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saut , est un homme qui insiste lans relâche. Qui in-flat , urget , flagitat , efflagitat. On dit de mcme unerecommandation j une prière presante. Une affairepresante , qu’on ne doit pas di stère r , qu’il faut faireincellâmment. Une douleur presante ^ aiguë , violen-te. Pungit dolor. Des remords presans , qui tourmen-tent. Remordentis conscientis, Jt imuli. Un mal prestàntdemande un prompt remède. Des beíoins presans 3demandent de prompts secours. Un danger pressant.Inflans , imminens. La belle eut un secret dépit de trou-ver son amant fi froid & lì peu presant. S. Evr. Monamant me dit des choses h tendres & li prés antes , quema vertu eut peine à y résister. Ch. de M. La Fontainedit, en parlant de la mort : que vous êtes pressante , oDéellc cruelle 1
PRESSE, f. f. Foule, multitude de personnes qui seprésent , qui se lerrent les unes contre les autres. Tur-ba j conferta hominum multitudo. La prése é toit fr gran-de , que j’eus de la peine à m’en tirer. Craindre, évi-ter la presse. Cet Officier eut de la peine à fendrela presse.
ísF On dit familièrement, qu’il n’y a pas grande presse _,ou grand prese à faire une choie, pour faire entendrequ’on n’est pas disposé à la fair e, & que peu deperlon-nes voudront s’en charger.
On dit d une marchandise à la mode , qui est d’unbon débit, que la presse y est, & d’un Prédicateurqui est extrêmement suivi, qu’rl a la prese , que lapr c se y est.
Pour R aimable Comtese ,
Meurt tous les jours ,
Quelque simant qu elle laisseSans nul secours :
Et cependant la presse
Y es toujours. Segrais.
Presse, se dit aulìî d’une machine de bois qui sert à fer-rer fort étroitement quelque chose. Prelum , ou prs-lum. Elle est composée de deux pièces de bois unies,qui le serrent tant qu’on veut par le moyen de deuxvis qui les allèmblent. Une presse à mettre du lingeplié , à relier des livres, à extraire des jus de viande,ou du suc des herbes. Les menuisiers ont aullì despres'es pour ferrer , pour refendre le bois.
PRESSE , se dit particulièrement de la machine qui sert àimprimer, loir des estampes, toit des feuilles d’unlivre. On dit qu’un livre est fous la prese , pour dire,qu’on l’impnme actuellement. Cet Imprimeur a tantde pres'es roulantes dans son imprimerie.
Presse, íe dit aullì du nombre des feuilles que des Im-primeurs peuvent tirer en un jour. Foliorum typismandatorum numerus. La prese étoitei-devantà iyoofeuilles: elle est réduite maintenant à izjo.
Prés se , se dit aullì d’une machine à marquer la monnoiefans le secours du marteau. Libramentum monetarium.Elle ne consiste qu’en une vis qui poulie le coin, &fait une violente impression fur la monnoie, par lemoyen d’un levier qui la ferre.
ssT On dit figurément qu un homme est en prese , pourdire , qu’il ne lait comment le tirer de l'état fâcheuxoù il íe trouve. Et populairement, qu’un bijou, uneffet est en prese , pour dire qu’il est en gage.
Presse, lìgnilieaullì une forte de pêche, qui ne quittepoint le noyau, que les Latins nomment duracina per-fica. C’estunc espèce de pavie ; mais qui ne íe colorepoint.
Presse, f. f. Vieux mot qui s’est dit pour pêche. Malumperficum. Hort. sanitat. Ainh , en Languedoc, se ditprese' } prese g 3 persec & persegue 3 pour pêcher.Borel.
On dit proverbialement, à la prese vont les fous,pour dire , qu’un homme sage doit éviter daller oùd y a trop de prese.
Presse, f f. Vieux mot. Peine, affliction , persécution.G'os. sur Marot.
PRF.SStANCE. Voye\ Préséance.
■PREìSEMENT. f. m. Action de ce qui preste. Presuscoinprtsus. U nc f e dit guère qu’en Physique, du prés
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sement de Pair , par le moyen duquel on explique plu-sieurs effets de la nature. On ne lent point le prese-
- ment de Peau. Roh. On prétend que le flux de la merdépend du presement de Pair causé par le globe de lalune. G aloi s.
|sT Ce mot ne íe dit plus ; on lui a substitué celui depresion , qui est seul en usage.
fCT PRESSENTIMENT. í. m. Prévoyance qu’on a d’u-ne choie avant quelle arrive; & qui vient, ou d’unraisonnement prudent & juste , ou d’un mouvementnaturel, secret & inconnu, qui nous avertit de cequi doit. nous arriver. P r sens o , augurium 3 provi-dentia 3 prudentia. J’ai eu quelque presentiment quecette affaire ne réullïroit pas. Un heureux presenti-ment m’a empêché de m’embarquer dans ce navire,que j’ai lu depuis avoir fait naufrage. Il y a de cer-tains presentimens dont on ne peut rendre raison , ëcqui précèdent allez souvent de grandes infortunes. S.Evr.
§3“ Ces presentimens , ces mouvemens secrets, dont lacause ne nous est pas connue , qui nous font craindreou espérer ce qui doit arriver, ne doivent être regar-dés que commelcffet de notre expérience, de notreintérêt, de nos craintes, en un mot, des différentespallions qui nous agitent.
|sT On dit, j’ai un certain presentiment ; le cœur medit , je crains, j appréhende. Prsagio animo , prsa -git animus.
On dit aullì, avoir un presentiment de lièvre , lorf-qu’on éprouve une certaine émotion, qui fait appré-hender la lièvre.
§C T PRESSENTIR, v. a. Prévoir l’avenir, ou par pruden-ce , ou par un instinct, ou pressentiment naturel. Prs-sentire ;prsagire animo. Ce Ministre avoir bien pres-senti que cette guerre seroit malheureuse ; il s’y est op-posé tant qu’il a pû. Ce courtisan semble avoir prelíeu-,ri sa disgrâce.
§CF Pressentir quelqu’un, signifie sonder quelqu’un,découvrir adroitement sa pensée , son dessein , sa ré-solution , si on saura favorable, ou contraire dans uneentreprise qu’on veut faire, où il peut servir ounuire. Mentem alicujus expiscari 3 perscrutari. Avantque de Elire cette proposition à la Cour, il faut préssentir les Ministres. J’ai presenti mon Rapporteur,fur mon affaire. Il faut presentir vos parens fur lemariage que vous projettez.
Pressentir est aullì neutre. Il faut presentir quelleest l’intcnrion du Ministre. Tâchez de presentir quelleest la disposition des esprits, & si l’on lait quelquechose de votre mariage.
Pressenti, ie. part.
§CT P R ES SE R. v. act. quia différentes acceptions.Premere 3 comprimere. Dans fa signification la plusgénérale il désigne une action qui tend à joindre près-à-près, à rapprocher plusieurs choses fous un moin-dre volume, ou à les tenir fortement appliquées àd’autres.
§3* On prese un citron, une orange , &c. On les épreint,on les ferre fortement avec les doigts pour en expri-mer le íuc. On prese de la viande pour tirer le jus.On prese une éponge pour en faire sortir seau.
§57 Les Tailleurs présent les coutures avec un carreaupour les applatir.
J3" On prese les étoffes & les toiles pour leur donnerplus de lustre & les rendre plus unies. Torculo 3 prelocomprimere 3 sringere. Preserefíi alors le terme géné-rique. Pour les étoffés de laine, on dit catir ; pour lesétoffes de foies & les toiles, on dit calandrer. Voye £ces mots.
§CT Presser , au figure. On dit qu’il ne faut pas troppreser une comparaison, pour dire l’examinerà la ri-gueur, de trop-près, avec trop de sévérité. Preser unraisonnement , une pensée, l’approfondir pour enconnoître la force, la valeur.
Presser , approcher une chose contre une autre ,serrer pour occuper moins de place. Confercire , den-sare. On dit preser les rangs, preser son écriture,preser ses lignes. Préservons les uns contre les au-tres. Je n’aime point à être prese à table. On n’est