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ion intention; mais vous oubliez toujours le principal.Pas c.
Principal, eu ce sens est: opposé à accessoire. Accesso . Lasubstance est ce qu’il y a de principal dans les corps,les accidens ne íont que l’accelíoire. U y a des rencon-tres où l’accelloire.vaur mieux que le principal.
Principal, signifie auilì, capital d'une somme due,Sc est opposé a intérêts ou dépens. Sors 3 fumma. Quandon a payé les arrérages d'une rente, on ne peut obli-ger à payer le fort principal. Les dépens montentplus quelqueíois que le principal.
Principal , en termes de Palais, íe dit de la premièreinstance , de la première demande , de ce qui a formé-le procès. Prima qu&Jlio ,summum rei. Il a perdu sonprocès en cztûc principalefì est appelant. Il est défen-du aux Cours Souveraines d'évoquerle principal 3 sinondu consentement des Parties. On a joint cette requêtede provision au principal. On a interloqué sans préju-dice des droits des Parties au principal. Il ne faut pasfeulement défendre au renvoi, mais encore au prin-cipal. Les Parties principales font le demandeur Scdéfendeur originaires ; la production principales cellequi a été faite en première instance.
Principal , est auíli le Maître Sc le Directeur d’un Col-lège , qui y entretient Tordre & la discipline, tant àlegard des Profeíleurs , que des Écoliers. Gymna-Jìarcha. Le Principal de Navarre, de la Marche ,■&c.
Ce terme se trouve íòuvent au plurier dans les né-gociations. Un Envoyé, ou un Député qui n a pointd'ordre, ou de pouvoir fur une proposition qu on luifait, répond qu'il en rendra compte , qu’il en écriraà ses Principaux , c’est-à-dire à íès Supérieurs, ouceux qui Tout dépuré, Sc dont il tient fa commilìîon.
PRINCIPALAT.s. m. Emploi de Principal dans un Col-lège , Gymnafiarchatus. J’omets le détail deses occu-pations dans la société, ses régences, son pûncipalat ,Ion rectorat d’Auch, & autres particularités qui n’in-téreíï’ent personne. Jugement fur quelques Ouvragesnouveaux , dans V extrait de la vie du P. Vaniérespar le P. Lombard. On dit ordinairement principalité.
PRINCIPALEMENT, adv. Sur toutes choses. Praci-puê j pr&fertim , maxime. La bonne morale est ce qu ilfaut principalement étudier. Les Espagnols recom-mandent principalement la gravité à leurs enfans.
PRINCIPALITÉ. f. f. Office, emploi de celui qui est lePrincipal d’un Collège. Gymnafu litterarii Prejeclura.On lui a donné la principalité d’un tel Collège. L’A-■cad. Quelques gens disent principauté , pour marquercette sorte d’Office , mais mal. Les Principalités desCollèges étant plus profanes qu’eccléíìastiques, elles-ne peuvent être impétrées en Cour de Rome, & fontconférées par le Chapitre, le Siège vacant. Du Bois.
PRINCIPAT. í. m. Titre que l’on donne à la Catalogne ;comme on donne celui de Duché à la Bretagne , celuide Comté à la Flandre , â-c. Principatus. On trouve lemot de Principat dans des provisions, des commis-sions , des brevets donnés par le Roi Louis XIV àdes personnes qu’il envoyoit en Catalogne pourcommander, pour administrer la justice , avoir foindc la police, &c. Mais dans Tu sage ordinaire on ditPrincipauté, & jamais Principat. La Principauté deCatalogne.
• Cc mot de Principat a été pris íâns aucun change-ment de l’Espagnol qu’on parle en Catalogne , en Sar-daigne de en Rouíîillon; ce langage est bien différentdu Castillan, comme on le peut voir par les livres qui•ont été écrits en cette langue qui reçoit depuis plus decent ans disterens ebangemens, parce que les Françoisportent les mots , les tours Sc les expressions de leurLangue dans la partie de ce pays qui est soumise à ladomination Françoise , Sc que les Castillans font lamême chose dans ce qui est soumis aux Rois d’EÍ-pagne.
PRINCIPAUTÉ, f. f. Souveraineté. Principatus. Les
ambitieux aspirent à la principauté , à l’indépcndance.Les Principautés d’Oricnr font absolues Sc tyranni-ques.
PríncirautÌ 3 est auffi la Terre ou Seigneurie qui donne
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le titre de Prince. Suprema dominatio, il y a plusieursgrandes Pricipautés en Allemagne.
ifT On ledit également de toute Tétendue de la terrequi porte ce titre. La Principauté dc_ Dombes , d’O-range, de Neuf-Châtel.
Principauté , Office de Collège. Voye% Principalité.
Principauté Citérieure. C’est une des douze Provincesdu Royaume de Naples. Principatus Citerior. Elle estentre la Terre de Labour, la Principauté Ultérieure ,la Balilicate Sc la mer de Toscane. Elle peut avoirvingt-quatre lieues de longueur, & douze dans faplus glande largeur. Son territoire est fore fertile en blé,en vin, en huile, en safran & en foie ; on y trouve auffiplusieurs eaux minérales. Ses villes principales, íontScala , Acerno, Campagna , Policastro, Nocéra , Mi-nuti , Capaccio, toutes Episcopales, Amalfi & SalcrneArchiépiscopales, Sc la dernière , capitale de la Pro-vince. Mat y.
Principauté Ultérieure. Nom d’une province du Royau-me de Naples. Principatus Ulterior. Elle est bornée aumilieu par la Principauté Citérieure ; au couchant parla Terre de Labour , & par le Comté de Mobile ; aunord par la Capitanate, Sc au levant par la Balilicate.Cette Province peut avoir quinze lieues dans ía plusgrande longueur, & douze dans íaplus grande largeur.Les montagnes de TApennin en rendent i’air froid ; leterroir n’y est pas fort fertile en grains , ni en vins ;mais il produit fort abondamment des châtaignes, desnoix & des pâturages. Bénévent qui appartient au Papeavec son Duché , en étoit la ville principale ; mais ellea été ruinée par un tremblement de terre , le f Juin1688. Les autres font Conza , Ariano , S- Agatha ,Trévico, Avellino, Cédonia, Monte Marano , Monteverde, Nusco, qui íont toutes Episcopales , ou Archi-épiscopales.
Principautés , en termes de Théologie , se dit de latroisième Hiérarchie des Anges qui commandent auxAnges inférieurs. Principatus. Dieu a fait toutes leschoses visibles Sc invisibles,soit les Trônes, soit les Do-minations , soit les Principautés. En TEpître aux Co-lojf. chap. 1 , v. 16. Ni les Anges, ni les Principautésne nous pourtons jamais séparer de l’amour de Dieu.Port-R.
PRINCIPE, s. m. La cause , Fauteur, la source , Loli-gine de quelque chose. Principium , origo , caput ,fons. Dieu n’a point de principe ; il est lui-même sonpropre principe. Il saut avoir recours à un premierprincipe , qui est Dieu ; c’est le principe de toutes cho-ses. Les Manichéens admettent deux principes éter-nels, Tun du bien, Faune du mal qui font com-me deux Divinités contraires qui íe combattentlune Sc Faune. Flécii. Selon Pélage , nos volontésfont les principes de 110s bonnes aérions, Sc noussommes nous-mêmes les principes denos bonnes vo-lontés, Id.
Principe , signifie auffi , commencement , naissance.Origo , exordium , fons. U faut remettre les chosescomme elles étoient dans leur principe , dans leurorigine. Détruisez Fhéréíìe dans Í011 principe , Sc avantquelle false des progrès.
Principe , en termes de Physique, se dit de ce qui entreen la composition des corps mixtes, qui leur donne1 erre, qui en constitue l’cllèncc- Elementa , principia.Ees Péripatéticiens admettent trois principes j la ma-tière , la forme Sc la privation ; ils admettent quatreélémens pour principes • Selon Democrite Sc Épiçurcles atomes font les principes de tous les corps,
§3 En Chimie, on appelle principes les corps simplesqui entrent dans la composition des mixtes. Dans ladécomposition des corps, les Chimistes prétendent entrouver cinq dont trpis font actifs, le sel, le soufreSc le mercure, qui ont grand rapport avec le vraisoufre, le vrai sel Sc le vrai mercure. Le sel est le fon-dement des faveurs , le soufre des odeurs, le mercuredes couleurs. Les deux principes paffifs, c’est-à-direqui font le sujet de Faction des autres, font le íiegme,,Ja terre qu’ils appellent auffi principes élémentaires.Quelques nouveaux Physiciens n’admettent pomprin-cipes que les arides & les alkalis, qui J«ur suffisent