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des vérités qui sortent d’un cœur par plusieurs postes.
Porte , fe dit aulîì d’une entrée , d’un passage que les en-nemis fe font dans un État .Aditus. Le Roi ayant Pi-gnerol, avoir une porte pour entrer en Italie! Les en-nemis n’ont aucune porte pour entrer en France. LesPortes Cafpienn.es font des passages étroits vers la merCaspienne , qu on nomme aujourd’hui Derbent , ouPortes defer.
On appelle poétiquement l'Orient, la porte du ciel.Ainsi , on a dit:
L Avocat qui s’éveille au heurter d’un client ,Quand l’aurore efi encore aux portes d’Orient.
En Astrologie , on appelle l’ouverture des grandesportes du ciel, le tems où il fe fait de grands change-mens dans la constitution de l’air &. du tems, ce queles Astrologues croient arriver très certainement enplusieurs conjonctions 8c oppositions des planètes, quifont amplement décrites dans Vitalis & dans tous lesAstrologues Arabes. Apertiones portarum.
Porte , est autïï un petit anneau, ou boucle où l’on passeune agraffe , & qui sert à la retenir.
ffiT Porte. Vcin o porte , en Anatomie, fe dit d’une veineconsidérable,qui porte le sang de diverses parties du basventre, dans le foie, où elle entre par fa partie cave 8c oùelle fe distribue en une infinité de rameaux qui (e répan-dent dans toute ía substance. Vena porta. La veine-porte est formée de deux gtoiles veines, la mefentéri-que & la fplénique , qui sont laites de plusieurs autresveines qui viennent de l’estomac , des intestins, de larate, de l’épiploon, &c.
On dit proverbialement d’un importun, que si onle chasse par la porte , il rentrera par la fenêtre. On ditaussi d’un trompeur, qu’il a toujours quelque portede derrière, pour ne s’engager qu’autant qu’il faudra.Effugium. ftCT Cicéron a dit : Porta utar eâ quamprimhm videro. Je me servirai du premier moyen quis’oflrira. Je prendrai occasion de la première ouvertureque je verrai. On dit ausiì, cela est agréable, commela porte d’une prison. On dit austl, il va de porte enporte comme le pourceau de Saint Antoine. Ofliatim.
PORTE, se met en composition avec plusieurs mots, 8csignifie , ce qui porte ou qui sert à porter. Il fe dit despersonnes & des choses.
Porte -aiguille, f. m. Instrument dont on fe sert princi-palement en Chirurgie, pour embrasser exactementles aiguilles 8c leur donner plus de longueur, lorf-qu’elles font si fines 8c si petites, qu’on ne fauroit lestenir avec les doigts. Voyeq la description dc cet in-strument dans le Dictionnaire de M. Col-de-Villars.
Porte- arquebuse, f. m. Officier chez le Roi. Sa fonctionest de porter le fusil, les pistolets & autres armes dontle Roi peut avoir besoin. Armifer regius.
Porte- assiette. On fait des porte-affiettes , ou colliersd’argent, pour servir sur la table les ragoûts, & lesassiettes volantes. Disci-ferculum.
Porte -aubans , ou Porte -vergues. Voye% Porte -hau-bans.
Porte -auge , est un Maçon qui ne travaille pas à la jour-née, mais qu’on va quérir dans les carrefours, pourrétablir quelque petit endroit où l’on a besoin de ma-çonnerie, de gonds, de gâches, &c. Alveifer.
Porte -aune. f. m. Machine de bois dont fe ferventquelques marchands, pour soutenir leur aune ; afinde faire eux seuls, saunage de leurs draps, étosses,toiles , rubans, & autres marchandises.
Porte -baguette. Les Arquebusiers appellent ainsi ces pe-tits ferremens qui soutiennent la baguette des armesà feu.
Porte -balle. f. m. Petit Mercier, qui porte fur son dosune balle où sont fes marchandises. Acad. Fr. i j 40 ,à la fin du verbe Porter.
PoRTE-banniere. f. m. Les Ducs de Wirtemberg prennentla qualité de Porte-bannière de l’Empire.
Porte -barres, f. m. pi. Terme de Maréchallerie. An-neaux de corde passés dans Panneau du licou, & q u isupportent les Barres des chevaux que l’on mene ac-couplés. On ne met point de porte-barres au premierTome FL
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cheval de chaque bande, parce que le palefrenier lesmene par le licou.
Porte -barrette, f. m. Nom d’Officier chez les Cardi-naux.
Porte- bossoir, f. m. En terme de Marine, c’est un appuifous le bossoir, en forme d’arc-boutant, dont le hautest ordinairement ouvragé en tête de more. Dans unvaisseau de cent trente-quatre pieds de long, de 1 e-traveà l’étambord, les porte-boffoirs doivent avoir dixpouces depailleur, 8c un pied de largeur.
Porte -bougie* f. m. Terme de Chirurgie. Cannnle d’ar-gent semblable â celle du troi^-quarts, excepté quelleest plus longue. Cet instrument sert à conduire desbougies-dans l’urétre , pour le dilater.
PoRTE-bququet. Quand on' régale les Dames le jour deleur fête , on leur envoie un bouquet, des gants , &c.dans une perite corbeille,-ou' lur une platine qu’onappelle pour cela, porte-bouquet. ' ^
Porte -broches, f. m. Outil dont íe fervent les Arquebu-siers. C’est un- manche mobile fait de bois avec unevirole dc fer, où peuvent s’émmancher les différentesbroches qui font propres à ces ouvriers.
Porte -cahier, est un porte-feuille large par le dos , quia des filets où l’on passé plusieurs feuilles volantes depapier, en attendant quelles soient reliées. Cartopho-rum ma]us.
Porte -carreau. Terme de Menuiserie. C’est un petit car-ré de menuiserie , soutenu de pommes, fur lequel onmet des piles de carreaux, afin qu’ils ne touchentpoint à terre. Pulvillorum tabulatum.
Porte -chaise d’affaire ordinaire. Officier chez les Prin-ces. Dans l’état de la Maison de la Reine Régente , en1 644 , il y a un Porte-chaife d’affaire ordinaire, quia 300 liv. de gages.
PoRTE-chappe ,, ou Chapier. Celui qui porte lachappedans les Églises pour faire l’office de Chantre,ou de Sous-Chantre. Trabeatus , vel pastophorus.
Porte échappe. Terme de Traiteur. Les Maîtres Cuisi-niers de la ville Paris prennent dans leurs lettresla qualité de Porte-chappes. Voyey Chappe.
Porte -ciseau, f. m.'Nom de Religieux d’un Ordre sup-posé. Voyerp Forcifère.
Porte- clef. í. m. Nom de Religieux d’un Ordre supposé.Claviger. Schoonebeck , qui en 1688 , n’avoit pointparlé de l’Ordre des Porte-clefs , dans la premièreédition de son Flistoire des Ordres Religieux, le mitdans la seconde de 1700, à Amsterdam, en suivantAbraham Bruin, Adrien Damman, Michel Colin &Josse Amanus , qui à la fin du XVI e siècle, sirènemention de cet Ordre parmi les autres, dont ilsdonnoient l’origine 8c les habillemens en figuresgravées, 8c en descriptions ; mais ces Porte-clefsn’ont jamais été.
Porte -clef , est aussi le nom que l’on donne à ceux quidans la Bastille, servent les prisonniers d’État.
Porte -coffre. Officier de la grande Chancellerie. Lafonction d’un Porte-coffre consiste à aller pendre l’or-dre du Chancelier toutes les semaines, pour le jouequ’il lui plaît de donner le sceau, d en avertir le GrandAudiencier, le Contrôleur Général, les Secretairesdu Roi, 8c autres Officiers nécessaires au sceau. LePorte-coffre ci aussi le foin de faire préparer dans lasale où íe tient la Chancellerie , la table íur laquelleon scelle . & le coffre où on met les lettres aprèsquelles sont scellées.
PoRTE-co/. f m. Terme de Gabelle. On appelle ainsi ce-lui qui fait le faussaunage dans des sacs qu il porte or-dinairement pendus au col.
PoRTE-co/. Terme des Aides. C est aussi le nom que 1 Or-donnance de 1680 , donne à de pauvres gens qui ga-gnent leur vie en revendant à petites mesures, depuisquatre deniers jufqu’à douze , l’eau-de-vie qu’ils ontachetée des dérailleurs, au pot ou à la pinte.
|£F On appelle encore porte-col , une espèce d’agraffequi retient le linge du cou appelé col , attaché par fesdeux pattes fur la nuque.
Porte collet, f. m. Pièce dc carton ou de baleine cou-verte detoffe, qui sert à porter le collet ou rabat. Acad.
>' Franc.
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