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Femme est plus coince, & plus mignote.
En fa quanic qu en fa cocte ,
.La quanie qui est blanche
Seneste que douce & franche
Estoit celle qui la vestoit. R. de ia Rose.
QUANPING. Nom d’une ville de la Chine. Quanpin-ga. Elle est dans la partie méridionale de la provincede Péking. Elle y tient le sixième rang, Sc elle a huitautres villes dans son territoire. Maty.
QUANQUAM. s, m. Terme de Collège, emprunté duLatin, & qui conserve la prononciation Latine, poursignifier une harangue Latine faite en public, Sc pro-noncée d’ordinaire par un jeune écolier, à l’ouverturede certaines thèses de Théologie. Oratio . Cet enfanta bien prononcé son quanquam. On fait aussi des quan-quam à la rentrée des Classes. Le Régent de Troisièmea fait un beau quanquam. Ce mot vient de la prépo-sition Quanquam, qui signifie, Quoique, parce queces sortes de discours commencent souvent par Quan-quam.
QUANQUAN. s. m. (prononcez Cancan ) Il n’a guèred’usage que dans cette façon de parler proverbiale,faire un quanquan , un grand quanquan de quelquechose, pour dire, faire beaucoup de bruit, beaucoupd’éclat d’une chose qui n’cn vaut pas la peine. Il sem-ble que ce mot ait été fait par allusion au quanquam,terme du Collège. Voy. Cancan.
QUANQUE. Vieux mot. Tout ce que. Borel. Quid-quid. On disoit aussi, Quant que.
Quanque. Vieux mot qui signifioit autrefois, Autantque. Borel. Quantum , tantum quantum.
QUANQUEST. Vieux mot. Tout ce que. Borel. Quid-quid.
QUANSING, ouQUANGSIN. Ville de la Chine.Quanfinga. Elle est entre des montagnes fort hautes,à la source de la rivière de Xangiao, dans la provincede Kiangsi, dont elle est la troisième. On y fait lemeilleur papier de la Chine, Sc elle a sept autres villesdans son territoire. Maty.
QUANT. Préposition. Quantum ad. Il se met avec laparticule à , Sc signifie pour ce qui est de. Quant àun tel article, je n’en dis rien. Quant à moi je fuisétonné. Quant au reste : espèce de transition. L’Aca-démie admet cette préposition sans rien prononcerdessus. On croit pourtant quelle n’est plus du belusage, Sc que si Malherbe vivoit aujourd’hui, il nediroit pas, Quant à moi, je consulte avant que jem’engage. M. de Vaugelas permet, quant à nous ,quanta vous, Sc condamne seulement, quant à moi :je suis plus sévère. Toutes ces façons de parler ontvieilli, Sc ne font plus du bel usage. On dit, Pourmoi de qui le chant n’a rien de gracieux. Mén.
QUANT, pour, synonymes. M. l’Abbé Girard regardeces deux mots comme très-synonymes : pour lui pa-roît cependant avoir meilleure grâce dans le discours,lorsqu’il s’agit de la personne ou de la chose qui ré-git le verbe suivant ; Sc quant lui paroît y mieux figu-rer lorsqu’il s’agit de ce qui est régi par le verbe. D’a-près cette décision, il faut dire, pour moi je ne memêle d’aucune affaire étrangère ; quant à moi toutm’est indifférent.
A? Quant, pour avec. Voycp Quand ; c’estainsi qu’ilfaut écrire. Il est venu quand Sc quand nous, & nonpas quant.
On dit proverbialement, se mettre sur le quant àmoi ; pour dire, faire l’entendu, faire le fier, le suf-fisant. S ibi arrogare , se se jaclare.
QUANTAE. Voy. Cantal.
QUANTES, adj. f. Ce mot ne se dit qu’en cette phrase.Toutes fois & quantes • pour dire, toutes les fois que,autant de fois que. Toties quoties , quandocumque.Un Gardien établi par Justice est obligé de représen-ter le dépôt toutes fois Sc quantes qu’il lui est ordonné.Un Ofjj c j er doit venir toutes fois Sc quantes afflan su-périeur le mande. Il est suranné, Sc admis seulementen style de pratique.
QUANTES-FOIS. adv. Vieux mot qui signifioit com-
QU A
bien de fois. Quoties. Il a néanmoins encore été em-ployé par Malherbe.
QUANTIÈME. Adj. m. 8c f. souvent employé subs-tantivement. Il se dit lorsqu’on interroge pour sa-voir en quel ordre est placée la chose dont on est enpeine. Quotus. La plupart des gens ne savent jamaisle quantième du mois ; on sousentend jour. Le quan-tième est-il dans la classe ? Quel quantième de la luneavons nous ; L’uíage a prévalu, pour quel quantième,en demandant le jour du mois, quoique M. Ménagel’ait condamné. Corn. Au reste, il estdu discours fa-milier.
fCF QUANTITÉ, f. f. Terme relatif à tout ce qui peutêtre mesuré ounombré : ainsi c’est en général tout ce quipeut être augmenté ou diminué ; tout ce qui, étantcomparé avec une chose de même espèce, peut êtredit plus grand ou plus petit, égal ou inégal. Quan-titas.
La quantité s’appelle discrète, quand les partiesn’en font point liées ; comme le nombre : & continue .quand elles font liées. Alors elle est ou successivecomme le temps; ou permanente , qui est l’étendueen longueur, largeur & profondeur. La longueur feulefait des lignes ; la longueur Sc la largeur font les sur-faces ou la superficie ; la longueur, la largeur & laprofondeur, font le solide. La quantité continue estdivisible à l’insini. La quantité continue est l’objet dela Géométrie. L’Arithmétique a pour objet la quantitédiscrète.
La quantité commensurable Sc incommensurableest expliquée dans le dixième Livre d’Euclide, Sc ci-delsus au mot Ligne. Quantitas commensurabilis &incommensurabilis. Voye\ Commensurable Sc In-commensurable.
Quantité, signifie aussi, abondance, multitude, grandnombre. Afluentia , abundantia , multitudo. Il fautsaigner cet homme-là, son sang ne pèche pas en qua-lité , mais en quantité. La quantité des viandes estnuisible à l’estomac. Il y aura quantité de vin cetteannée; pour dire, beaucoup. Il n’en faut prendre quejusqu’àune certaine quantité. Avoir une quantité d’or& d’argent monnoyé. Ablanc. Il ne faut pas toujoursconsidérer la quantité , mais la qualité des choses.
Quantité. Terme de Grammaire, est la mesure des syl-labes longues Sc breves qu’il faut observer dans laprononciation ; ou la mesure de la durée du son danschaque syllabe de chaque mot. Quantitas , spatiumtemporis , velsyllaba. Despautère a sait un Traité dela Prosodie, ou de la quantité. Smèce a fait un Dic-tionnaire où est marquée la quantité de chaque syl-labe. Ce vers pèche contre la quantité. On a eílayédans le siècle pasié de fixer la quantité des mots fran-çois, pour faire des vers composes de syllabes longuesSc breves , selon la methode des Grecs & des Latins. Jo-delle en fit un estai, & Pasquier après lui; mais fanssuccès. Pall’erat Sc M. Rapin voulurent tenter la mêmechose , Sc ils echouerent de même. Leurs vers héxa-metres Sc saphiques ne furent ni imités, ni approu-ves. La cadence des rimes a été préférée à celle dessyllabes longues, ou breves. Pasq. Desportes a aussiproduit quelques estais de vers construits de syllabeslongues Sc breves: mais cette épreuve ne servit qu’àfaire sentir que cette sorte de mesure ne compatit pointavec le génie de la langue françoise. Pour la facilité dcces fortes de vers, il faut avoir la liberté de transpor-ter les mots dans l’arrangement le plus commode pourle Poète, & pouvoir faire précéder, ou suivre le liibs-tantif selon le besoin du vers. Or la langue françoisene permet point cette situation arbitraire des mots.Le Cl.
Quantité d’une propofition. Terme de Logique-C’est son universalité, sa particularité Sc sa singularité.Deux propositions font opposées en quantité, quandl une est universelle, Sc l’autre particulière.
ffT En Physique on appelle quantité de mouvement laforce du corps, c’est-à-dire ,1e produit de fa masse parla vitesse. Ainsi un corps deux fois aussi grand qu’unautre , mu avec la même vitesse , aura une fois plusde mouvement que le plus petit ; Sc si la vitesse est