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parcifloit, ils tomboient dans un assoupissement quine sinistoit que quand il s’éloignoit. Ce privilège, dic-on , n’étoit accordé quaux mâles , à l’excluíion desfemmes.
Les Modernes croient que tout leur art consistoitdans l’odeur forte qui sortoit de leur corps qui faiíoitfuir les serpens , ou dans la connoissance des herbespropres à guérir leur moríure , & íurtout dans l'habi-tude qu’ils avoientde lucer les plaies laites par la mor-sure des serpens. Il faut lire lur cet article une savanteSc curieuse Dissertation de M. l’Abbé Souchet ; elleest insérée dans le 7 e Tome des Mém. de l’Acad. desBelles-Lettres, p. 273. Celle croit, Lib. XIX, cap.C2j 3 que le sucement de qui que ce toit, peut pro-duire le même effet, sans incommoder celui qui rendce service.
|CT II y a probablement beaucoup à rabattre de tous lesprodiges opérés par les Pj'ylles, détaillés dans tous lestuteurs anciens. L’amour du merveilleux fait toutseoevoir fuis examen. Il est plus court de croire queJe discuter : & c’eff le parti que nous prenons ordinai-rement. Ces PJylles n’auroienr ils point été des Char-latans adroits? Nous en avons tant vus, même parminous, dont les gens même les plus éclairés ont souventété les dupes.
TSYLLIUM. f. m. Plante qu’on appelle autrement herbeaux puces.
Ce mot vient du grec, 'Waau i,puce. Voyez Herbe
AUX PUCES.
PTA.
PTARMIQUE. f. f. Plante qui pouffe une feule tige ,grcle,ronde, fistuleufe, allez ferme, garnie de feuilleslongues comme celles de l’estiagon .crénelées tout autour de dents aiguës, rudes, de couleur verte brune,luisante, d’un goût brûlant. Ses Heurs font radiées ,blanches, disposées à la cime des branches en bou-quets fort ferrés, ainsi que celles de la mille-íeuille ,mais plus grandes. Quand ees fleurs font passées, illeur succède des semences assez menues. En latinPtarmica vulgaris folio longo serrato , flore albo. J.Bauh. Les feuilles de la ptarmique étant mises dans lenez font éternuer , d où vient qu’on lui a donné cenom; car «1ap|U»s, est un mot grec qui signifie éternue-ment , jlernutamcntum. Ces feuilles étant mâchées,excitent le crachement, & íont bonnes pour la dou-leur des dents. Il y a d’autres espèces de ptarmique.Tournefort en compte treize.
L’ile de Sternofa dans l’Archipel, produit une es-pèce de ptarmique rare, Sc qu’on ne trouve point ail-leurs. Sa racine est ligneuse , grisâtre vers le collet ,épaisse de trois ou quatre lignes, accompagnée de fi-bres roufsâtres, longues d’environ demi pied , tortuesSc chevelues: elle pousse plusieurs têtes, d’où naissenten foule des feuilles très-blanches , longues de deuxpouces & demi, fur la côte deíquelles font rangées,tantôt alternativement, & tantôt par paires , d’autresfeuilles de deux ou trois lignes de long, fur une^ligneSc demie de large, découpées en maniéré de crete decoq, cotonneuses, blanches , aromatiques, ameres :de ces têtes naissent des tiges hautes de neuf ou dixpouces, épaisses d’une ligne, cotonneuses aussi, blan-ches, garnies de quelques feuilles íemblables aux in-férieures, mais plus petites: chacune de ces tiges estterminée par un bouquet large d un pouce, & plat endessus, composé de plusieurs fleurs fort ferrées les unescontre les autres, soutenues par des queues inégales :le calice de ccs fleurs est long de deux lignes, fur uneligne de large, a plusieurs écailles blanches, velues ,pointues, lesquelles embrassent des fleurons Sc des demi-fleurons à la manière ordinaire ; les fleurons font d’unjaune pâle, découpés à cinq pointes ; les demi-fleuronsl’ont de même couleur, larges d’une ligne. Toutes cespièces font portées fur des embryons, lelquels dans laíuitc deviennent des gtaines plates, longues de derni-jigne, un peu plus étroites, brunes, avec une bordureblanchâtre , séparées entr’elles par de petites feuillesmembraneuses , pliées en gouttière. Tournefort.Ptarmica incana pinnulis crisatis. Coroll. Instit. Reiflerb. 37.
PTI
Ptarmique. Adj. souvent employé substantivement.Sternutatoire, ou médicament propre pour frire éter-nuer. Foye% Sternutatoire.
P T E.
PTEGOUADEBA. Rivière de l’Amérique septentrionale,au pays des Sioux : elle tombe dans la rivière de Sainte-té roix, à la bande du nord.
PTÉLÉE. f 1 . Une des Nymphes Hamadriadcs, fille d’O-xilus & d’Amadryade.
PTÉROPHORE. f m. Terme d’Antiquité. Qui porte desplumes, ou des ailes. Pterophorus. On donne ce nomdans l’Antiquité à ceux des Corniers Romains qui ve-noient apporter la nouvelle de quelque déclaration deguerre, ou de quelque bataille perdue, de quelqueéchec qu’avoient eu les Armées Romaines. On lesnommoit ainsi, parce qu’ils portoient des plumes à lapointe de leurs piques.
Ce mot vient du tgtcc ■x'ìífn, une aile , Sc -p-p--, jeporte.
PTÉRYGION.f m. Terme de Chirurgie. Ongle de l’œil,excroissance membraneuse qui fc forme íur la conjonc-tive. Pterygium. Voyez Ongle. C’estauíli, selon Cesse,une excroissance charnue qui vient aux ongles despieds Sc des mains, Sc qui les couvre en partie, ■a'Usym tlignifie petite aile.
PTÉRYGOÏDE. f 1 . Terme d’Anatomie. Nom de deuxapophyses de l’os sphénoïde. Pterygoïdes. Les apo-physes externes de cet os lont deux, appelées ptery-goïdes , parce qu elles íont faites comme des ailes dechauve-fouris. Dionis.
Ce nom Sc les luivans font formés de deux nomsGrecs «Itf v%,pile, Sc «Dot, forme , de forte queptérygóide signifie qui a la forme d’une aile.
PTÉRYGOÏDIEN. adj. Terme d’Anatomie, qui le prendsubstantivement. Pterygoïdes. Les Anatomistes don-nent ce nom à deux muscles de la mâchoire. L un estle second des ferments, nommé le pterygoïdien ex-térieur. Il prend ion origine de 1 apophyse ptérygoïde,Sc s insère dans l’espace qui est entre le condile Sc lecoroné de la mâchoire inférieure ; on l’appelle auísi lecaché j parce qu’il est difficile à faire voir, à moinsque l’on ne caste l’os de la mâchoire. Dionis. L autreest le quatrième des ferments appelé le pterygoïdieninterne : il naît de l’apophyfe P terygoïde , partie in-terne, Sc le vient insérer à la pairie interne de sanglede la mâchoire inférieure. Il sert avec le crotaphite,le pterygoïdien extérieur Sc le malscter, à faire la mas-tication , en approchant la mâchoire inférieure de lasupérieure, & les serrant fortement l’une contre l’auste.Idem.
PTÉRYGOPHARYNGIEN. f m. Terme d’Anatomie,qui se dit de deux muscles du pharynx. Ptcrygopha-ryngius. Les deux ptérygopharyngiens tirent le pha-rynx en haut, aufli-bien que les céphalopharyngiens.Ils prennent leur origine des apophyses ptérygoïdes del’os sphénoïde , Sc s’insèrcnt à la partie supérieure dupharynx, Sc non pas à fa partie latérale. Dionis.
Ce nom est pris de ceux des deux parties auxquel-les ces muscles font attachés , les apophyses ptéry-goïdes , Sc le pharynx.
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PTILOSE. f f. Terme de Médecine. Chute des cils»Paul Eginète dit, Lib. IIIj cap . 22 , que la ptilose Scle madarolìs, font des maladies de l’exuémité exté-rieure des paupières, lç madarosts est une chute descils produite par une fluxion d’humeurs acres : outrecette chute , il y a callosité & dureté des bords despaupières dans la ptilose; e n forte que cette dernièremaladie n’est autre chose que le madarosis com-pliqué avec la lippitude. Ptiloss. De A!ms, qui a per-du les cils.
PTIRIGIUM. f m. Terme d’Anatomie. Membrane quiprend à sangle de l’œil, & vient s’attacher à la pupilleou prunelle.
PTISANE. Foyei Tisane,