ce mot est Iouvent employéen morale, pour manquer l’cmpire qu’clles ont furnous, la force avec laquelle elles nous entraînent. Lepoids de notre concupiscence nous entraîne vers leprécipice. Nous avons toujours un poids qui nous en-traîne au monde , 8c à la vie charnelle. Nie.fCT Poids , est souvent employé comme synonyme defardeau, 8c désigne une fonction pénible, un em-ploi accompagné de grandes obligations , 8c qui de-mande beaucoup de foin 8c de travail pour s en bienacquitter. O11 ne connoît guère quel est le poids d’unecouronne. Un Ministre soutient le poids des affaires,il succombe quelquefois fous le poids des affaires.Son esprit, malgré le poids des affaites 8c des an-nées , conserva fa force 8c fa vigueur, dans lesruines même de son corps. Fléch. C’est aux petitesâmes, dit Montagne , à le laitier accabler du poids desaffaites, 8c à ne pouvoir se mettre au-destus d’ellss.
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§ 5 * Dans une signification qui approche de celle-là,poids se prend aullì pour peine, fatigue, incommodi-té. Par une façon de parler tirée de la parabole des ou-vriers de l’Evangile 3 on dit, porter tout le poids dujour 8c de la chaleur, pour dire , supporter les in-commodités du travail pendant la chaleur du jour.
If? On s’en sert encore dans plusieurs autres occasions,pour désigner ce qui fatigue & accable l’eíprit. No-tre foible raison gémit fous le poids des difficultés.Fléch. Un ami foulage le poids de l’adverfité. Lasplendeur des grands ajoute à notre propre misère,le poids insupportable de la grandeur d’autrui. LaBru y.
[C? Poids , se prend encore en morale pour jugementexact 8c sévère. Examiner une chose au poids du sanc-tuaire , c’est l’examiner avec toute l’exactitude possi-ble , & selon les règles de la plus sévère conscience.La délicatesse de sa conscience lui faisoit peser toutesses actions au poids du sanctuaire. Fléch. C’est-à-dire,lui faisoit examiner scrupuleusement, & sans se dé-guiser , ce qu’elles pouvoient avoir de vicieux , si ellesétoient conformes à la loi.
On dit j faire toutes choses avec poids 8c mesure ;pour dire , avec une extrême circonspection. Om-nia cum pondere & mensura , vel circumspecte agere .Et l’Écriture en parlant de Dieu , dit qu’il a fait tou-tes choses avec poids , nombre , 8c mesure ; pour dire,avec une sagesse infinie.
On dit proverbialement, qu’on acheteroit une cho-se au poids de l’or 3 pour dire , qu’on en domieroittout ce qu’on la voudroit vendre. On dit aussi, que lespetits poids ne reviennent pas aux grands.
POIGNANT, ANTE. adj. Qui est bien aigu, bien pi-quant. Aculeatus. Il 11’est guère en usage qu’au figu-ré. Une douleur poignante. La goûte est un mal bienpoignant. On dit aussi, que les injures font bien poi-gnantes , quand elles font fortes, & qu’elles piquentjusqu’au vif. Dans ce sens même, il est vieux.
Poignant, f. m. Terme de Monnoic. Il est employédans Une Ordonnance de l’année 1686, en parlant despesées 8c estais qui font quelquefois trouvés plus fortsque le papier des gardes, esquelles pesées & ejsais,tant en poids qu en loi 3 fera donne le poignant aitMaître. Voici ce que Boisait dit là-deííus : par ce ter-me de poignant , on entend le trébuchant en faveurdu Maître pour le poids ; & à legard de l’écharcetéle peu plus de fraction du calcul que l’on en fait.
ftCTPOIGNARD. f. m. On disoit autrefois poignal.Dâgueou petite arme pointue, qu’on porte à la main , à laceinture, qu’on cache dans fa poche. Pugio, sca. LesDuellistes sebartoient ci-dcvaut à l’épée 8c au poi-gnard. Les Espagnols se battent encore avec cette ar-me. On paroit l’épée avec le poignard. Les assassins onttué cet homme de plusieurs coups de poignard. Lu-crèce se mit un poignard dans ìe sein pour réparerson honneur. Les Turcs portent un poignard à laceinture.
Poignard , se dit figurément en morale , d’une grandedouleur, d’une sculible affliction, qui accable, quiperce le cœur. Dolor , vel angor animi acerbissimus .On peint la Vierge avec plusieurs poignards dans lecœur, pour répréíenter ses douleurs. Cette nouvellefâcheuse qu’il a apprise, a été pour lui un coup depoignard. Si vous ôtez à cet amant, fa maîtresse»vous lui mettez le poignard dans le sein. Elle savoirqu’autant de inomens qu elle différois à chastèr si» 1rival, elle donnoit autant de coups de poignard dansle cœur de celui qu’elle aimoit. B. Rab. Avosl e / ,0 j~gnard dans le sein ; c’est avoir le cœur pénétre dechagrin. Enfoncer le poignard avec respect , c est-à-dire, accabler, outrager ses gens, en faisant semblantde les ménager 8c de les respecter. Les reprochesfanglans qu’on lui a faits , ont été autant de coupsde poignard. O11 dit aussi, quand on fait faite u» cchose à quelqu’un par violence , ou maigre lui, qu onlui a mi s le poignard fur la gorge.
On dit proverbialement, pour tromper cCll 'V^*louent fort quelque chose qu’on leur montre, arla pensée qu'ilj ont qu’on la leur offrira par cnl 1 c »