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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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comme les premiers ; en forte que le père de toutesces productions est grand-pere , avant que d’avoirachevé d enfanter son premier né. Il est à la lettre ,un arbre généalogique ; c'est un tronc d’où la famillefort, comme les branches sortent d’un arbre : aussi l’a-t-on pris pour une plante aquatique. Il résiste à lamort, 8 c cette résistance est une seconde façon d’en-gendrer. Cc qui donneroitla mort à d'autres; ne sertqu’à le multiplier. Qu on le coupe en ro , 20 , 30,40parties, on n-a fait autre choie que de faire ic, 20,30,40 polypes d ’un seul. Il y a des polypes terrestres,il y en a d’aquatiques ; ceux-ci font ou marins , oud'eau douce. Le nombre de leurs bras est aíTez commu-nément depuis six jufqu’à douze ; on en a vu cependantaller juíqu’à 18. Le polype ssest d’un bout à 1 autre ,qu un canal vuide , lorlqu’il n’y a point d’alimens. Lapeau du polype 3 depuis le haut jufqu’cn bas, est lapeau même de son estomac ; en un mot, il est toutventre ; car ici, ventre Sc estomac font synonymes. ATégard de la chair du polype 3 quand on considère aumicroscope les deux fuperheies, l’extérieure & l’inté-rieure , elles parodient toutes couvertes de petitsgrains ; on en trouve aussi dans l’épai rieur. Ces grainsne parodient point adhérons à la substance de l’ani-mal, ils s’en détachent facilement. Les polypes ne na-gent point. Ils Rattachent fortement par la queue 8 cavec leur glu , contre les corps íur leíquels ils s arrê-tent. Une autre façon de íe fixer, & qui leur est fa-milière , est de fe tenir suspendus à la superficie del eau , la tête en bas 8 c la queue en haut. Quoique lespolypes ne parodient point avoir d’yeux, on a despreuves qu ils aiment la lumière j 8 c la cherchent.Nous pourrions croire que tout leur corps est frappépar la lumière dans tentes fes parties, comme lc nôtreTest dans celles qui composent notre œil. Les polypesíonr tués par un petit infecte plat, qui multiplie pro-digieusement fur eux , qui s'y attache & les suce , &qui parvenu à un certain point de multiplication, lesdétruit en total. Le polype vit de miilepieds, de pu-cerons , & de la plupart des petits infectes qui nagentdans les eaux. Le polype est un genre entre l’animal Scle végétai, qui tient de l’un & de l’autre. Chaque par-tie de son corps est douée de l’efprit répandu par toutl'univers. Voycq l’Histoire des Polypes par M. Trein-bley, Sc l’Histoirç naturelle du polype par M.Baker.

Ce mot de polype vient du Grec woAv, beaucoup , 8 cme , pied. Ce nom a été donné à ranimai dont onvient de parler , à cause de la multitude de lès pieds,8 c aux concrétions polypeufes , à cause de leurs bran-ches ou ramifications, qui ont quelque analogie avecles pieds du polype.

POLYPÉMON. f. m. Fameux bandit, surnommé Pro-crujlre , qui attaquoit tous les pallans fur le chemind’Eleusis à Athènes. Thésée le combattit 8 c le tua. Pro-cruftre vient dc «ptío, je frappe , je me jette avec vio-lence.

ffj* POLYPÉTALE. f. f. ou adj. Terme dc Botanique ,Heur qui a plusieurs pétales, ou feuilles. Polypeta-lus. Les rieurs composées, c'est-à-dire, qui ontpour, enveloppes des pétales , font ou d’une , ou deplusieurs pièces , ce qui les a fait appeler monopéta-les , ou polypétales. JussiEU.il y a des polypetalesrégulières, 8 c des polypétales irrégulières. Les polypé-tales régulières font garnies de plusieurs feuilles ran-gées allez régulièrement autour de la Heur. Parmi lespolypétales , les régulières font ou à deux pièces ,comme le circea , ou à quatre , comme dans le giro-flier ; disposition qui leur a fait donner le nomde Heurs en croix ; où ces pièces y font au nom-bre de cinq , comme dans le fenouil 3 dalle qui portele nom d’ombellifère : 011 elles font à six pièces, com-me dans le lis blanc , ce qui a donné lieu d’appellerrieurs en lis, celles de cette dalle. De quelque quan-tité égale ou inégale quelles puissent íuqpaller celledc six pièces, elles forment une autre dalle de rieurspolypetales , ou Heurs en rose , dans laquelle íè ran-gent toutes celles qui, quoique du nombre de trois,quatre ou cinq 8 c six pièces, différent néanmoins tel-lement par leurs fruits, de celles de ccs dalles supé-

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rieures, qu’on a été obligé dc les en séparer. Telle estla Heur de plantin d’eau, qui nonobstant qu’elle íoit atrois pièces feulement, par le rapport néanmoins defa semence avec celles des renoncules, fe range danscette dernière dalle. Telle est la Heur de la tormen-tille qui, quoiqu’elle soit à quatre pièces , ne peut ,à cauíe de Ion fruit différent des íìliques & íilicuies,des Heurs en croix , être placées parmi elles, sel estl’œillet qui, quoiqu’à cinq pièces, fe met cependanthors de la dalle des ombellifères _, parce que ion fruitne fe divise pas en deux parties. Telle est la fleur dequelques renoncules , de la joubarbe & des anémo-nes , qui, quoiqu’à six pétales 3 ne donnent jamais desfruits divisés en trois loges, comme ceux des fleurs enlis, 8 c ne peut par conséquent, appartenir à cetteclasse.

Les polypétales irrégulières font ainsi appelées acause de la figure 8 c de la disposition bstarre de leurspétales, en quelque nombre qu’ils puisent être, tellesfont celles de deux pièces ressemblant à deux mouises,comme dans la fumeterre ; ou celles de cinq piècesressemblant à des papillons, communes à toutes lesplantes légumineuses. Id.

Ce mot vient de beaucoup, 8 c fichier , unefeuille. Polypétale , qui a beaucoup de feuilles. ffCFOnfait qu’en Botanique , les feuilles des Heurs fe nom-ment pétales , pour les distinguer des feuilles ordi-naires.

^FPOLYPEUX, EUSE. adj. Terme de Médecine. Quia rapport au polype, qui tient de la nature du polypeConcrétion polypeuse.

POLYPHÈME. í. m. Polyphemus. Célèbre cyclope dumont Etna, qui étoit fils de Neptune. Homère dit qu’ilmangea quatre des compagnons d’Ulysse , & qu’Ulybfe, pour s’en venger, l’cnivra, 8 c lui creva le leul oeilqu’il eût, qui étoit placé au milieu du front. Ce géant,malgré fa férocité naturelle , devint pourtant amou-reux de la belle Galatée , divinité marine, qui étolÇclle-mcme éprise du berger Acis. Polypheme devint sijaloux de cette préférence, qu’il les observa de près,Sc que les ayant trouvé ensemble, il écrasa d’un ro-cher le jeune Acis, qui fut métamorphosé en fleuve.Cn croit que Polyphème étoit Roi de Sicile 3 dontUlysse enleva la fille nommée Elpé. Ce qui sit que ceu*des compagnons d’Ulysse qui tomberent entremains du Roi furent mis à mort, Sc lui même pour-suivi jufqu’à cc qu’il sortît de l’ile.

POLYPHILE. f. m. Terme de Fleuriste. Œillet incarnat.Polyphilos , Le polyphile est de couleur de feu fur ungrand blanc, fes panaches fort détachés ; son carac-tère particulier est que toutes fes Heurs parodientmême-tems, Sc que la dernière est aussi large que kpremière ; il faut le laitier Henri r au soleil. Il graine »mais là plante est difficile à conserver 3 étant sujetteau blanc & à la pourriture. Morin.

POLYPODE. f. m. Plante dont il y a plusieurs efpèee ç ‘Celle qu’on appelle polypode commun, a les feuisi cSsemblables à celles de la fougère mâle, mais beaucoupplus petites , découpées profondément juíques vers/*côte, en parties étroites & longues. Ses fruits nais-sent fur le dos des feuilles. M. Tournefort, qui l eS 3observées avec le microscope, dit que ce font de p c ~tirs tas de coques sphériques, Sc membraneuses ri uls’ouvrent en deux parties comme une boëic à savon-nette , Sc laillent tomber quelques semences menues.Sa racine est longue, grosse comme le doigt d un en-fant, rampante, relevée de plusieurs tubercu es,de couleur obscure en dehors, Sc poiracée en dedans.Cette plante croît fur les troncs des vieux arbres,fur les vieilles murailles. En Latin , polyP 0 ^ lur f va 'gare. C. Bauh. La racine de polypode est en usage enMédecine: elle est laxative, propre pour empottei eobstructions des viscères , pour le scorbut, pour I asection hypochondriaque. •

ìfT On a regardé pendant long-tems > le polypode dcroît fur le chêne, comme une cfpece partieuher >Sc bien supérieur pour les propriétés medecinaautres polypodes. P oly podium quercum , ou qunum. On est revenu de cette double erreur.