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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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P O N

Les Chapeliers disent auÛì poncer, pour tondre únchapeau. C’est en ôter les plus longs poils avec la pier-re de ponce pour le rendre pluS uni.vé? Parmi les Corroyeurs, poncer le cuir, c’cst enleveravec la pierre de ponce , les petits morceaux de chairqui n ont pas été enlevés en les çcharninr.

On ponce auísi le parchemin. C est la derniere façonqu on lui donne, pour le rendre propre à recevoir

I écriture. Dict. de Com.

PONCHE, ou PUNCH. f. m. C’est une boissonAngloife. /^byeçBouLEPONCHE. Cerviúa Anghcana.PONCIRE. f. m. Gros citron qui a la côte fort épaillc ,& peu de jus. L'écorce de citron confite est faite deponcires. ft?” Les poncires nc font bons qu’à confire.

• Ce mot vient de poma cerea. Ménage.ì£ 3 ~ PONCIS. f. m. Terme de Dellînateur , est un des-sein tracé fur le papier, Sc marqué par plusieurs me-nus points, qui setc de patron pour en faire plusieursautres, en pallant par-dessus la ponce , dont la poudremarque les mêmes traits fur le papier qu’ou met des-sous. Delineatio punciuata.

A? Ceux qui apprennent à écrire fe fervent auslì d unponds pour aller droit.

PONÇOIR. Voye\ Loquet.

PONCTION, f. f. Terme de Chirurgie. C’cst une ou-verture qu’on frit au bas- ventre des hydropiques,pour en vider les eaux. Puncho. Cette opération réus-sit fort rarement, parce quelle ne corrige pas le vicedu fmg Sc des viscères qui font aiectés dans cette ma-ladie : de forte qu’on vide bien l’eau, mais la causereste. On l’appellc autrement, paracentèse. Voye\ cemot. , , , , ,

On fait aussi la ponction au perinee , dans certai-nes rétentions d urine , pour vider l’uiine de la ves-sie , qu-md on ne peut pas y introduire la fonde.gOrpONCrUALirÉ. f f. Accuratio , diligentia. C’cstproprement l’exactitude considérée par rapport auténas des engagemêns, qui consiste à faire précisémentcertaines choies dans de certains tems, comme on felest proposé , ou comme on l'a promis. On dit qu’unhomme est dune ponciualité scrupuleuse jusquesdans les moindres choses : qu’il a une grande ponc-tualité à payer fes dettes, à faire ce qu’il a promis. Ilest des gens d une ponciualité régulière fur les visites.PONCTUATEUR. f. m. Qui pique les Chanoines ab-sens , qui marque ceux qui n’ont pas assisté aux Of-fices , dans les Chapitres où il y a des distributions àfaire.

Le Décret de la Pragmatique , Quo quisque temporedebeat ejse in Choro , porte qu’il y aura un Ponclua-teur dûment choisi , qui fera engagé par ferment, denoter fidèlement les abfens, ou ceux qui viennenttard, & de ne faire grâce à personne. Févret , Trai-té de C Abus , in-fol. i 736 J, 1 3 p. 23s , aux nou-velles Notes. D’autres disent Ponclueur. O11 appelleaulsi Piqueur, & Ponclueur, le Chanoine qui tientle piquet ; c’est-à-dire , le cahier où l’on marque lesabfens dans un Chapitre, qui font privés des distri-butions manuelles. Dict. des Arts , aux mots Piqueték Piqueur. Les Chanoines, pour erre réputés pré-féras , doivent alsister au moins aux trois grandes Heu-res , qui font Matines , la Mese, Sc Vêpres. Les sta-tuts qui repurent préfens pour toute la journée ceuxqui assistent à une des trois grandes Heures, fontdéclarés abusifs. On ne doit tenir préfens aux grandesHeures,que ceux qui y ontaísisté depuis le commence-ment jufqu’à la fin , Sc on marque également ceux quifont abfens, Sc ceux qui entrent au chœur , après quel’Ofsice est commencé ; c’est à-dire après le Venite exul-temus, à Marines ; le Kyrie eleifon , à la Messe , & lepremier Pfeaume de Vepres. M. de Hericourt, LoixEcc. part. 3 3 ch. 7 , max. 16 3 p. 100 , de la 3* édit.PONCTUATION, f. F. Observation gramrníiticale deslieux d’un discours, où l’on doit faire de disserentespauses , & qu’on marque avec des points, Sc de petitscaractères pour en avertir les lecteurs. Interpunctio.

II y a plus de difficulté qu’on ne pense à sistre bien laponctuation. Ce Correcteur d’Imprimerie entend fortbien la ponctuation . Voyez Point,

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AA” L'art ds ponctuer ; c’est-à-dire, d’indìquer par cer-tains signes la proportion des pauses qu’on doit sistreen parlant, íert à distinguer les périodes Sc les mem-bres du discours, & à les rendre plus aisé à entendre.Elle foulage & conduit le lecteur, dit M. l’Abbé Gi-rard , en lui indiquant les endroits où il convient dèfe reposer pour prendre ía respiration, Sc combien detems il y doit mettre. Elle contribue à l’honneur del’iiitelligence , en dirigeant la lecture de manière quele stupide paroisse , comme l’homme d’efprit, com-prendre ce qu’il dit. Elle tient en règle l’attencion deceux qui écoutent, Sc leur fixe les bornes du sens.Elle remédie aux obscurités qui viennent du sens.

Il y a quatre fortes de ponctuation. La virgule, lepoint avec la virgule , les deux points Sc le point seul.La virgule sert à distinguer les 110ms, les verbes, Scles disterentes parties d’une période, qui ne font pasnécessairement jointes ensemble. Le point avec la vir-gule marque un lcns pluscomplcr que la virgule. Ce-la sert à suspendre & à soutenir la période lorfqiTelleest trop longue. Les deux points marquent m sens plusparfait. O11 s’en sert pour attacher une nouvelle raison,ou une nouvelle conséquence à ce qui vient d’cire dit.Le point simple marque un íens entièrement achevé ,& ferme la période. Il y a encore le point interrogatif.Où allcz-vous (?) Sc le point admiratif. Le bel ex-ploit (!)

La ponctuation, ni la distinction des mots n’étoiéncpoint en usage dans les prem.ecs tems. Cet usagea dure jufqu’à la cent septante-quatrième Olym-piade , selon Juste Lipfe. Le sens ieul divifoit le dis-cours.

Çè?” En parlant de la langue H -brasque , Sc de quelquesautres langues Orien ales, ce mot fe dit principale-ment des points dont on íe sert pour supplier lesvoyelles. Voye\ Point. On croît que les Massorècesiont les auteurs de la ponctuation Hébr.uqué.

Ponctuation. Action de ponctuer ceux des" 1 Chanoinesqui manquent à l’Ofsice Divin d ms les CathédralesSc dans les Collégiales. Le gros des Prébendes dansl’Eglife de M eaux, n est pas sujet a la ponctuation. Hist.de ÌEglise deMeaux , T. /, p. gó.

fO*PONCTUEL, ELLE. adj. Qui fstt avec exactitu-de , à point nommé ce qu’il doit faire , ou ce qu’il apromis. Diligens , accuratus. Il est ponctuel à servirfes amis. Un Marchand doit être ponctuel a aequiter leslettres de change qu’on tire fur lui pour conserver fou

1 crédit. Les Moines font ponctuels à observer les hem esde leurs repas. Si vous aimez votre repos , évitez lescommerces avec ces personnes ponctuelles , Sc attenti-ves à fe frire rendre tous les devoirs qu’ils prétendentleur être dûs. Beli .

ftTPONCTUELLEMENT. adv. Avec ponctuais té. Lise-ré. Les Chartreux observent enc oi e ponctuellement leurpremière Règle, ils ne fe font point reLchés. Il s’estrendu ponctuellement à l'heme.

PONCTUER, v. a, Mettre des points & des virgulespour marquer la division des membres d une période ,d’nn discours. Interpunctis dividere. On a du mal à bienlire la chicane , parce quelle n’est jamais ponctuée .Voye^ Ponctuation.

O11 le dit anisi des caractères apposés pour l’intelli-gence du Texte. L’Hébreu étoit bien plus difficile à li-re qu’il n’est à présent, avant qu’il fCuponctué par lesMassorètes, qui y 01U mis des points qui fervent devoyelles.

Ponctuer, signifie encore dans les Cathédrales Scdans les Collégiales , marquer ceux des Chanoines quin’alsistent pas à l’Office, Sc qui par cette railon ne doi-vent avoir aucune part aux ìetnbutious. On dit mieuxpointer. Vaye\ ce mot, Pointe , Pointeur.

PONCTUÉ, EE. part. pass. Sc adj. Un i ponctué, qui aun point par-deilus. Interpunctus.

ATT PONDAG. f. m. Terme de Minéralogie, dont lesouvriers qui travaijlenc anx mines de charbon de terrefe fervent pour désigner l’inciinaifon de la couche decharbon qu’ils exploiteur..

PONDAGE. Droit accordé au Roi d’Angleterre furtoutes sortes de marchandises à leurrée Sc à la sortie

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