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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ce. Le prix des denrées dépend de leur abondance, 3 cde ia rareté de 1 argent. Les Officiers de Police doiventmettre le prix, le taux, aux denrées. Acheterven-dre les choses à juste prix. Quand on laisse décréter lamaison, elle est vendue à vil prix. J en ai otfert un prixraisonnable. Les tableaux de Poussin font hors de prix.Voilà de bonne marchandise , vous n’avez qu a vousdéfendre fur le prix. Ce Seigneur a des pierreries, ades meubles de prix.

ffV Juste Prix, proportionné à la valeur de la chose. Unechose est hors de prix , quand elle est excessivementchère. Elle est lans prix lorsque le prix n’cn est pas ré-glé. Vendre à non prix , dans le commerce, c’est: ven-dre une choie moins qu’elle ne coure, moins qu’ellene se vend.

ístJ" Prix Sc valeur, considérés dans une signification sy-nonyme. On confond ordinairement ces mots, &nos Dictionnaires les désiniílent, l’un par l’autre. Maisle mérite des choses en elles-mêmes, dit M. l’AbbéGirard, en fait la valeur,&c 1 estimation en fait le prix.fstT La valeur est la règle du prix ; mais une règle allezincertaine, Sc qu’on ne fuit pas toujours. De deuxchoses, celle qui est d’une plus grande valeur vautmieux ; Sc celle qui est d’un plus grand prix , vautplus.

II semble que le mot de prix suppose quelque rap-port à Rachat ou à la vente , ce qui ne sc trouve pasdans le mot de valeur. Ainsi, l’on dit que ce n’est paserre connoillèur, que de ne juger de la valeur des cho-ies que par le prix qu elles coûtent.

fCT On dir mettre à prix la tête de quelqu’un, pour dire,promettre une íommepour récompenle à celui qui ap-portera la tête de cet homme. Caput licitari , addiceresanguinem alicujus. On dit aussi, mettre à prix unemaison, quand on en veut avoir un certain prix ,quand on en fixe le prix. Mettre le prix sur ses pièces,c’est examiner la valeur de chaque clrose en particulier,quand on en a acheté plusieurs ensemble.

On dit au Palais, payer, consigner le prix d’unechose vendue ; faire Tordre Sc la distribution du prix;être colloque fur le prix. Rei pretium deponere. Il estrentré dans certe terre en remboursant lc prix.

Piuxfait , est le prix convenu ou marqué, dune be-sogne commandée, ou dc ce qui est taxé, qui a unprix commun ; mais lur-tout, on le dit d une entre-prise dont on a traite par un devis contenant le détaildes conventions, moyennant certaine somme. Pre-tium pactum j vel condiSlum. On a plus davantage àfaire bâtira journées, qu a prix fait. C’est un prix fait.

Prix , dans un sens figuré, signifie le mérite d’u-ne personne, ou Texcelleuce d une chose. Connoî-tre le prix d’une personne, d’un ouvrage. La piétéseule donne le prix à toutes les vertus morales. Cl.

La grandeur n’est pas d'allez haut prix pour Tachetersi cher. S. Evr. Le mérite que nous aimons nous pa-roît tout d’un autre prix que celui que nous haïssions.

Le Ch. de M. Ce n’est pas peu que de savoir donnerà chaque chose le prix qu’elle mérite. Id. Une ex-pression bien choisie, rehausse le prix d’une pen-sée. Bouii.

Quelque rare que soit le mérite des Belles >

On pourroitfe flatter qu on vaut son prix comme elles.

Moi.

fKF On se sert encore de ce mot au figuré, pour expri-mer ce qu’il en coûte pour obtenir quelque chose.C’est ainsi qu’on dit acheter la victoire au prix de savie, de l'on íang. Il viendra à bout de son entreprise ,à quelque prix que ce soit, quoiqu’il puilse en corner.

Prix , signifie aussi une récompense à disputer, Sc à ad-juger à celui qui aura 1 avantage à quelque exercice, àquelque dispute. Prmïum,palma , merces. On donnoitdes prix aux Jeux Olympiques, Sc aux autres Jeux dela Grèce. On dispute souvent des prix de course, debague, le prix de Tarquebule. Les écoliers composent

f iour les prix. On distribue les prix de Poésie à Tou-ouse, à Caen & à Rouen. Remporter le prix de l’E-loquence, ou des vers à TAcadémie Françoise. Sors

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vainqueur d’un combat dont Chimène est le prix*Corn.

IstT On dit aussi figurément, remporter le prix , surpas-ser les autres en quelque chose. Elle a remporté le prixde la beauté, de la danse, &c.

Prix, se dit figurément en choses morales. Pramium, mer-ces. La vertu est le prix d’elle-même, Sc fa propre ré-compense. S. Evr. Elle aime trop la vertu pour être leprix Sc la récompense d’un crime. Corn. Leur tête se-ra le prix de la réconciliation. Ablanc.

Prix. On dir proverbialement, chacun vaut son prix tpour dire, que chacun a son mérite, ou son talent,

Au Prix. adv. de c ompa ra i so n. Pne. Vous n’avez rien vuau prix de ce que vous allez voir. Les anciens Physi-ciens ne íont rien au prix des modernes. Tous les au-tres pays font stériles en Héros, au prix de la Grèce Scde Tltalie. Bouh.

Prix pour Prix. adv. Qui sedit en comparant la valeurd’une choie à une autre. Vous avez acheté votee mai-íbn plus cher que je n’ai fait la mienne, prix pourprix ; c’est-à-dire, à proportion. Proportione fervatâ ,habita ratione. éfT On le dit figurément en parlant despersonnes. Considérez leurs bonnes qualités, Sc vousverrez que prix pour prix , l’un vaut Tautre.

PRIX. f. m. Nom d’homme. Pr&jeclus &• quelquefoisProjectus. Le Saint que tout le monde appelle SainePrix , Sc que Baillet nomme aussi Saint Priet ouSaint Prey , Saint Prêts , Saint Priest , Saint Prié , ScSaint Práls , fut Evêque de Cíertnont en Auvergne ,

& Martyr au septième siècle. Il fut tué Tan 674. Voyc%Bollandus & Baillet, au ay Janvier; Sc les Acta.SS. Bened. Sac. II. M. Fieury Tappellc Préjeci .C’cst le nom Latin, & non pas le nom François;

ses disterens noms Iont des corruptions du Latin Pro-jectus.

Prix. Nom d’homme , se dit aussi pour Prisque. Pris-cus. Saint Prisque que le vulgaire appelle Saint Prex,au lieu de Prcfc , Sc Saint Prix , au lieu de Prise , Scsouvent encore Saint Bry , íoust’rit le martyre pourla foi de Jésus-Christ, du tems de TEmpereur Auré-lien, lorsque ce Prince étoit dans les Gaules, en Tan-née de Jéíus-Christ 273 , ou la suivante. Baillet.Saint Prix souffrit avec Saint Cot. Voye^ les Bollan-distes, Acta SS. Mail T. VI,p. 0 s > & fuiv.

PRIZI. Nom d’une petite ville de la Sicile. Pris s. Elleest vers le milieu de ia vallée de Mazara, près dessources de la rivière de Calarabellora , à neuf lieuesde la ville de Xacca, du côté du nord. Maty.

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PROAO. f. m. Terme de Mythologie. Divinité des an-ciens Germains, qu’ils représentoienr, tenant d’unemain une pique environnée d’une espèce de bande-rolle, &de Tautre, un écu d’armes. Ce dieu presi-doit à la justice Sc au marché public, asiu que tout s’yvendît avec équité.

PRO AROSIES. f. f. pi. On appeloit ainsi les sacrificesqu’on faifoit à Cérès avant les semences.

PROBARILIORISTE. f. m. & f. Celui qui croit qu’onest obligé fous peine de péché, de prendre toujours leparti le plus probable. Qui opinionem probabiliorem,femper amplectendam docet. Ce terme est nouveau,Sc n a paru encore , que Ton fiche, que dans les Mé-moires de Trévoux, 1714,p. 1333 • & fuiv. Mais ilest commode & néceílàire, & mérite d'être reçu.Wendroch est un Probabiliorifle. Il y a vingt Auteursanciens ; c’est-à-dire, qui ont écrit avant deux censans , qui sont favorables aux Probabilioristes. LesProbabilioristes se renferment dans les bornes qu'In-nocent XI leur a prescrites: en particulier, le CardinalLaurea, le P. Gonzalez, Général des Jésuites , le P. Fo-garin, Cordelier, Antoine de Cordoue & PhilippeFabri.

AêT PROBABILISME. f. m. Doctrine des opinions pro-bables. Monstre de doctrine, qui renverse roure lamorale, Sc ouvre la porte à tous les crimes, en éta-blissant , qu’en matière de morale, on peut en sûreté