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que rien ne manque, que rout soit en bon ordre; met-tre ordre, donner ordre à quelque chose. Providere.La Providence pourvoie à tous les besoins des créa-tures. Si nous riavons pas assez à souper, Dieu ypourvoira. Les Officiers de Police doivent pourvoir àtoutes choses ; maintenir tout dans un bon ordre. Vi-gilare > invigilare , providere. On a prévu cet inconvé-nient , & on y a pourvu ; on y a apporté le remède. Ona donné avis au Roi d un tel abus, afìn d’y pourvoirpar ía prudence.
Le voile riest le rempart le plus sûr
Contre l’amour 3 ni le moins accejstble 3
Un bon mari mieux que grille 3 ni mur y
Y pourvoira ,st pourvoir efl postìble. La Font.
§CF En matière bénéficiale , on dit pourvoir à un Bénési-! ce j le conférer. Le Pape , les Évêques , quelquesAbbés pourvoient aux Bénéfices. Le Roi pourvoit auxÉvêchés, aux Abbayes. Le Roi pourvoit à toutes lescharges. Providet ne vacent.
Pourvoir est aullì actif, & se dit 'dans différentesacceptions des choses & des personnes.gCF Pourvoir , lignifie garnir de choses néceílaires à lavie, & à la défense One place frontière doit toujourseue pourvue rifeommes 3 de vivres & de munitions.Munire , instruere. Se pourvoir 1 été pour llnver.Pourvoir, le dit aullì figurément des établillèmens quife font par charges , par mariage. Collocare. Ce perea bien poutvu les entans. Il a donné une charge à sonfils, il elt bien pourvu, U a trouvé un bon parti à fafille , elle est richement pourvue. Il a Iaillé tout le fondde ses marchandises a l’on cadet ; ce n’est pas le plusmal pourvu.
Pourvoir, en termes de Jurisprudence , signifie, don-ner le titre d’une charge, d un Benéfice, le droit del'exercer ,de le posséder. Tribuere 3 conferre. Cet homme s’est fait pourvoir dune charge de Président. U estnoble ; car il est pourvu d une charge de Secrétaire duRoi. Il le faut pourvoir en Cour de Ruine , pour ctrepourvu d un Bénénce íur une résignation, sur un dévo-ilât. Les Collateurs ordinaires pourvoient aux Béndicesqui vaquent par mort , dependans de collation. LeRoi poun>oit de plein droit, aux Bénéfices vacans enrégale. Le Pape eit oblige de pourvoir celui que le Roilui nomme pour un Banénce. Mas sac.
Pourvoir, le dit aullì en choses morales, & signifiedouer , partager. Tribuere , largiri , impertire. LeCiel a pourvu cet homme d’un esprit vif, d’un juge-ment sain , d’une heureuse mémoire. Cette Dame estpourvue de mille attraits, de toutes les grâces possi-bles. Cet homme est bien pourvu de nez , a été bienpourvu de la nature : pour dire, il a un grand nez, ilne lui manque rien.
Pourvoir, avec le pronom personnel, signifie , s’a-drdfer à quelqu’un , fe retirer devers lui pour lui de-mander secours, grâce, ou justice. Confugere , con-currere. Quand on a fait un meurtre , il faut se pour-voir pardevers le Roi, te obtenir ses lettres de grâce.
Il saur se pourvoir en justice pour avoir secours, pro-tection te réparation des injures, des violences, tenon pas user de main-mise. On se pourvoit par re-quête , par exploit, par-devant les Juges inférieurs,par appel devant les supérieurs, par opposition , parrequête civile contre les jugemens te les arrêts ; parcassation au Conseil. Les Ecclésiastiques fe pourvoientdevant l’Official, devant le Primat, en Cour de Ro-me , pour les causes qui les regardent. Souvent les ar-rêts ordonnent que les partias fe pourvoiront com-me bon leur semblera, sauf à elles à fe pourvoir 3&c. Le narré d’une requête fe termine avec cette for-mule : Le Suppliant a recours à votre autorité pourlui être íur ce , pourvu , pour lui faire rendre justice.
Ils feront obligés de proposer leur déclinatoire, fansqu’ils puissent íe pourvoira la Capitainerie. Pat.
On dit proverbialement qu’un homme est pourvu defil te d aiguille, pour direqu’il esc pourvu de tout cequ’il lui faut pour réussir cn une assure. Omnibus in-struclus j munitus.
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Pourvu , ue. part. Instruclus , ornatus , pr&ditus , mu-
nrtux.
Pourvu, estaulsi substantif. Le pourvu d’un tel Bénéfice a été maintenu. Il est pourvu par dévolut, parnullité de titre, ou incapacité des Titulaires ci-devanr
pourvu. Le pourvu d’une telle charge a droit de relieste telles fonctions.
§3* POURVOIR1E. f. f.'Maison où font logés ceux quifournilfent la viande , la volaille, le gibiers, le pois-son , &c. au Roi. La pourvoiris du Roi, de la Reine »c’est-à-dire , la maison des Pourvoyeurs.
§3* POURVOYEUR, f. m. Celui qui a foin de pour-voir une maiíon de vivres , de viande , de volaille,de gibier & de poisson. Penus procurator ; pr&bitor.Les pourvoyeurs de la Maison du Roi font obligés ,par leur marché , de fournir les pièces à un tel prixpendant tout leur bail.
§CP Chez les Religieux Mandians on appelle pour-voyeurs , ceux qui font la quête.
Pourvu. Sorte de conjonction qu’on emploie pourmarquer une condition, une clause. Il est ordinaire-ment suivi de que , & régit le subjonctif. Modo , modì»ut j dummodò eâ conditione. Pourvu que vous mefaisiez bien cet ouvrage , je vous donnerai tant. Pour-vu que vous n’en parliez pas, je vous dirai le secretde cette astaire.
Pourvu qri enfin , f arrive 3 ct qriau moins je la voie 4Que je meure austj-tôt 3 je mourrai plein de j,oie.
Segr.
POUSAS. í.m. Oncroit que ce mot, parmi les Loyes,
lignifie portrait. Voye1 le Routier des côtes des Indesorientales.
POUSE. f. f. Breuvage en usage dans les Indes. Potio.On boit aux Indes de la pouste , qui se fait avec deslimons & du sucre. Luill. Eoyage aux Indes .POUSET. f. m. C est le pastel, c’est-à-dire , cette cou-leur rouge, qui fe trouve dans la graine d’écarlate, tequi sert pour la teinture.
POUSSAI. Nom de lieu, près de la ville de Mi recourt,en Lorraine. Portus suavis. Ce lieu n’est recomman-dable que par les Chanoinesses qui y font, & qu’onnomme Chanoineíîès de Pouffai. C’étoient d’aborddes Religieuses Bénédictines, que Herman, Évêquede Toul, commença d’y établir, te que Saint Brunonson successeur, qui fut depuis Léon IX acheva defonder vers l’an ioaó. Elles se sont depuis séculari-sées. P. Hélyot , T. ir 3 c. j t 3 IU. p. 422.ffj POUSSE, f. f. Terme de Maréchalleric. Maladie decheval, battement te altération du flanc , qui vientd’une oppression qui l’empêche de respirer. Ilium duc-tus j anhelitus. La pouffe est un cas rédhibitoire, levendeur est tenu de reprendre un cheval qui a la pouf-fe, dans les neuf jours. Voyer Rédhibitoire. Il ya des remèdes pour retenir quelque tems la pouffe.
ÇfT Pousse, en termes d’Agriculture te de Jardinage ,c’est la dernière production des arbres. Nova arborispropago. La pouffe d une année. Annua. On dit qu unarbre a soit une belle pouffe. On appelle premièrepouste j les jets que les arbres ont produits à la sèvedu printems. Seconde pouffe 3 ceux qu’ils ont produitsà la sève d’automne.
Pousse. Terme de Droguerie. C’est la poussière ouïegrabeau du poivre te de quelques autres drogues teépiceries, enrre autres, du gingembre, de la muscade »du macis, & de la graine d’écarlate.
Pousse. Terme d’Argot, passé dans le style familiersCorps des Archers.
La pousse trouve en vous un fatal ennemi 3Plus conjuré , plus craint que ne fût Guilleri. *
Poème de Cartouche , Chant 1 3 p. y.
* Fameux voleur du siècle pafle.
Nous faisons des monceaux d’Exempts ct de RecorsCaron ne peutsuffire à passer tant de morts.
Enfin , chacun immole à fa jufle furieLa pousse, la poullàille , ct la poussaillerie.
Chant VI, p. 4$*