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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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aucune part, <&: quelle appartienne toute entière à unautre ,pour qui sont les profits & les pertes. FoyeçPrête-nom.

ftF On dit proverbialement, prêter une charité à quel-qu’un, supposer malignement qu’il a fait, ou dit quel-que chose a laquelle iln’a pas pensé. On met telle cho-se sur ion compte ; c’est une charité qu’on lui prête.On dit, prêter le fianc à l’ennemi, pour dire, se

f orter ou marcher avec fi peu de précaution, queennemi puisse vous prendre par le flanc. On dit auflifigurément , prêter le flanc, pour dire , donner prisesur soi. Acad. Franç.

$3“ Se Prêter ,, se livrer pour un tems, s’adonner pourquelque tems : ai n fi , il signifie beaucoup moins que«abandonner , se livrer entièrement Sc fans réserve.Ttadere se , se occupare , indulgere. Sans songerqu’on se doit à Dieu, on le prête à sa bonne fortune.Fiech. Les génies d’un ordre supérieur se prêtent éga-iement aux plaisirs Sc aux assaires.BELL. Je me fuis prêtélicencieusement, Sc inconsidérément au désir qui mepiquoit. Mont.

A3° On le dit encore pour acquiescer, adhérer : alors,il paraît emporter un peu de soumission ou de com-plaisance. Je me prêterai à cet accommodement, à toutce que vous voudrez.

fsT L’on dit absolument, cet homme est incommode, ilne se prête jamais. La Bruy.fCT Prêter , se dit aussi au neutre, parmi lçs Arti-sans, des choses qui s alongent & «'élargissent aisé-ment. C’est quelquefois une bonne, une mauvaisequalité, C’est une preuve qu’ils sont maniables, mol-lets , Sc bien passes. C’est ordinairement une mauvaisequalité dans les étosses. Un drap qui prête, est trop lâ-che , n’est pas assez frappé fur le métier. Extendi.Le veau prête plus que la vache. Le maroquin prête,serend beaucoup. On dit aussi, qu'un bas prête,qu’une étosse prête•,

Prêté , ée.

|JCF Prêter , est quelquefois employé avec l’article,■comme nom substantif. On dit proverbialement,ami au prêter, ennemi au rendre ; pour dire qu’onsc fait souvent un ennemi de celui à qui on a prêtésou argent, quand on veut le retirer ; ce qui tire sonorigine d’un vieux proverbe Latin : Non pr&jlahisj^fiprœfiabis , non habebis ; si habebis., non tamen cito ;si tam cito , non tam bonum j fi tam bonum , nontam benè. On dit que c’est un prêter à jamais rendre,quand on prête à un homme insolvable , ou à uningrat,

$éT PRÉTÉRIT, adj. du Latin pmeritus , passé. Termede Grammaire. Tems prétérit , ou substantivementPrétérit. Prs.ten.tum tempus , pr&teritum. Inflexiondes verbes, qui marque le tems passé ; c'est-à-diie, unrems qui exprime l’anrérioriré d’cxistence à l’égardd’une époque de comparaison. Il y a plusieurs prété-rits en Grammaire. Le prétérit imparfait , Jaimois, Leprétérit parfait indéfini, f aimai. se. prétérit parfaitssé-fini, 'f ai aimé. Le prétérit indéfini marqué indétermi-.némentla chose faire, & ne se dit proprement que d’untems qui préccde le jour auquel on parle. On dit sé-■crivis hier ; & non pas j’écrivis ce matin. C’est l 'ao-riste des Grecs. Gramm. Rai. Voye% quelques rè-gles pour le prétérit fur le mot Participe. Le pré-térit passif, Sc quelques autres tems des verbes,sont composés des participes Sc du verbe auxi-liaire être, il «accorde en genre, en nombre, & ença s, avec le substantif qui le précède : elle est aimée.Quand \eprétérit est sonné du verbe auxiliaire avoir,il faut distinguer ; car si l c verbe est actif, le prétérit«accorde avec le substantif. La chose que je vous aidonnée. Si le verbe est neutre, le prétérit ne se déclinepoint. M. L, T^

Prétérit, est aussi un terme de la Jurisprudence Ro-maine, Un enfant prétérit, est celui dont le pere aoublié de faire mention dans un testament, ce qui lerend entièrement nul. Prsteritus, omïffus.

|GT A Rome , on appeloit prétérit,pruueriti, non - feu-lement ceux dont on ne raifoit point mention dans untestament, mais encore ceux qu’ou rçfissoic, à qui sonTome FT

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ne donnoit point de suffrages pour les charges de laRépublique qu’ils briguoient : & ceux qui croient ex-clus , qu’on omettoit en lisant un rôle,PRÉTÉR 1 TION. f. f. Terme de Jurisprudence. C’estl’omiision qui est faite par un Testateur d’un de ses fils,ou d’un autre héritier nécessaire, qui a droit de légi-time dans f; succession. Omijsio , pr&teruio, La prêtésrition annulle le testament.

§ 3 “ Prétérition. Terme de Rhétorique. Figure par la-quelle on fait semblant de ne vouloir pas parler, ou dumoins, dç ne parler que légèrement des choses qu’onne laisse pas que de dire. Je ne vous dirai rien de favaleur; je ne vous parierai point de fa bienfaisance,de fa générosité, &c. Nihil de illius intemperentiâ lo-quor , nihil de singulari nequitia ac turpitudine 3 tan-tum de qiufiu & lucro dicam. Cic. in Verrfr PRÉTERMISSION. f. f. C’est la même çhose queprétention , figure de Rhétorique.

PRÉTEUR, f- m. Magistrat fameux à Rome. Pr&tor. Ailcommencement, tous les Magistrats étoienc appelésPréteurs. Ensuite on appela Préteurs tous les Chefsd’armée. Depuis, le nom de Préteur demeura à un Ma-gistrat particulier. Vers Fan 388 de Rome, le peupleayant obtenu que l’un de? Consuls feroit pris du peu-pie j les Sénateurs n’y consentirent qu a condition quel’on élirait un Magistrat , lequel ne pourrait être tiréque de l'Ordre des Praticiens. Tite-Live dit que Spu-rius Furius fut le premier Préteur. Le nombre des af-faires fe multipliant à mesure que l’Empire s’agran-diifoit, l’on créa un second Préteur, qui connoifloitdes affaires des étrangers qui abordoient à Rome. Onen augmenta le nombre en divers tems. Sous Augusteil y en eut iz, & puis 18, Dans le Code, L. I, T. gç,il y a une loi des Empereurs Valentinien 8c Marcicn,qui réduit les Préteurs a trois. Le Préteur é toit com-mis pour rendre la Justice dans Rome. Il marchoitpjecede de fix Licteurs, 8c vêtu de la robe qu’on ap«-peloit trabea. Il avoir le pouvoir d’inrerprcter le$ loixd’y suppléer , les réformer ou en faire de nouvellesquand Futilité publique l’cxigeoit. Dans les Institutes*L. 1, T. 2 , les Edits du Préteur font appelés Jus ho-norarium, Il semble qu’ils n’avoient force de loi ,qu a cause de l’honneur dû à cette Magistrature, Sçq.ue le Préteur éroit plutôt constitué pour faire obser-ver les loix anciennes, que pour en faire de nouvelles.On prétend qu’il n’avoit point le droit du glaive, par-ce que les crimes étoient spécialement de la compé-tence du Préfet de Rome. Tousles Docteurs n’en con-viennent pas ; & en général, il est mal ailé de fixerprécisément jufqu’où s’étendoit la puissance 8c l’auto-rité du Préteur, Elle s’affoiblir beaucoup fous lesEmpereurs , qui abaissèrent de même tous les Magis-trats de Rome, Il y a dans le digeste , L. 3 , T. 1 s »3 c dans le code si. / ,T. gg>, un titre de l' Office dePréteur,

Préteur, étoit aussi chez les Romains,un Gouverneurde .province.On appeloit provinces Prétoriennes, cçllesqui étoient gouvernées par des Préteurs.

Ce*mot vient à prsejsendo , ou à prseundo ,commedisent Tite-Live & Varron.

Dans quelques villes, sur-rout en Allemagne, il y aencore des Magistrats qu’on appelle Préteurs,

T PRETEUR, EUSE. adj. souvent employé substanti-vement. Celui qui prête. Commodator. Il n'est prê-,teur, s’il veut prêter, qui ne fasse un detteur, ditMarot au Roi. Rabelais a fait un plaisant chapitre pourlouer les Préteurs Sc les emprunteurs. On fait le pro-cès aux Préteurs fur gages , comme à des usuriers. Lafourmi n’est point prêteuse. La Font. Ce qui fe flicsouvent pat allusion , en parlant d’une personne qqìn’aime point à prêter.

|p* PRÉTEXTE, f. m. Fausse raison qu on allègue pourcouvrir la véritable ; raison apparente dont on se sertpour cacher le véritable motif d’un dessein qui a sou-vent quelque chose de vicieux ou de blâmable, ouqu’il est dangereux d’avouer. Obtentus , pr&textus ,prétexta consilio causia. Prétexte spécieux*, plausible,léger, fossile, mauvais. Donner, chercher, prendreprétexte dç faire une chose. Prendre pour prétexte,